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La langue hébraïque restitué (séléction de André Tanner)

Fabre d’Olivet - La cosmogonie de Moïse

vendredi 12 octobre 2007

Chapitre premier. — LA PRINCIPATION.

1. Dans le Principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
, Ælohim, LUI-les-Dieux, l’Etre des êtres, avait créé en principe ce qui constitue l’existence Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
des Cieux ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
et de la Terre terre L’ordre "terrestre", - qu’il s’agisse de notre terre ou d’autres mondes analogues qui nous restent forcément inconnus, l’ordre "terrestre" donc est ce monde purement "naturel" que nous avons mentionné plus haut. [Frithjof Schuon] .

2. Mais la Terre Terre
Terra
Earth
Tierra
n’était qu’une puissance acte
puissance
energeia
dynamis
contingente d’être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
dans une puissance d’être ; l’Obscurité, force astringente et compressive, enveloppait l’Abîme, source infinie de l’existence potentielle ; et l’Esprit esprit
pneuma
espírito
spirit
mente
mind
divin divin
divinité
divino
divindade
divindad
divine
divinity
, souffle expansif et vivifiant, exerçait encore son action action
praxis
agir
atuar
ação
act
acción
prattein
génératrice au-dessus des Eaux, image image
eikon
eikón
Il n’y a pas de théophanie qui ne soit préfigurée dans la constitution même de l’être humain, car celui-ci est "fait à l’image de Dieu" ; l’ésotérisme entend actualiser ce que Dieu a mis de divin dans ce miroir de lui-même qu’est l’homme. (Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale)
de l’universelle passivité des choses.

3. Or, il avait dit, Lui-les-Dieux : la Lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. sera, et la Lumière avait été.

4. Et considérant cette essence essence
ousía
ousia
essência
essentia
esencia
essence
lumineuse comme bonne, il avait déterminé un moyen de séparation vereinzelt
isolé
Vereinzeltung
isolement
Vereinzelung
esseulement
singularização
singularidade
individuation
séparation
entre la Lumière
et l’Obscurité.

5. Désignant, Lui-les-Dieux, cette lumière, élémentisation intelligible intelligible En quel sens être en acte se dit-il de l’intelligible ? Est-ce au sens où la statue, comme couple de forme et de matière, est un être en acte ? Est-ce parce que chaque intelligible a reçu une forme ? - Non, c’est que chacun d’eux est une forme et qu’il est parfaitement ce qu’il est. L’intelligence ne passe pas de la puissance à l’acte, d’un état où elle est capable de penser à un état où elle pense effectivement (car il faudrait alors avant elle une autre intelligence qui ne fût pas passée de la puissance à l’acte) ; mais le tout de son être est en elle. L’être en puissance ne consent à passer à l’acte que par l’intervention d’un autre terme, nécessaire à la génération d’un être en acte ; mais l’être qui tire de lui-même et garde éternellement ses manières d’être, est un être en acte. Donc tous les êtres premiers sont des êtres en acte ; car ils possèdent d’eux-mêmes et toujours ce qu’ils doivent posséder. Il en est ainsi également de l’âme qui n’est pas dans la matière mais dans l’intelligible. Quant à l’autre âme, celle qui est dans la matière, comme l’âme végétative, elle est aussi en acte ; elle aussi, elle est ce qu’elle est, parce qu’elle est en acte. ENNÉADES - Bréhier : II, 5 (25) - Que veut dire en puissance et en acte ? 3 , sous le nom de Jour, manifestation Offenbarkeit
manifestação
manifestation
manifestación
Bekundungsschichten
phénoménique universelle, et cette Obscurité, existence sensible et matérielle, sous le nom de Nuit, manifestation négative et nutation des choses : et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la première manifestation phénoménique.

6. Déclarant ensuite sa volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é, il avait dit, Lui-les-Dieux : il y aura une expansion éthérée au centre centre
centro
center
des eaux, il y aura une force raréfiante opérant le partage de leurs facultés opposées.

7. Et Lui, l’Etre des êtres, avait fait cette Expansion éthérée ; il avait excité ce mouvement mouvement Selon Aristote, il existe deux types de mouvements, le mouvement naturel ramenant les objets vers leurs lieux d’origine, et le mouvement violent, impulsé par un objet à un autre. de séparation entre les facultés inférieures des eaux, et leurs facultés supérieures ; et cela s’était fait ainsi.

