Philosophia Perennis

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L’interrogation ou la question suprême

samedi 16 mai 2009

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Isaïe, 40,18-22 (le Prophète sémite s’exprime en poète-philosophe, comme Parménide)

« D’après qui pourriez-vous imaginer Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes.  ? (l’objet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
véritable de la question !)
et quelle image image
eikon
eikón
Il n’y a pas de théophanie qui ne soit préfigurée dans la constitution même de l’être humain, car celui-ci est "fait à l’image de Dieu" ; l’ésotérisme entend actualiser ce que Dieu a mis de divin dans ce miroir de lui-même qu’est l’homme. (Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale)
pourriez-vous en offrir ?
Un fondeur coule la statue. (les analogies, avec le danger qu’elle comporte de substituer au vrai Dieu les « images » idolâtriques...)
Un orfèvre la recouvre d’or
et fond des chaînes d’argent.
Un sculpteur habile lui cherche
du palmier précieux
choisit du bois qui ne pourrit pas
pour fabriquer une statue solide.
Ne le saviez-vous pas ? (appel à la « connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
 » et à la traditio diadosis Selon René Guénon, la Tradition, est par essence d’origine « supra-humaine », c’est même très exactement là sa juste définition et rien de ce qui est traditionnel ne peut être qualifié de tel sans la présence de cet élément fondamental, vital et axial, qui en détermine le caractère propre et authentique. (Jean-Marc Vivenza, DICTIONNAIRE DE RENÉ GUÉNON) n)
Ne l’aviez-vous pas entendu dire ?
Ne vous l’avait-on pas révélé depuis l’origine ?
N’avez-vous pas compris la fondation de la terre terre L’ordre "terrestre", - qu’il s’agisse de notre terre ou d’autres mondes analogues qui nous restent forcément inconnus, l’ordre "terrestre" donc est ce monde purement "naturel" que nous avons mentionné plus haut. [Frithjof Schuon]  ?
Il habite au-dessus du cercle cercle
círculo
circle
de la terre Terre
Terra
Earth
Tierra
,
dont les habitants paraissent comme des sauterelles. »

L’origine, c’est en réalité et à la lettre la « tête ». Le penseur parcourt le monde, des pieds à la tête, en remontant vers le principal. Cette question du principe Principe
arche
arkhê
L’Univers total comporte quatre degrés fondamentaux : le Principe en soi, qui est "pur Absolu" ; le Principe déjà compris en Mâyâ, lequel est le Dieu créateur, législateur et salvateur ; le Principe réfléchi dans l’ordre créé, lequel est l’ordre "céleste", et aussi l’Avatâra ; et la création périphérique, qui est purement "horizontale" et "naturelle". [Frithjof Schuon]
n’est pas le fait ni des Sémites, ni des Grecs comme tels ; c’est une question humaine, posée à tous. Quelle que soit la source d’où éventuellement l’homme homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
tienne la réponse et détienne sa certitude, c’est toujours « de la terre » qu’on s’inquiète de trouver le « fondement fondement La métaphore sous-jacente à la notion de fondement en explique l’importance dans la tradition philosophique occidentale. Depuis que Socrate a refusé le savoir dispersé et versatile, donc sans fondement, des sophistes, cette tradition s’est en quelque sorte proposé l’entreprise séculaire de fonder le savoir et les pratiques humaines. En ce sens radical, fonder, c’est trouver le point d’où partir pour que ce que l’on construit ne puisse être ébranlé et remis en question. (selon les éditeurs des « Notions Philosophiques »)  », — le fondateur, l’hypothèse foncière, même si une représentation spontanée incline à voir les choses sur le plan horizontal de l’origine historique, comme à se figurer la demeure du Très-Haut, verticalement « au-dessus du cercle de la terre ».

Saint Paul de Tarse

« Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un pour vous réduire en esclavage par le vain leurre de la « philosophie » selon la tradition Tradição
Tradition
Tradición
sophia perennis
religio perennis
Selon Guénon, la Tradition, est par essence d’origine « supra-humaine », c’est même très exactement là sa juste définition et rien de ce qui est traditionnel ne peut être qualifié de tel sans la présence de cet élément fondamental, vital et axial, qui en détermine le caractère propre et authentique.
des humains, selon les éléments du monde (stoikeia tou kosmon) — et non selon le Christ. Car en lui habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité divin
divinité
Ce terme désigne la qualité d’être un dieu ou une déesse (une déité), ou Dieu (la Déité). Il est alors synonyme de divinité en tant que substantif.
, et vous vous trouvez en lui associés à sa plénitude. Saint Paul, Colossiens 2, 8-9.

« Paul sentait brûler en lui l’indignation au spectacle de cette ville (Athènes) remplie d’idoles. Il s’entretenait donc à la synagogue avec les Juifs et ceux qui adoraient Dieu, — et sur l’agora, tous les jours, avec les passants. Il y avait même des philosophes — stoïciens — épicuriens, — qui l’abordaient. Les uns disaient : Que peut bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
vouloir dire ce perroquet ? D’autres : On dirait un prêtre de divinités étrangères, — parce qu’il annonçait Jésus et la Résurrection.

Ils le prirent alors avec eux et l’emmenèrent devant l’Aréopage en disant : « Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? Car ce sont d’étranges propos que tu nous fais entendre. Nous voudrions donc savoir ce que cela veut dire. » Tous les Athéniens, en effet, et les étrangers qui résidaient parmi eux n’avaient d’autre passe-temps temps Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. que de dire ou écouter les dernières nouveautés.

Debout, au milieu de l’Aréopage, Paul dit alors : « Athéniens, à tous égards, vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j’ai trouvé jusqu’à un autel avec l’inscription : Au Dieu inconnu. Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer. » Actes des Apôtres, 17, 16 ss.

Où est-il le raisonneur d’ici-bas ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse sophia
sagesse
sabedoria
wisdom
sabedoría
σοφία
du monde ? Puisqu’en effet, dans la sagesse de Dieu, le monde n’a pas reconnu Dieu par la sagesse (sophia), Dieu a trouvé bon de sauver par la folie du message les croyants. Saint-Paul, 1 Cor., 1, 20.

Florent Gaboriau, L’entrée en métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
. Casterman, 1962.


Voir en ligne : Martin Heidegger et ses références

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