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La science, bon sens cohérent

lundi 8 décembre 2008

Remarquez que le heurt entre Galilée et ses « faits irréductibles et obstinés », et Simplicius et ses « raisons satisfaisantes », correspond très précisément à un choc entre l’oeil de chair et l’oeil de raison — entre l’empirisme et le rationalisme. Whitehead insiste sur ce point : « Il est erroné de voir dans cette révolte historique [de la science] un appel à la raison. Bien au contraire, ce fut de bout en bout un mouvement anti-intellectualiste. Ce fut un retour à la contemplation du fait brut [l’oeil de chair ; l’empirisme] ; lequel se fondit sur une répugnance à l’encontre de la rationalité inflexible de la pensée médiévale. » Whitehead revient encore sur ce point crucial : « Nous n’accorderons jamais trop d’attention au fait que la science a débuté par l’organisation d’expériences ordinaires [sensorielles]. C’est pour cela qu’elle fut si prompte à se rallier à la tendance anti-rationaliste de la révolte historique. » La science, comme le fait remarquer Bertrand Russel, ne fut rien de plus que du bon sens cohérent, ce qui signifie qu’elle s’appuya sur l’organe le plus susceptible de bon sens que nous possédons tous : l’oeil de chair. Ken Wilber, Les trois yeux de la connaissance


Voir en ligne : Ken Wilber, Les trois yeux de la connaissance

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