8. Désignant, Lui-les-Dieux, cette expansion éthérée du nom de deux, les eaux exaltées : et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la seconde manifestation phénoménique.

9. Il avait dit encore, Lui-les-Dieux : les ondes inférieures et gravitantes des cieux tendront irrésistiblement ensemble vers un lieu Ort
lieu
lugar
location
locus
place
déterminé, unique ; et l’Aridité paraîtra : et cela s’était fait ainsi.

10. Et il avait désigné l’aridité sous le nom de Terre, élément terminant et final, et le lieu vers lequel devaient tendre les eaux, il l’avait appelé Mers, immensité aqueuse. Et considérant ces choses, Lui l’Etre des êtres, il avait vu qu’elles seraient bonnes.

11. Continuant à déclarer sa volonté, il avait dit, Lui-les-Dieux : la Terre fera végéter une herbe végétante, et germant d’un germe inné, une substance substance
substantia
substances
substância
substancia
fructueuse portant son fruit propre, selon son espèce, et possédant en soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
sa puissance sémentielle : et cela s’était fait ainsi.

12. La Terre avait fait pousser de son sein Sein
Seyn
l’être
estre
o ser
seer
the being
be-ing
el ser
esse
une herbe végétante et germant d’un germe inné, selon son espèce, une substance fructueuse possédant en soi sa puissance sémentielle selon la sienne : et Lui, l’Etre des êtres, considérant ces choses, avait vu qu’elles seraient bonnes.

13. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la troisième manifestation phénoménique.

14. Déclarant encore sa volonté, il avait dit, Lui-les-Dieux : il y aura, dans l’Expansion éthérée des cieux, des Centres de lumière, destinés à opérer le mouvement de séparation entre le jour et la nuit, et à savoir episteme
saber
savoir
ciência
science
ciencia
de signes à venir, et pour les divisions temporelles, et pour les manifestations phénoméniques universelles, et pour les mutations ontologiques des êtres.

15. Et ils seront, ces Centres de lumière, comme des foyers sensibles chargés de faire éclater la Lumière intelligible sur la terre : et cela s’était fait ainsi.

16. Et il avait déterminé, Lui, l’Etre des êtres, l’existence potentielle de cette Dyade dualité
dyade
duality
dualidad
dualidade
de grands foyers lumineux ; destinant le plus grand à la représentation du jour, et le plus petit à celle de la nuit ; et il avait déterminé aussi l’existence des facultés virtuelles de l’Univers Univers L’Univers est un tissu fait de nécessité et de liberté, de rigueur mathématique et de jeu musical ; tout phénomène participe de ces deux principes. [Frithjof Schuon] , les étoiles.

17. Les préposant dans l’expansion éthérée des cieux, ces foyers sensibles, pour faire éclater la lumière intelligible sur la terre.

18. Pour représenter dans le jour et dans la nuit, et pour opérer le mouvement de séparation entre la lumière et l’obscurité : et considérant ces choses, Lui, l’Etre des êtres, il avait vu qu’elles seraient bonnes.

19. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la quatrième manifestation phénoménique.

20. Ensuite il avait dit, Lui-les-Dieux : les Eaux émettront à foison les principes vermiformes et volatiles d’une âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
de Vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. , mouvante sur la terre, et voltigeante dans l’expansion éthérée des cieux.

21. Et Lui, l’Etre des êtres, avait créé l’existence potentielle de ces immensités corporelles, légions de monstres marins, et celle de toute âme de Vie, animée d’un mouvement reptiforme, dont les eaux émettaient à foison les principes, selon leur espèce, et celle de tout oiseau à l’aile forte et rapide, selon son espèce : et considérant ces choses, Lui-les-Dieux, il avait vu qu’elles seraient bonnes.

22. Il avait béni ces êtres, et leur avait déclaré sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous, et remplissez les eaux des mers ; afin que l’espèce volatile se multiplie sur la terre.

23. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la cinquième manifestation phénoménique.

24. Et Lui-les-Dieux avait dit encore : la Terre émettra de son sein un souffle de vie selon son espèce, animé d’un mouvement progressif, quadrupède et reptile. Animalité terrestre, selon son espèce ; et cela s’était fait ainsi.

25. Il avait donc déterminé, Lui, l’Etre des êtres, l’existence potentielle de cette Animalité terrestre, selon son espèce, et celle du Genre quadrupède, selon son espèce ; et considérant ces choses, il avait jugé qu’elles seraient bonnes.

