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Le fou à la prière du Vendredi.

vendredi 12 décembre 2008

Il y avait un fou qui habitait à Reyy, ne faisant oraison que lorsqu’il était seul. Or quelqu’un insista longtemps auprès de . lui, si bien qu’il vint à l’assemblée du vendredi. Il entendit l’imâm qui élevait la voix ; alors il se mit à pousser des hurlements. Quelqu’un lui demanda, la prière finie : « N’as-tu donc pas craint Dieu, pendant cette prière ? tu beuglais comme un bœuf en présence de tous ! il faudrait te couper la tète comme au cierge. » Il répondit : « L’imâm présidait la prière ; si je l’ai imité, c’était donc convenable. Or cet imâm pensait, en disant : « Gloire à Dieu ! » à acheter un bœuf ; aussi entendit-il le beuglement d’un bœuf qui est sorti de moi ; puisque je l’avais pris pour guide en toute chose, tout ce qu’il accomplit je l’ai fait, moi aussi. » En hâte, quelqu’un vint à ce prédicateur demander en détail ce qui s’était passé. « Je possède un village en un lieu éloigné ; lorsque je psalmodiai les mots Allah akbar (« Allah est grand ! »), puis lorsque j’entonnai la louange d’Allah, le village et un bœuf me vinrent à l’esprit ; je voulais acheter ce bœuf, n’en ayant point : tout à coup, j’entendis le beuglement d’un bœuf. » (Attar, Ilâhi-nâmè, éd. Ritter, p. 99.)


Voir en ligne : Littérature persane

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