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Par ma collaboration je deviens bon ou mauvais

lundi 1er décembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Extrait de « Fermenta Cognitionis », par Franz von Baader (trad. Eugène Susini). Albin Michel, 1985

« C’est en faisant le bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
que l’on devient bon », dit un écrivain français, et l’on pourrait par suite retourner la formule et dire : « C’est en faisant le mal mal
kakos
Le mal est la "possibilité de l’impossible", sans laquelle l’Infini ne serait pas l’Infini. (Frithjof Schuon)
qu’on devient mauvais. » Mais si c’est uniquement par l’intermédiaire de ma collaboration et de mon action action
praxis
agir
atuar
ação
act
acción
prattein
personnelle que je deviens bon ou mauvais [1], que je pose mon caractère comme bon ou mauvais, cela implique qu’avant cet acte acte
puissance
energeia
dynamis
je ne suis ni l’un L'Un
hen
hén
L’Un, en philosophie ou en mystique, désigne le Principe suprême, souvent donné comme impensable et ineffable. Historiquement, cette notion prend tout son essor, en philosophie, à partir du néoplatonisme de Plotin au milieu du IIIe siècle. Grammaticalement, le mot « un » est ici employé comme substantif et avec majuscule (comme « Dieu » ou « Être »). Le mot s’oppose principalement à Multiple (dès Platon) et entre dans la liste des transcendantaux (avec Être, Bien, Vrai, Beau... qui sont au-delà des catégories et peuvent se convertir : Un = Bien = Beau). C’est l’Un-Dieu, l’Un-principe, mesure suprême.
ni l’autre, c’est-à-dire que je suis innocent ou en état d’innocence, en sorte que le fait de devenir bon ou mauvais par l’action ne vaudrait à proprement parler que pour ce premier passage d’un état encore indéterminé apeiron
indéterminé
indeterminado
ilimitado
illimité
undetermined
unlimited
à un état de bonté ou de méchanceté déterminé, à une forme forme
idea
eidos
eîdos
idéa
En philosophie, on oppose la forme à la matière dans les cas généraux. Chez Aristote, c’est ce vers quoi tend tout changement : elle est à la fois l’acte, l’essence, la perfection, et le principe d’unité de chaque être. (Wikipédia)
positive ou négative de conscience Gewissen
conscience
consciência
conciencia
consciencia
Bewusstsein
Bewußtsein
consciencidade
consciousness
caractérisée, fixée ou exprimée. Le principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
qui dit : l’organe se pose par sa fonction (la force se nourrit par l’action) ne dit à proprement parler rien rien Le mot rien désigne une absence de chose(s), sans la notion de dénombrement ou de concept mathématique qui s’attache au nombre zéro. « Il n’y a rien ici » signifie qu’aucun objet n’est présent, sans a priori sur la nature des objets qui auraient pu se trouver à l’endroit considéré. de plus que ceci : seul le mot que j’ai exprimé, seule la pensée que j’ai formulée m’appartiennent. La créature, dans son état d’innocence première, ou dans l’état d’innocence restaurée par la grâce, renferme en puissance seulement (image image
eikon
eikón
Il n’y a pas de théophanie qui ne soit préfigurée dans la constitution même de l’être humain, car celui-ci est "fait à l’image de Dieu" ; l’ésotérisme entend actualiser ce que Dieu a mis de divin dans ce miroir de lui-même qu’est l’homme. (Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale)
, forme, etc.) une multiplicité de caractères ; et seule la puissance que la créature exprime à nouveau en elle et par elle, après avoir auparavant pénétré dans cette même puissance et avoir pris forme en elle, lui devient véritablement intérieure. Cette réaction de l’acte et de la manifestation Offenbarkeit
manifestação
manifestation
manifestación
Bekundungsschichten
fait également comprendre comment en faisant ou en exprimant une autre chose, la caractéristique première intérieure — déjà formée — puisse être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
à nouveau détruite. Mais par cette première détermination en faveur d’une caractéristique ou d’une autre, la créature — à supposer que cela se produise dans l’état primitif — a supprimé en elle la possibilité possibilité
potentialité
Toute-Possibilité
pouvoir
poder
power
de s’approprier une autre caractéristique ; et si la caractéristique effacée était la bonne, on conçoit qu’il soit nécessaire de la rendre intérieurement accessible par le moyen d’une puissance éthique libératrice. Ainsi donc ce que l’on réalise extérieurement est précisément ce qui devient intérieur. La causa causa
cause
aitia
aitía
aition
morbi (comme la causa sanitatis) est l’acte primitif qui nous élève nous-mêmes hors de l’équilibre ou qui nous y fait pénétrer ; la natura morbi (comme la natura sanitatis) est l’effet durable de cet état primitif en tant qu’il est une objectivation objectivation L’objectivité est ce qui caractérise un objet, par opposition à ce qui caractérise un sujet. Elle caractérise ce qui est propre à l’objet ou, plus généralement, ce qui constitue un objet. Que ce soit au sens passif d’une constatation (description de ses constituants), ou au sens actif d’une objectivation (processus de constitution). Dans le premier cas on considère un objet déjà constitué, dans le second un objet en cours de constitution. .


Voir en ligne : Théosophie


[1Cette expression ne doit pas du tout être prise ici au sens absolu comme le faisait Fichte par exemple ; car bien que cet acte décide du lieu (ou du principe) vers lequel je m’oriente et qui se développe en moi, en me dominant et en me formant, il n’est point l’action qui forme et crée ce principe même : c’est pourquoi je n’ai d’une manière directe aucune idée de cette action. Nescimus quia non facimus. Il nous faut être engendrés de Dieu — recevoir notre substance en lui — si nous voulons le contempler, accepter et faire sa volonté. Comment voulez-vous ou pouvez -vous, vous qui êtes mauvais, méchants, dire la vérité, vouloir le bien, etc., dit le Christ. Un arbre qui est bon ne peut porter de mauvais fruits (Matth., 7, 18). C’est dans les êtres (existence, substance) que pénètre l’esprit de la vie, c’est dans ces êtres qu’il reprend son point de départ. La fonction plastique, somatique (reproductrice, comme disent les physiologistes) pose l’individu avec sa connaissance, son vouloir, son action, d’après son type défini, et ne peut donc tomber à l’intérieur d’une de ces trois sphères d’action de ce type ; autrement dit, cet individu ne peut voir comment il est créé et comment il est maintenu dans l’être. Les physiologistes ont par suite tort de ne pas distinguer nettement le ternaire « sensatio, appetitio et motus » de la fonction somatique ou productrice et reproductrice, laquelle n’est pas l’œuvre de l’individu naturel particulier, mais de l’individu naturel général (Matth., 6, 27. Marc, 4,26-28). C’est également là-dessus que repose la distinction faite par Adam Müller entre organes personnels, qui ne sont pas subordonnés à l’individu, et organes réels, dépourvus de moi, soumis à l’individu ; et à ce propos je remarque ici en passant le caractère convertible de ces deux états l’un à l’autre, dans des cas de maladies d’inflammation, p. ex., le passage de la réalité à la personnalité — répondant au passage possible et que l’on peut remarquer chez les somnambules du sentiment à la représentation.

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