26. Continuant ensuite à déclarer sa volonté, il avait dit, Lui-les-Dieux : nous ferons Adam, l’Homme homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
universel, en notre ombre réfléchie, suivant les lois de notre action assimilante ; afin que, puissance collective, il tienne universellement l’empire, et domine à la fois, et dans le poisson des mers, et dans l’oiseau des cieux, et dans le quadrupède, et dans toute l’animalité, et dans toute vie reprit forme forme
idea
eidos
eîdos
idéa
En philosophie, on oppose la forme à la matière dans les cas généraux. Chez Aristote, c’est ce vers quoi tend tout changement : elle est à la fois l’acte, l’essence, la perfection, et le principe d’unité de chaque être. (Wikipédia)
se mouvant sur la terre.

27. Et Lui, l’Etre des êtres, avait créé l’existence potentielle à’Adam, l’Homme universel, en son ombre réfléchie ; en son ombre divine il l’avait créé ; et, puissance collective, l’avait identifié ensemble mâle et femelle.

28. Il avait béni son existence collective, et lui avait déclaré collectivement sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous ; remplissez la Terre et subjuguez-la ; tenez universellement l’empire et dominez dans le poisson des mers, et dans l’oiseau des cieux, et dans toute chose jouissant du mouvement vital sur la Terre.

29. Et il avait également déclaré, Lui-les Dieux ; voici : je vous ai donné sans exception, toute herbe germant d’un germe inné, sur la face de la Terre entière, ainsi que toute substance portant son fruit propre, et possédant en soi sa puissance sémentielle, pour vous servir d’aliment.

30. Et à toute animalité terrestre, et à toute espèce de volatile, d’être reptiforme se mouvant sur la terre, et possédant en soi le principe inné d’un souffle animé de vie, j’ai donné en totalité l’herbe verdoyante pour aliment. Et cela s’était fait ainsi.

31. Alors, considérant toutes ces choses qu’il avait faites en puissance, comme présentes devant lui, il avait vu, Lui-les-Dieux, qu’elles seraient bonnes selon leur mesure. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la sixième manifestation phénoménique.

Chapitre II. — LA DISTINCTION

18. Ensuite il dit, IHÔAH, l’Etre des êtres : il n’est pas bon qu’Adam soit dans la solitude de lui-même, je lui ferai une compagne, une aide élémentaire, émanée de lui-même et formée dans la réflexion de sa lumière.

19. Or, il avait formé, hors de l’Elément adamique, toute l’animalité de la nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
terrestre, et toute l’espèce volatile des cieux ; il les fit venir vers Adam pour voir quel nom relatif à lui-même cet Homme universel assignerait à chaque espèce ; et tous les noms qu’il assigna à ces espèces, dans leurs rapports avec lui, furent l’expression de leurs rapports avec l’Ame universelle.

20. Ainsi donc, Adam assigna des noms à l’espèce entière des quadrupèdes, à celle des oiseaux, et généralement à toute l’animalité de la nature ; mais il fut loin d’y trouver cette compagne, cette aide élémentaire, qui, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière, devait lui présenter son image réfléchie.

21. Alors IHÔAH, l’Etre des êtres, laissa tomber un sommeil profond et sympathique sur cet Homme universel, qui s’endormit soudain ; et rompant l’unité l'unité "Il faut élever cette fine pointe de l’âme, selon laquelle nous sommes unité. Nous participons au Premier, duquel dérive pour toutes choses l’unification, selon l’unité et pour ainsi dire la fleur de notre essence, grâce à laquelle nous nous attachons principalement au Divin. Partout, en effet, ’c’est par le semblable qu’est appréhendé le semblable’, les principes les plus élevés d’unification des êtres par ce qu’il y a d’un dans l’âme. De toutes nos activités, c’est ici la plus haute : par elle nous devenons possédés de Dieu." (Proclus) de ses enveloppes extérieures, il prit l’une d’elles, et revêtit de forme et de beauté beleza
belo
beauté
beau
beauty
belleza
corporelle sa faiblesse originelle.

