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Le fondement et le néant

dimanche 23 novembre 2008

Car j’ai vu et j’ai connu l’essence de tous les êtres, le fondement et le néant [1]. Et aussi la naissance de la Sainte Trinité et l’origine et l’état premier (Urstand) de ce monde et de toutes les créatures dans la Sagesse divine. J’ai connu et j’ai vu en moi-même les trois mondes : le monde divin, angélique ou paradisiaque, le monde des ténèbres, fondement de la nature ignée, et ce monde extérieur et visible comme créature engendrée ou exprimée par les deux mondes spirituels intérieurs. J’ai vu et j’ai connu toute l’essence, dans le mal et dans le bien, comment l’un est fondé sur l’autre et en provient, comme la mère d’une accouchée. Non seulement, j’en ai été émerveillé, mais encore rempli de joie. (Jacob Boehme, Epistolæ Theosophicæ)


[1« Dann ich sahe und erkante das Wesen aller Wesen, den Grund und Ungrund. » « L’Ungrund de Jacob Boehme, écrit très justement Alexandre Koyré, est l’Absolu absolument indéterminé, l’Absolu libre de toute détermination. Sa notion correspond assez exactement à celle du Rien divin de la mystique allemande classique » (La Philosophie de Jacob Boehme, p. 281).

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