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Transport mystique.

vendredi 12 décembre 2008

Ici l’on est à la lisière du jardin, au bord de l’onde et de la coupe. Echanson ! lève-toi, car il est interdit d’être abstinent ici. Si le docteur est enivré, dans sa cellule, d’entendre les concerts mystiques, ce qu’il me faut, c’est la taverne : les transports y durent toujours. Lorsque tu mets ta lèvre à celle de la coupe, je ne distingue plus, parce que je suis ivre, de la rougeur’ du vin ta lèvre de rubis. Mon cœur n’est pas le seul captif de tes tresses noires : en quelque lieu que soit un cœur, semblable à un oiseau, il tombe en leur filet. Tu as dégainé ton glaive : pour couper en deux mon cœur ; laisse donc de côté ton glaive : ton œillade suffira. N’expose pas devant les hommes raisonnables les mystères du pur Amour ; ne dévoile donc pas ces subtilités fines dans une réunion publique. Djâmi s’est enivré de son amour pour Toi, sans voir ni coupe, ni vin ; à quoi pourraient-ils donc servir au banquet de l’Amour divin ? (Djâmi, Browne, III, p. 545.)


Voir en ligne : Littérature persane

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