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Le mal d’amour.

vendredi 12 décembre 2008

Du royaume d’amour vint l’armée des douleurs ; et maintenant il faut lutter. Du quartier de l’amour un vent violent souffla, si fort qu’il recouvrit les humains de poussière. Mes rivaux sont à l’abri de toutes les vexations : c’est contre moi que mon amie a rédigé ce qu’elle fit. Dedans la jarre de l’amour, tout homme trouve une couleur : j’ai trouvé le rouge des larmes et le jaune pour mon visage. Le souffle des amants consume l’univers, mais ceux qui sont flétris ont l’haleine glacée. Ma vie décroît augmentant celle de l’amie ; lorsque l’on nourrit l’âme, on exténue le corps. Djâmi ! assieds-toi donc tout seul et sans amie ! L’amie, étant unique, aime que tu sois seul. (Djâmi)


Voir en ligne : Littérature persane

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