Philosophia Perennis

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L’absence.

vendredi 12 décembre 2008

Sur tes cheveux bouclés, quand le vent du nord passe, oh ! demande-lui donc en quel état je suis. Du jour que je fus loin de toi, je n’exprimai que ce secret : les journées me semblent des mois, et les mois semblent des années. Lorsqu’en une assemblée tu te montres sans voile, la lune en proie à cent dépits passe en se voilant de nuages. Quand je te vois loin d’un rival, devant ta lèvre de rubis, soudain il me vient à l’esprit de mendier — ô chose étrange ! Et mon cœur, songeant à ta lèvre, ne peut plus penser au rubis : celui qui découvre une perle dédaigne le vase de terre. Lorsqu’on vient à s’entretenir d’un perroquet au doux babil, Djâmi seul passe par l’esprit des hommes doués de talent. (Djâmi)


Voir en ligne : Littérature persane

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