22. Ensuite il rétablit cette enveloppe qu’il avait extraite de la substance même d’Adam, pour la faire servir de base à celle d’Aïsha, sa compagne intellectu intellect
noûs
L’Intellect est l ’« oeil du coeur » ou l’organe de la connaissance directe. Il se projette dans l’âme individuelle en se limitant et se polarisant ; il se manifeste sous un triple aspect, ou si l’on préfère, il se scinde en trois modes : l’intelligence, la volonté et le sentiment. [Frithjof Schuon]
elle ; et il l’amena vers lui.

23. Et Adam, déclarant sa pensée, dit : celle-ci est véritablement substance de ma substance, et forme de ma forme ; et il l’appela Aïsha, faculté volitive efficiente, à cause causa
cause
aitia
aitía
aition
du principe volitif intellectuel Aïsh, dont elle avait été tirée en substance.

Chapitre III. — L’EXTRACTION.

1. Cependant, Nahash, l’Attract originel, la Cupidité, cette ardeur interne, appétante, était la passion entraînante de la vie élémentaire, le principe intérieur de la Nature, ouvrage de IHOAH. Or, cette Passion insidieuse dit à Aïsha, la faculté volitive d’Adam : pourquoi vous a-t-il recommandé, Lui-les-Dieux, de ne pas vous alimenter de toute la substance de la sphère organique ?

6. Aïsha, la faculté volitive, ayant considéré qu’en effet cette substance, mutuellement désirée par le sens du goût et par celui de la vue, paraissait bonne, et la flattait agréablement de l’espoir d’universaliser son intelligence intelligence Notre intelligence n’est pleinement humaine que par les vérités concernant Dieu et nos fins dernières. Elle opère la compréhension de Dieu, du monde, de l’homme. [Frithjof Schuon] , détacha de son fruit et s’en nourrit ; et en donna aussi avec intention à Aïsh, son principe intellectuel, auquel elle était étroitement unie ; et il s’en nourrit.

7. Et soudain leurs yeux s’ouvrirent également ; et ils connurent qu’ils étaient dénués de vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
, de lumière propre, stériles, révélés dans leur obscur principe. Ils firent alors naître au-dessus d’eux une élévation ombreuse, voile de tristesse tristesse
lype
Selon Jean-Claude Larchet (Thérapeutique des maladies spirituelles), au lieu d’utiliser la tristesse, "passion naturelle et irréprochable", pour pleurer ses péchés et s’affliger de son éloignement de Dieu et de la perte des biens spirituels, l’homme l’utilise au contraire à pleurer la perte de biens sensibles, s’afflige de n’avoir pu satisfaire tel désir, ni obtenir un plaisir attendu, ou encore d’avoir subi tel désagrément dans ses rapports avec ses semblables. Il fait de la tristesse une maladie de l’âme.
mutuelle et de deuil ; et ils se firent des vêtements passagers.

17. Et à l’Homme universel, Adam, il dit ensuite : puisque tu as prêté l’oreille à la voix de ta faculté volitive, et que tu t’es nourri de cette substance, de laquelle je t’avais expressément recommandé de ne t’alimenter nullement, maudit soit l’élément adamique, homogène, et similaire à toi, relativement à toi : avec angoisse Angst 
angoisse
angústia
anxiety
angustia
angstbereit
prêt à l’angoisse
ängsten
s’angoisser
angustiar-se
tu seras forcé d’en alimenter tous les moments de ton existence.

18. Et les productions tranchantes, et les productions incultes et désordonnées, germeront abondamment pour toi : tu te nourriras des fruits acres et désordonnés de la Nature élémentaire.

19. Tu t’en nourriras dans l’agitation continuelle de ton esprit, et jusqu’au moment de ta réintégration à l’Elément adamique, homogène et similaire à toi : car, comme tu as été tiré de cet élément, et que tu en es une émanation emanação
émanation
emanación
emanation
spiritueuse, ainsi, c’est à cette émanation spiritueuse que tu dois être réintégré.

23. IHOAH, l’Être des êtres, l’isola de la sphère organique de la sensibilité temporelle, afin qu’il élaborât et servît avec soin cet Elément adamique, hors duquel il avait été tiré.

24. Ainsi, il éloigna de son poste cet Homme universel, et fit résider, du principe de l’antériorité des temps temps Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. à la sphère sensible et temporelle, un être collectif appelé Cherubim, semblable à la puissance multiplificatrice universelle, armé de la flamme incadescente de l’extermination, tourbillonnant sans cesse sur elle-même, pour garder la route de la substance élémentaire des Vies.