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André Tanner - sélection et organisation thématique

Saint-Martin - DE L’INSPIRATION

vendredi 12 octobre 2007

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Malheur à quiconque me reprocherait de prêcher ici en faveur de ce que le vulgaire appelle inspiré ! Je sais trop, ainsi que toi, combien ce mot est peu de mise, pour que j’ose le prononcer et en prendre la défense ; mais la peur peur
frayeur
medo
miedo
fear
La peur est la résistance ou le rejet à ce qui EST.
des mots ne doit pas nous aveugler l’un L'Un
hen
hén
L’Un, en philosophie ou en mystique, désigne le Principe suprême, souvent donné comme impensable et ineffable. Historiquement, cette notion prend tout son essor, en philosophie, à partir du néoplatonisme de Plotin au milieu du IIIe siècle. Grammaticalement, le mot « un » est ici employé comme substantif et avec majuscule (comme « Dieu » ou « Être »). Le mot s’oppose principalement à Multiple (dès Platon) et entre dans la liste des transcendantaux (avec Être, Bien, Vrai, Beau... qui sont au-delà des catégories et peuvent se convertir : Un = Bien = Beau). C’est l’Un-Dieu, l’Un-principe, mesure suprême.
et l’autre sur la nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
des choses, et c’est l’essence essence
ousía
Les termes "substance" et "essence" sont souvent synonymes, mais à rigoureusement parler, le premier terme suggère une continuité, et le second, une discontinuité ; le premier se référant plutôt à l’immanence, et le second, à la transcendance. [Frithjof Schuon]
caractéristique de l’homme homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
qui me conduit d’elle-même aux démonstrations que je te soumets.

D’ailleurs, en accordant de tout mon cœur coeur
kardia
cœur
coração
coración
heart
la radiation de ce mot si réprouvé, et avec lequel on pourrait réprouver tout, il faudra aussi qu’on m’accorde que s’il a fait commettre une erreur, c’est une erreur bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
pardon pardon Si l’homme demande pardon à Dieu, c’est, en dernière analyse, pour se conformer à une réalité normative, à la vérité tout court. [Frithjof Schuon] nable ; car, lorsque j’examine la nature physique, j’y vois qu’aucunes substances substance
ousia
substances
Des points de vue philosophique ou métaphysique, la substance est la réalité permanente qui sert de substrat aux attributs changeants. La substance est ce qui existe en soi, en dessous des accidents, sans changements ; ce qui en fait un concept synonyme de l’essence. Elle s’oppose aux accidents variables, qui n’existent pas en eux-mêmes, mais seulement dans la substance et par la substance. Le terme vient du latin substare, se tenir debout ; de substantia, ce qui est dessous, le support.
, qu’aucunes matières organisées ne peuvent exister Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
et remplir leur loi sans une sorte d’insufflation de la vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. , de l’air qui les pénètre, qui les réactionne, et qui, s’il se retire, les laisse dans la mort mort La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages. et dans la nullité ; j’y vois aussi que plus l’air qu’elles respirent est pur et abondant, plus elles jouissent de leur force et de leur santé. Pourquoi donc l’homme esprit esprit
pneuma
L’esprit est constitué par l’ensemble des facultés intellectuelles. Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions. En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.
n’aurait-il pas également besoin de la réaction d’un mobile qui eût de l’affinité avec lui, qui fît sortir de lui toute la vigueur de ses propriétés radicales, et à l’égard duquel il fût dans la dépendance, comme les corps Körper
corpo
corps
soma
cuerpo
body
de la nature le sont à l’égard de l’air de notre atmosphère ? Et sous ce rapport Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
, je ne vois pas comment, sur la terre terre L’ordre "terrestre", - qu’il s’agisse de notre terre ou d’autres mondes analogues qui nous restent forcément inconnus, l’ordre "terrestre" donc est ce monde purement "naturel" que nous avons mentionné plus haut. [Frithjof Schuon] , il y aurait un seul homme qui ne fût pas inspiré. La seule chose qu’il y aurait à examiner scrupuleusement, ce serait l’espèce d’inspiration inspiration
inspiratio
Une inspiration est une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu’un ou quelque chose peut inspirer une nouvelle idée. (Wikipédia)
de chacun d’eux, car l’air peut avoir également différentes qualités dans l’une et dans l’autre de ces deux dualité
deux
dyade
Quand la dualité est horizontale, elle exprime les pôles "actif" et "passif" ; quand elle est verticale, elle exprime les degrés "absolu" et "relatif", dans l’Ordre divin d’abord et dans l’ordre cosmique ensuite. [Frithjof Schuon]
régions.

(Lettre à un ami sur la Révolution française.)