Philosophia Perennis

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Il y a en nous deux âmes

lundi 24 novembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Platon encore nous rappelle sans cesse qu’il y a en nous deux dualité
deux
dyade
Quand la dualité est horizontale, elle exprime les pôles "actif" et "passif" ; quand elle est verticale, elle exprime les degrés "absolu" et "relatif", dans l’Ordre divin d’abord et dans l’ordre cosmique ensuite. [Frithjof Schuon]
âmes ou deux soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
, et que de ces deux l’immortel est notre « Soi réel ». Cette distinction d’un Esprit esprit
pneuma
L’esprit est constitué par l’ensemble des facultés intellectuelles. Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions. En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.
immortel et d’une âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
mortelle, que nous avons déjà trouvée dans le Brahmanisme, est en fait la doctrine fondamentale de la Philosophia philosophia La philosophie première était, dans le Bas Moyen Âge (XIIe et XIIIe siècles), la métaphysique générale. Aujourd’hui, la philosophie première s’apparente plus particulièrement à l’une de ses parties : l’ontologie, c’est-à-dire la science de l’être, de l’étant. Perennis, où que nous la rencontrions. L’esprit retourne à Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes. qui le donna quand la poussière retourne à la poussière. Gnoti seauton ; Si ignoras te, egredere. « Là où je vais, vous ne pouvez encore me suivre... Si quelqu’un me suit, qu’il se nie lui-même [1] ». Nous ne devons pas nous faire illusion à nous-mêmes en supposant que les mots denegat seipsum doivent être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
pris dans une acception éthique, ce qui serait prendre le moyen pour la fin fin
finalité
telos
télos
Le finalisme est une option théorique qui affirme l’existence d’une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité. Elle présuppose un dessein, un but ultime, une signification, immanents ou transcendants, présents dès leur origine. Cette perspective est aussi dite téléologique.
. Ils signifient ce qu’entendent saint Bernard quand il dit que l’on doit deficere a se tota, a semetipsa liquescere, et Maître Eckhart quand il dit que « le Royaume de Dieu n’est pour personne si ce n’est pour celui qui est entièrement mort mort La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages.  ». « La parole de Dieu va jusqu’à séparer l’âme et l’esprit [2] » ; et l’Éveillé aurait pu dire aussi que « personne ne peut être mon disciple s’il ne hait sa propre âme » (Kai ou misei... ten eautou psychen) [3]. « L’âme doit se mettre elle-même à mort » - « De peur peur
frayeur
medo
miedo
fear
La peur est la résistance ou le rejet à ce qui EST.
que le Jugement Dernier ne vienne et ne me trouve non annihilé, et que je sois saisi et mis entre les mains de ma propre individualité [4] ». (Ananda Coomaraswamy, Hindouisme et Bouddhisme)


Voir en ligne : Hyper-Coomaraswamy


[1Jean, XIII, 36 ; Marc, VIII, 34. Ceux qui le suivent ont « tout abandonné », et ce tout les comprend naturellement « eux-mêmes ».

[2Héb., IV, 12.

[3Luc, XIV, 26, « qui ne hait son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs », cf. Maitri Upanishad, VI, 28. « S’il est attaché à sa femme et à sa famille, pour un tel homme, non jamais », et Sutta Nipâta, 60. « Seul je m’en vais, abandonnant femme et enfant, mère et père », cf. 38. Cf. note 68, p. 40.

[4Maître Eckhart et William Blake. Cf. Boehme, Sex Puncta Theosophica, VII, 10. « Ainsi voit-on comment périt une vie..., à savoir quand elle veut être son propre maître... Si elle ne s’offre elle-même à la mort, elle ne pourra gagner un autre monde », Matth., XV, 25 ; Phédon, 67, 68. « Nulle créature ne peut atteindre un plus haut degré de nature sans cesser d’exister », (Saint Thomas d’Aquin, Sum. Theol., I, 63, 3). Cf. Schiller : « Dans l’erreur seulement il y a vie, et la connaissance est nécessairement une mort » ; cf. également ce qui a été dit plus haut du Nirvâna comme d’un achèvement de l’être. Ce qui se trouve au-delà de telles morts ne peut être défini dans les termes propres à notre modalité d’existence.

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