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Rêverie nocturne.

vendredi 12 décembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

D’aventure, un derviche embrassait du regard le ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
, cet océan plein de perles divines. Les astres, purs joyaux, illuminaient la nuit ; leur resplendissement la faisait toute claire. Ils semblaient arrêtés au fond du firmament pour tenir ce langage langage Le langage est un ensemble de signes (vocaux, gestuel, graphiques, tactiles, olfactifs, etc.) doté d’une sémantique, et le plus souvent d’une syntaxe (mais ce n’est pas systématique[1]). Plus couramment, le langage est un moyen de communication. aux êtres de la terre terre L’ordre "terrestre", - qu’il s’agisse de notre terre ou d’autres mondes analogues qui nous restent forcément inconnus, l’ordre "terrestre" donc est ce monde purement "naturel" que nous avons mentionné plus haut. [Frithjof Schuon]  : « Vous, humains négligents ! soyez donc attentifs ! Tenez-vous en éveil despertar
éveil
awake
awakening
État de conscience supérieur, voire final, de celui qui, par un effort, atteint une conscience totale et claire. (selon P. Riffard)
, devant cet empyrée ! Pourquoi donc êtes-vous plongés dans le sommeil ? Morts, vous devrez dormir jusqu’au grand Jugement ! » Et le contemplatif demeura dans l’extase ; son œil versa des pleurs limpides comme un astre : « Seigneur ! le toit du monde inférieur est tel qu’à le voir on dirait un trésor de peintures. Mais comment donc est fait ton sublime palais, puisque notre prison semble un jardin fleuri ? Pourquoi ces soleils d’or, par milliers, errent-ils aux neuf voûtes des cieux, tellement ? Qui le sait ? Ce faisant, ils ne sont ni enivrés ni sobres ; dans leur état, il n’est ni éveil ni sommeil. Nuit et jour, de tout coeur coeur
kardia
cœur
coração
coración
heart
, ils s’en vont, cherchant Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes.  ; et cela durera jusqu’à l’appel des morts ! Vous, humains ! vous dormez et les astres cheminent ; Ils baisent, ô mon Dieu ! la poudre de ton seuil. » (Attar, Farâïd, III, p. 94.)


Voir en ligne : Littérature persane

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