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Grandeur de Dieu.

vendredi 12 décembre 2008

Qu’il soit loué, ce Créateur dont les attributs de grandeur jettent la raison des prophètes sur la terre de l’impuissance ! Que si, durant cent mille siècles, tous les êtres qui sont au monde réfléchissaient à l’attribut de grandeur que possède Dieu, ils confesseraient à la fin leur faiblesse, en disant : « Mon Dieu ! maintenant il est reconnu que nous ne savons rien de Toi ! Aux lieux où brille le soleil, de l’apogée de la grandeur, l’atome perd ses-avantages et demeure en l’air, interdit. Aux lieux où s’agitent les flots de l’océan de l’infini, il ne sied pas que la rosée cherche à se mettre en mouvement. Lorsque de la voûte céleste le tonnerre frappe sa timbale, comment l’abeille dans la jarre ferait-elle entendre sa voix ? Brûle ta plume puisque l’onde ne conserve pas ton écrit. Lave le « Comment ? », le « Pourquoi ? » sur la tablette qu’est ton cœur. On ne saurait faire apparaître le soleil de la vérité : ce serait donc une folie de vouloir en fournir l’aspect, ô toi qui es moins qu’un atome ! Gloire à ce créateur qui du front des étoiles retire chaque nuit le voile bleu du ciel ! Du couchant, ce gobelet d’or, il tire les astres, ces boules : il fait resplendir par ces boules le gobelet bleu qu’est le ciel ; par elles, la nuit, il fait rire le ciel montrant toutes ses dents, semblable à un nègre qui tombe, tout en riant, à la renverse. Il donne la nouvelle lune au firmament pour qu’il s’en serve à polir les astres, les rendre clairs et brillants comme un miroir. Sous le pied du coursier du soir, il tend le satin du couchant ; au sein du soleil matinal, il glisse le zéphir ambré. Il semblerait que le soleil a versé sur la voie lactée comme une poussière d’atomes faits de corail et de succin. (Attar, Awfi, p. 337, 1. 21.)


Voir en ligne : Littérature persane

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