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L’âme vivante

dimanche 7 décembre 2008

En recevant le Sacrement, ayez un grand amour affectif et une vraie satisfaction ; car c’est la chair et le sang du Christ, votre nature même, que vous recevez. Ensuite appliquez votre âme raisonnable à l’amour qui est de justice ; car vous recevez l’âme vivante de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec tous ses mérites et toute sa gloire. Enfin ayez dans votre pensée, c’est-à-dire dans votre esprit, un amour qui embrase, puisque vous recevez le Christ Dieu et homme qui peut vous illuminer et transformer dans l’unité divine. Ainsi aimerez-vous Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit. Et c’est là le premier et le plus haut commandement de Dieu, le commencement et la fin de toute sainteté. LE LIVRE DES SEPT CLÔTURES CHAPITRE III

Lorsque l’Esprit du Seigneur touche le cœur humble, il répand en lui sa grâce et il réclame en retour qu’il lui ressemble en vertus, et au-dessus de toute vertu, qu’il soit un avec lui par amour. De cette exigence, l’âme vivante et le cœur aimant se réjouissent, mais ils ne savent comment y satisfaire et comment payer la dette qui leur est montrée et réclamée par l’amour. LES SEPT DEGRÉS DE L’ÉCHELLE D’AMOUR SPIRITUEL CHAPITRE V

L’âme aimante comprend bien cependant que l’honneur et la révérence envers Dieu constituent la vertu la plus noble, en même temps que le plus court chemin pour aller vers lui. Aussi préfère-t-elle à toutes bonnes œuvres et à toutes vertus un exercice constant et sans fin d’honneur et de révérence envers la majesté divine. C’est là une vie céleste qui plaît à Dieu ; et cette exigence de sa part, aussi bien que la réponse donnée par l’âme vivante, soulève toutes les puissances, le cœur, le sentiment et tout ce qui vit en l’homme ; en même temps que s’exaltent toutes les forces vitales, les veines se gonflent et le sang bouillonne sous ce désir véhément de procurer la gloire de Dieu. LES SEPT DEGRÉS DE L’ÉCHELLE D’AMOUR SPIRITUEL CHAPITRE V

Une seconde forme mène à la jouissance de Dieu les hommes de vie intime, consommés en charité, selon la très chère volonté de Dieu. Elle est propre à ceux qui se renoncent et s’abandonnent eux-mêmes, qui fuient toute créature pour laquelle ils pourraient avoir attache et amour, toute créature de Dieu qui pourrait être un souci et un obstacle dans cette vie intime où ils servent Dieu. De là ils s’élèvent vers Dieu avec un amour affectif venant du fond de l’âme vivante, avec un cœur élevé au-dessus de tous les cieux ; et leurs puissances sont embrasées d’une brûlante charité, en même temps que leur esprit est élevé à l’intelligence pure d’images. LES SEPT DEGRÉS DE L’ÉCHELLE D’AMOUR SPIRITUEL CHAPITRE XIV (Jan van Ruysbroeck)


Voir en ligne : Christologie

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