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La voie mystique.

vendredi 12 décembre 2008

L’amour de la beauté du Bien-Aimé céleste est océan de feu ; si tu es feu, tu brûleras : il doit en être ainsi. Où le brillant flambeau s’allume tout à coup, le papillon se brûle — on en est assuré. Renonce, si tu veux le mystère d’amour, à l’incrédulité, à la religion : y a-t-il en effet, quand l’amour est venu, place pour l’impiété ou la religion ? Le vrai ami de Dieu qui chemine vers Lui, à sa première étape, ressemble à l’ombre vile et projetée par terre ; mais quelque temps après, il ne reste plus rien de cette ombre ; en effet, dans son lointain séjour, le céleste soleil surgit de sa retraite. Celui qui de cet océan tira la perle de l’Idée, demeure heureux à tout jamais ici-bas et dans l’autre monde. Toi qui suis la voie, le sais-tu ? ceux qui cheminent comme toi, le premier pas sur cette route les conduit au septième ciel. O chose puissante et sublime ! la porte de la voie mystique laisse sortir un vrai voyant lorsqu’un millénaire a pris fin. Attâr sur cette voie est arrivé au point où il est au-dessus de son corps, de son âme, où il est en dehors de l’amour, de la haine. (Attar, Awfi, p. 339.)


Voir en ligne : Littérature persane

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