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Bouddha et Shankara

lundi 24 novembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Il y a un certain rapport Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
complémentaire entre la réaction bouddhique et la réaction shankarienne : le Bouddhisme a réagi contre un Brahmanisme devenu quelque peu sophistique et pharisaïque, et Shankara a réagi contre, les simplifications doctrinales du Bouddhisme, simplifications non pas erronées en soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
, certes, mais contraires à la métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
traditio diadosis Selon René Guénon, la Tradition, est par essence d’origine « supra-humaine », c’est même très exactement là sa juste définition et rien de ce qui est traditionnel ne peut être qualifié de tel sans la présence de cet élément fondamental, vital et axial, qui en détermine le caractère propre et authentique. (Jean-Marc Vivenza, DICTIONNAIRE DE RENÉ GUÉNON) nnelle de l’Inde. Si la spiritualité spiritualité Dans la tradition mystique ou ésotérique, le Spirituel est un individu qui met l’accent sur l’homme intérieur, l’esprit des textes, minimise les rites, les institutions religieuses, l’histoire, les dogmes, au profit de l’Adam intérieur, du Christ intérieur. La spiritualité c’est son activité. (adapté de Pierre Riffard) brahmanique n’avait pas subi d’obscurcissement, l’expansion pacifique du Bouddhisme n’eût pas été possible ; de même, si la perspective bouddhique n’était pas centrée sur l’homme homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
et ses fins dernières, Shankara n’eût pas eu à la rejeter au nom d’une doctrine centrée sur le Soi.

C’est là la grande différence le Bouddha délivre en éliminant ce qui est humain, après l’avoir défini comme souffrance souffrance
sofrimento
suffering
sofrimiento
 ; Shankara délivre par la seule connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
de ce qui est réel, pur Sujet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
, pur Soi. Mais éliminer tout ce qui est humain ne va pas sans métaphysique, et connaître le Soi ne va pas sans élimination de ; l’humain : le Bouddhisme est une thérapie spirituelle qui, comme telle, exige une métaphysique [1], tandis que l’Hindouisme est une métaphysique qui, avec la même nécessité nécessité Nécessité, en Grec Ananké, est mère des trois Moires :

* Clotho présidait au passé (de klôthousa, filer),
* Lachésis au présent (de léxis,prédestination),
* Atropos au futur (d’atrepta, irréversible).
, implique une thérapie spirituelle. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)


Voir en ligne : Hyper-Schuon


[1« Selon l’enseignement du Bouddha, il y a deux ordres de vérités : la vérité suprême, et celle des apparences. Ceux qui n’ont pas encore trouvé la différence des deux vérités n’ont pas compris le sens le plus profond de la doctrine. » (Nâgârjuna, dans le Mâdhyamikashâstra.)

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