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L’étincelle de l’âme

dimanche 7 décembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

La troisième propriété, nous l’appelons l’étincelle de l’âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
 : c’est une tendance intime et naturelle de l’âme vers sa source ; et c’est là que nous recevons le Saint-Esprit esprit
pneuma
L’esprit est constitué par l’ensemble des facultés intellectuelles. Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions. En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.
, l’Amour amour
eros
éros
amor
love
de Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes. . Par cette tendance intime, nous sommes semblables au Saint-Esprit Esprit-Saint
Saint-Esprit
Le Saint-Esprit représente, comme la Vierge, le mystère du divin Amour. [Frithjof Schuon]
 ; mais dans l’acte acte
puissance
energeia
dynamis
de recevoir nous devenons un esprit et un amour avec Dieu. LE MIROIR DU SALUT salut Dans les religions qui constatent la rupture entre Dieu et les humains, le salut, salut de l’âme ou salut éternel est le rétablissement durable, éternel, des liens entre eux. ÉTERNEL. CHAPITRE VIII

La raison dianoia
la raison
La raison est une faculté de l’esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d’erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée. Cette faculté a donc plusieurs emplois, scientifique, technique et éthique.
éclairée maintenant voudrait bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
savoir ce qui l’empêche de demeurer dans cette unité si douce et comprendre d’où vient la touche qu’elle ressent et ce qu’est cette motion divine. Alors elle regarde avec grande attention et elle découvre au plus profond de la mémoire comme le jet d’une source vive qui jaillirait d’un centre centre
centro
center
vivant et fécond. Ce centre vivant, c’est l’unité l'unité "Il faut élever cette fine pointe de l’âme, selon laquelle nous sommes unité. Nous participons au Premier, duquel dérive pour toutes choses l’unification, selon l’unité et pour ainsi dire la fleur de notre essence, grâce à laquelle nous nous attachons principalement au Divin. Partout, en effet, ’c’est par le semblable qu’est appréhendé le semblable’, les principes les plus élevés d’unification des êtres par ce qu’il y a d’un dans l’âme. De toutes nos activités, c’est ici la plus haute : par elle nous devenons possédés de Dieu." (Proclus) de Dieu, la propriété des personnes et l’origine de l’âme ; car l’unité possède la fécondité, elle est l’origine et la fin fin
finalité
telos
télos
Le finalisme est une option théorique qui affirme l’existence d’une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité. Elle présuppose un dessein, un but ultime, une signification, immanents ou transcendants, présents dès leur origine. Cette perspective est aussi dite téléologique.
de toute créature. Le jet qui sort de cette source, l’attouchement divin divin
divinité
Ce terme désigne la qualité d’être un dieu ou une déesse (une déité), ou Dieu (la Déité). Il est alors synonyme de divinité en tant que substantif.
est si merveilleux et si doux à l’intelligence intelligence Notre intelligence n’est pleinement humaine que par les vérités concernant Dieu et nos fins dernières. Elle opère la compréhension de Dieu, du monde, de l’homme. [Frithjof Schuon] , si aimable et si singulièrement désirable à la volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é, que l’âme tombe dans une impa-tience et une folie d’amour, et sent grandir son ardeur. À nouveau elle se met à rechercher ce qui peut l’em-pêcher de trouver son repos repos
repouso
stillness
quietud
quietness
soit en Dieu, soit en elle-même. Elle scrute du haut en bas son royaume : et sa raison y met une rapidité extrême. Elle regarde ce sommet où elle a fait son retour à l’essence essence
ousía
Les termes "substance" et "essence" sont souvent synonymes, mais à rigoureusement parler, le premier terme suggère une continuité, et le second, une discontinuité ; le premier se référant plutôt à l’immanence, et le second, à la transcendance. [Frithjof Schuon]
même de sa mémoire, là où les trois trinité
trois
triade
ternaire
