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Opinions des mages.

mercredi 10 décembre 2008

Ils croient que l’univers Univers L’Univers est un tissu fait de nécessité et de liberté, de rigueur mathématique et de jeu musical ; tout phénomène participe de ces deux principes. [Frithjof Schuon] est l’œuvre de deux créateurs : Yazdân et Ahrimân, c’est-à-dire Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
et le diable diable
diabolos
malin
adversaire
diabo
devil
. Ils disent que quand Dieu créa le monde Welt
Weltlichkeit
monde
mondanéité
mundo
mundidade
mundanidade
worldliness
mundanidad
, il eut une mauvaise pensée et dit : « Que nul ne s’oppose à moi pour être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
mon ennemi » ; et Satan naquit de sa méditation méditation Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le sens d’en approfondir le sens) ou sur soi (dans le sens de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence. . D’autres disent qu’Ahrimân était à l’écart du monde ; il regarda par un trou, vit Yazdân, envia sa gloire et sa grandeur grandeur
grandeza
greatness
, et c’est ainsi que le mal mal
kakos
Le mal est la "possibilité de l’impossible", sans laquelle l’Infini ne serait pas l’Infini. (Frithjof Schuon)
et la dépravation surgirent en lui. Yazdân créa les anges anjo
anjos
ange
anges
angel
angeles
arcanjo
arcanjos
archange
archanges
pour former ses milices et pour lés conduire contre Ahrimân. Il y eut entre eux longue guerre guerre
guerra
war
 ; mais comme Yazdân ne put repousser Ahrimân, ils Irent là paix paix
paz
peace
et déposèrent leurs glaives dans la lune (ou auprès des anges, selon d’autres) en stipulant qu’Ahrimân demeurerait en ce monde un temps temps Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. déterminé et que, ce délai révolu, tous deux rompraient le pacte et Ahrimân serait tué par le glaive. Donc quand ce temps finira, Ahrimân quittera ce monde qui deviendra alors parfaitement bon, après la disparition du mal et du désordre. Au dire de certains mages, Yazdân et Ahrimân sont tous deux pourvus d’un corps Körper
corpo
corps
soma
cuerpo
body
 ; mais en majorité, ils disent que Yazdân seul en est pourvu. Ils disent aussi qu’il est naturellement bon et ne peut faire le mal, tandis qu’Ahrimân, naturellement pervers, ne peut faire le bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
. Donc tout ce qui est-bien vient de Yazdân et tout ce qui est mauvais vient d’Ahrimân — ainsi ils attribuent à Ahrimân la création Création
Criação
criação
creation
creación
des maladies, des êtres nuisibles (serpents, scorpions) et des turpitudes. Mais ce distinguo est absurde : en effet, à leur avis, spéculation et doute sont détestables ; or ils les considèrent comme venant de Yazdân.

Zoroastre Zoroastre
Zarathushtra
Zoroastre ou Zarathushtra (Zaraθuštra en avestique, Ζωροάστρης en grec), personnage religieux, prophète et fondateur du Zoroastrisme, ancienne religion de la Perse.
, prophète des mages, était originaire de l’Azerbeidjân ; il s’établit dans le Fârs. Il possédait la connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
des astres, des talismans et des impostures. Il fit creuser une cachette sous sa demeure et y entassa les richesses amassées depuis plusieurs années ; puis il fit le malade et dit à son fils : « Je vais mourir ; creuse ma tombe près de ce terrain et fais en sorte que je puisse apercevoir cette chambre souterraine. » Puis il se livra au trépas. Son fils l’inhuma suivant ses instructions. Quand les gens qui assistaient aux funérailles se furent éloignés, Zoroastre gagna le souterrain où il demeura quelque temps. Puis il en sortit, tenant le livre intitulé Zend (Avesta) et disant : « Dieu m’a ressuscité et m’a chargé de vous apporter son message. » Les mages le reçurent bien. On dit aussi que le roi Goschtasp le fit emprisonner et qu’il opéra de tels miracles que le roi le relaxa. Au dire de Zoroastre, le Créateur créa ce qui correspondait à son essence essence
ousía
ousia
essência
essentia
esencia
essence
 ; comme il y a du bien et du mal dans le monde, il s’ensuit nécessairement qu’il y a deux créateurs ; le créateur du bien et de la lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. est Dieu, exempt d’imperfection ; le créateur du mal et des ténèbres ténèbres Les ténèbres sont d’abord un concept ou une croyance religieuse qui désigne le néant, la mort, l’état de l’âme privée de Dieu, de la grâce, et qui signifie privation totale de lumière, obscurité. Le mot est attesté dès le XIIe siècle. Du latin tenebræ, ayant la même signification. est Ahrimân, imparfait et incapable. Au dire de quelques Zoroastriens, tous deux sont doués de puissance acte
puissance
energeia
dynamis
 ; mais l’auteur du bien fut le premier à créer ; chaque fois que Yazdân crée un bien, Ahrimân crée un mal qu’il y oppose. Selon les uns, le corps humain est l’œuvre de deux créateurs. Selon d’autres, ni l’un L'Un
hen
hén
L’Un, en philosophie ou en mystique, désigne le Principe suprême, souvent donné comme impensable et ineffable. Historiquement, cette notion prend tout son essor, en philosophie, à partir du néoplatonisme de Plotin au milieu du IIIe siècle. Grammaticalement, le mot « un » est ici employé comme substantif et avec majuscule (comme « Dieu » ou « Être »). Le mot s’oppose principalement à Multiple (dès Platon) et entre dans la liste des transcendantaux (avec Être, Bien, Vrai, Beau... qui sont au-delà des catégories et peuvent se convertir : Un = Bien = Beau). C’est l’Un-Dieu, l’Un-principe, mesure suprême.
ni l’autre ne le créa ; mais tous deux le trouvèrent et y mirent l’un le bien, l’autre le mal. MORTAZA (ALAM-OL-HODÂ), Introduction à la connaissance des doctrines religieuses des humains, p. 8.

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