Philosophia Perennis

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Solitude.

vendredi 12 décembre 2008

Mon amie est partie sans me dire au revoir ; elle m’a oublié, ne pense plus à moi ; au gré de son désir elle suit son chemin sans se tourner vers moi qui suis désappointé. Or, j’étais son esclave et né dans la maison ; elle n’eut pas égard à ma situation. Rapide comme un pleur, je courus à sa suite : elle n’attendit pas un instant, par pitié ; j’étais tout triste en la suivant. Qu’y avait-il en moi de gai ? Elle n’a pas créé pour moi la moitié même d’une joie. Elle n’attache nul message à l’aile d’aucun volatile ; en compagnie d’aucun zéphir, elle n’envoie nulle question. Par suite de l’iniquité de cette amie, âme du monde, Djâmi donna cent fois son âme sans se plaindre. (Djâmi, Wickerhauser, Aus Dschamis zweiten Diwan, Vienne, 1858, pièce VIII.)


Voir en ligne : Littérature persane

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