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« sujet » et « objet »

vendredi 14 novembre 2008

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« sujet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
 » et « objet », nous commencerons par prendre acte acte
puissance
energeia
dynamis
de l’évidence evidência
évidence
evidence
evidente
evidencia
evident
que l’objet est la réalité réalité
le réel
Le mot réalité désigne le caractère de ce qui existe effectivement, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Les questions que pose ce concept sont fondamentales pour la science et la philosophie.
en soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
, ou la réalité envisagée sous le rapport Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
de sa perceptibilité, alors que le sujet est la conscience Gewissen
conscience
consciência
conciencia
consciencia
Bewusstsein
Bewußtsein
consciencidade
consciousness
en soi, ou la conscience envisagée sous le rapport de sa faculté de perception expérience
aisthesis
perception
aísthesis
sensation
experiência
sensação
percepção
impressão
impression
impresión
percepción
sensación
. Or, il y a de chaque côté le rapport de réciprocité et celui de divergence. Sous le premier rapport, nous dirons que le monde Welt
Weltlichkeit
monde
mondanéité
mundo
mundidade
mundanidade
worldliness
mundanidad
en tant que perception perception La perception est le phénomène physio-psychologique qui nous relie au monde sensible par l’intermédiaire de nos sens. fait partie du sujet, qui le perçoit, et qu’inversement l’ego ego
egoísmo
egoism
egoisme
en tant que chose perceptible par le sujet — donc extérieure à celui-ci — fait partie de l’objet ; sous le second rapport, celui de la divergence, nous opposerons l’ « en-soi » évidemment objectif à la pure conscience « repliée sur elle-même » ; ce qui nous ramène en dernière analyse à la transcendan transcendance Sous le rapport de la transcendance, Dieu seul est le Bien ; lui seul possède, par exemple, la qualité de beauté ; au regard de la Beauté divine, la beauté d’une créature n’est rien, comme l’existence elle-même n’est rien à côté de l’Etre divin ; c’est là la perspective de transcendance. [Frithjof Schuon] ce, d’une part, et à l’immanen immanence La perspective d’immanence part elle aussi de l’axiome que Dieu seul possède et les qualités et la réalité ; mais sa conclusion est positive et participative, c’est-à-dire qu’on dira que la beauté d’une créature - étant de la beauté et non son contraire - est nécessairement celle de Dieu, puisqu’il n’y en a pas d’autre ; et de même pour toutes les autres qualités, sans oublier, à leur base, le miracle de l’existence. La perspective d’immanence n’anéantit pas - comme celle de transcendance - les qualités créaturielles, au contraire elle les divinise, si l’on peut s’exprimer ainsi. [Frithjof Schuon] ce, d’autre part, lesquelles se rencontrent dans l’Unique et dans l’Indivisible.

Sur le plan de la connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
intellectu intellect
noûs
L’Intellect est l ’« oeil du coeur » ou l’organe de la connaissance directe. Il se projette dans l’âme individuelle en se limitant et se polarisant ; il se manifeste sous un triple aspect, ou si l’on préfère, il se scinde en trois modes : l’intelligence, la volonté et le sentiment. [Frithjof Schuon]
elle ou même simplement rationnelle, la complémentarité « objet-sujet » est le parallélisme entre l’être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
et la pensée, la chose et la notion, la situation formelle et l’adéquation notionnelle ; c’est là le fondement Grund
Fundament 
fondement
fundamento
Fundamente
fondations
fondation
de la logique aristotélicienne — ou de la logique tout court — dont la clef est le syllogisme. Faisons remarquer à cette occasion que les modernes, quand ils parlent d’ « objet » et de « sujet », pensent volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] iers que le premier est inconnaissable et que le second est incapable de connaissance exacte ; c’est dire qu’ils aiment évoquer le spectre de l’ « en-soi » (das Ding an sich) et celui de l’inadéquation supposée de la cognition. En réalité, la connaissance du contingent ou du relatif est forcément contingente ou relative non en ce sens qu’elle ne serait pas adéquate — car l’adéquation est la raison dianoia
la raison
raison discursive
reason
razão
razón
d’être de la connaissance — mais en ce sens que nous ne pouvons percevoir de l’objet qu’un aspect forme
eidos
eîdos
aspecto
perfil
aspect
à la fois, lequel dépend de notre point de vue, celui du sujet précisément. Seule la connaissance de l’Absolu Absolu
Absoluto
Absolute
Absoluteness
est absolue, et elle l’est parce que, dans la gnose, l’Absolu se connaît lui-même au fond du sujet humain ; c’est tout le mystère mystère
mysterion
mystères
Du grec musterion, fermer les yeux ou la bouche. Désigne un secret, les pratiques et les rites réservées aux initiés, un objet de difficile connaissance, et l’initiation des doctrines secrètes. (V. Siret)
de l’immanence immanence La perspective d’immanence part elle aussi de l’axiome que Dieu seul possède et les qualités et la réalité ; mais sa conclusion est positive et participative, c’est-à-dire qu’on dira que la beauté d’une créature - étant de la beauté et non son contraire - est nécessairement celle de Dieu, puisqu’il n’y en a pas d’autre ; et de même pour toutes les autres qualités, sans oublier, à leur base, le miracle de l’existence. La perspective d’immanence n’anéantit pas - comme celle de transcendance - les qualités créaturielles, au contraire elle les divinise, si l’on peut s’exprimer ainsi. [Frithjof Schuon] divine divin
divinité
divino
divindade
divindad
divine
divinity
dans le microcosme. (Frithjof Schuon, Avoir un centre centre
centro
center
)

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