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Lavelle : Perspectives de la Métaphysique

samedi 16 mai 2009

« Le chemin qui conduit vers la métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
est particulièrement difficile. Et il y a peu d’hommes homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
qui acceptent de le gravir. Car il s’agit d’abolir tout ce qui paraît soutenir notre existence Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
, les choses visibles, les images et tous les objets habituels de l’intérêt ou du désir désir
epithymia
epithymía
épithymétikon
épithymia
. Ce que nous cherchons à atteindre, c’est un principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
intérieur auquel on a toujours-donné le nom d’Acte acte
puissance
energeia
dynamis
, qui engendre tout ce que nous pouvons voir, toucher ou sentir, qu’il ne s’agit point de concevoir, mais de mettre en œuvre et, qui par le succès ou par l’échec de notre opération, explique à la fois l’expérience expérience
aisthesis
perception
aísthesis
sensation
experiência
sensação
percepção
impressão
impression
impresión
percepción
sensación
que nous avons sous les yeux et la destinée que nous pouvons nous donner à nous-mêmes.

Il y a toujours chez le philosophe une pudeur secrète. Car il remonte jusqu’aux sources mêmes de tout ce qui est. Or toutes les sources ont un caractère mystérieux et sacré, et le moindre regard suffit à les troubler. C’est qu’il y a dans ces sources à la fois l’intimité d’une volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é divine divin
divinité
divino
divindade
divindad
divine
divinity
, que je tremble d’interroger, et l’intimité de ma volonté propre, que je tremble d’engager. L’obscurité, le mysticisme mysticisme Le mot mystique (du grec μυάω muaô qui signifie « se taire », « être silencieux » et qui a donné μυστικός mystikos, les « Mystères » de l’Antiquité grecque) désigne « une approche expérimentale du divin » qui serait par nature incommunicable. Dans l’expérience mystique, l’âme humaine accèderait à une rencontre directe avec Dieu. sont souvent des marques de cette pudeur. » (L. Lavelle, De l’acte, p. 9-10.)

« Les philosophes ont toujours cherché quel est le fait primitif dont tous les autres dépendent. Mais le fait primitif, c’est que je ne peux ni poser l’être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
indépendamment du moi qui le saisit, ni poser le moi indépendamment de l’être Sein
Seyn
l’être
estre
o ser
seer
the being
be-ing
el ser
esse
dans lequel il s’inscrit. Le seul terme en présence présence Le sens du sacré, c’est aussi la conscience innée de la présence de Dieu, c’est sentir cette présence sacramentellement dans les symboles et ontologiquement en toutes choses. [Frithjof Schuon] duquel je me retrouve toujours, le seul fait qui est pour moi premier et indubitable, c’est ma propre insertion dans le monde Welt
Weltlichkeit
monde
mondanéité
mundo
mundidade
mundanidade
worldliness
mundanidad
 ». (L. Lavelle, ib., p. 10.)


Voir en ligne : Martin Heidegger et ses références

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