L’archétype divin de tous les ternaires positifs est la trinité védantine Sat, Chit, Ananda : Dieu, à partir de son Essence surontologique, est pur "Être", pur "Esprit", pure "Félicité". Quand la trinité est horizontale, elle exprime les facultés a priori divines ; quand elle est verticale, elle exprime les tendances cosmiques. [Frithjof Schuon]
puissances supérieures prennent leur source, d’où elles tirent leur origine et retournent d’elles-mêmes vers l’unité. C’est en ce même sommet de l’âme que se fait sentir la touche mystérieuse, ce flot jaillissant de la source divine : et cette touche ébranle l’étincelle de l’âme , elle est la source qui apporte avec elle tous les dons divins, selon la dignité et la vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
de chacun. Cependant à ce degré de la contemplation contemplation
theoria
theoría
La plus haute activité de l’esprit atteignant le degré le plus éminent et le plus satisfaisant du savoir, à en juger par le bonheur qu’elle procurait. (selon M. Prieur) Dans la tradition chrétienne : sensation spirituelle de Dieu, au coeur et au delà de la prière
, la touche divine n’est connue que par un sentiment d’amoureuse impatience, ressentie dans l’étincelle de l’âme. Ceux qui sont dans la vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. active ne peuvent en faire l’expérience expérience
aisthesis
perception
aísthesis
sensation
D’un point de vue très théorique, une expérience est un engagement dans une situation de mise à l’épreuve d’un élément d’ordre spéculatif, souvent appelé hypothèse lorsqu’elle s’inscrit dans un système logique. Cette situation et cet engagement ne sont pas toujours recherchés, il arrive ainsi qu’on parle d’expérience mystique quand se produit une révélation d’ordre spirituel. Au contraire, dans les disciplines scientifiques, les expériences sont qualifiées de scientifiques parce qu’elles sont conduites en respectant des protocoles aussi rigoureux que possible, concernant aussi bien la planification et la mise-en-oeuvre concrète de la situation expérimentale, que le recueil des données (souvent au moyen d’instruments de mesure) ou l’interprétation théorique qu’il en est faite.
d’une manière aussi élevée ; et pourtant toute leur bonne volonté, tout leur amour et toutes leurs vertus reçoivent la vie et la conservent dans cette étincelle. S’ils ne peuvent con-naître la touche divine au même degré que les contemplatifs, c’est qu’ils ne sont pas encore assez élevés dans le royaume de l’âme et dans la vie affective ; car cette touche divine c’est Dieu adhérant à l’âme, en son plus haut sommet. En tant que l’âme comprend et ressent cette touche, c’est quelque chose de créé, mais en tant que celle-ci lui échappe, il s’agit de Dieu même, et alors vient l’impatience d’amour. En cet état élevé, l’âme demeure toujours attachée à l’unité en sa mémoire ; elle se répand à l’extérieur par l’activité de ses puissances, mais le fond même de ces puissances demeure attaché à l’unité. Cependant elle voudrait bien suivre, à travers l’unité, le flot doux comme le miel qui en jaillit, afin d’arriver jusqu’à la source vive d’où il s’échappe ; mais plus elle tend de ce côté avec ardeur de désir désir
epithymia
epithymía
épithymétikon
épithymia
DÉSIR : traduit épithymia ou épithymétikon, et désigne la première des trois parties de l’âme, la tension qui porte l’amour du créé pour l’incréé, ou de créé pour lui-même. Voir Parties de l’âme. (Philocalie, dir. Olivier Clément)
, plus elle ressent l’impatience et l’emportement d’amour. Le désir de la créature ne peut atteindre Dieu, car avec une lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. et un amour créés, son opération est limitée ; à ce degré donc, l’âme demeure toujours dans l’ardeur d’amour, et c’est pour elle une vraie noblesse, ainsi qu’une haute ressemblance ressemblance
homoiosis
RESSEMBLANCE (ÊTRE À LA) : signifie l’identité ultime de l’homme, la personne douée de raison et d’intelligence. (Philocalie, dir. Olivier Clément) VOIR eikon (image)
avec la Sainte-Trinité. LE LIVRE DU ROYAUME DES AMANTS DE DIEU CHAPITRE XXV Jan van Ruysbroeck


Voir en ligne : Christologie

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