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La damnation de l’enfer

dimanche 23 novembre 2008

XIX, 106. Aussi vous voyez comment la colère de Dieu repose et demeure cachée dans la génération la plus extérieure de la nature, et ne peut pas s’éveiller à moins que les hommes ne la réveillent eux-mêmes, en inqualifiant par leur engendrement charnel avec la colère, dans l’engendrement le plus extérieur de la nature.

107. C’est pourquoi si quelqu’un devait être condamné à la damnation de l’enfer, il ne faudrait pas dire que Dieu en fût l’auteur, ou qu’il l’eût voulu ; mais que l’homme a éveillé lui-même en soi le feu de la colère, qui, lorsqu’il est allumé, inqualifie ensuite avec la colère de Dieu, et le feu infernal, comme ne faisant qu’un [1]. (Jacob Boehme, Aurore)


[1« L’état de l’enfer est bien loin d’être tel que Babel l’enseigne, lorsqu’elle dit que le démon frappe et martyrise les âmes ; elle parle tout à fait en aveugle. Le démon n’est point en discorde avec ses enfants. (...) Chacun a son propre enfer, et n’est atteint par aucune autre chose que son propre poison. » (Psychologia Vera, XVIII, 20.)

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