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Le mystère du signe

Borella : SEMEION

Jean Borella

dimanche 9 novembre 2014

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

Le « signe » (semeion), qu’on rencontre si fréquemment sous la plume de l’évangéliste, ne perd presque jamais sa signification de « miracle » ou de « prodige » attestant, aux yeux de ceux qui ne peuvent entrer véritablement dans la connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
directe du mystère mystère
mysterion
mystères
Du grec musterion, fermer les yeux ou la bouche. Désigne un secret, les pratiques et les rites réservées aux initiés, un objet de difficile connaissance, et l’initiation des doctrines secrètes. (V. Siret)
christique, qu’une incontestable puissance acte
puissance
energeia
dynamis
divine est présente en cet homme homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
. Il faut maintenir fermement cette interprétation contre une exégèse soucieuse de se faire pardon pardon Si l’homme demande pardon à Dieu, c’est, en dernière analyse, pour se conformer à une réalité normative, à la vérité tout court. [Frithjof Schuon] ner l’inconvenance rationaliste d’une foi
foi
faith
pistis
Croire sincèrement, c’est croire comme si on voyait ; c’est admettre avec tout notre être ; c’est donc se détacher du multiple, du divers, de tout ce qui n’est pas l’Un ; c’est toute la voie, jusqu’à l’union. [Schuon]
ainsi fondée sur la thaumaturgie, et qui transformerait aisément tous les miracles en purs « symbol symbolon
symbolisme
symboles
symbole
Étymologie grecque : sym-balleîn = « jeter ensemble ». Correspondance naturelle de signifiant à signifié, chez les ésotéristes. (Pierre Riffard)
es », fruits de la pieuse imagination de la communauté primitive. Cela est impossible. Les textes sont tout à fait explicites à cet égard, et il faut les prendre pour ce qu’ils sont et avec l’intention qu’ils expriment si nettement de nous présenter un homme investi de pouvoirs tout à fait extraordinaires. Telle est, au demeurant, la preuve que le Christ donne aux envoyés de S. Jean-Baptiste venus l’interroger de la part de leur maître emprisonné : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute chute
queda
decadência
caída
fall
 ! » (Lc VII, 22-23).

Il faut observer cependant, avant d’aborder le texte johannique lui-même, que, dans le Nouveau Testament, le terme de « puissance », presque toujours au pluriel (dynameis), ne se trouve que trois trinité
trois
triade
ternaire
L’archétype divin de tous les ternaires positifs est la trinité védantine Sat, Chit, Ananda : Dieu, à partir de son Essence surontologique, est pur "Être", pur "Esprit", pure "Félicité". Quand la trinité est horizontale, elle exprime les facultés a priori divines ; quand elle est verticale, elle exprime les tendances cosmiques. [Frithjof Schuon]
fois dans la bouche du Christ et n’est donc guère employé que par les témoins des miracles [1]. Par ailleurs, S. Jean ne l’utilise jamais dans son évangile, qui ne connaît que semeion pour exprimer cette notion. Que signifie donc ce terme sous sa plume ? [2]

Une indication peut nous être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
fournie par un syntagme, traditio diadosis Selon René Guénon, la Tradition, est par essence d’origine « supra-humaine », c’est même très exactement là sa juste définition et rien de ce qui est traditionnel ne peut être qualifié de tel sans la présence de cet élément fondamental, vital et axial, qui en détermine le caractère propre et authentique. (Jean-Marc Vivenza, DICTIONNAIRE DE RENÉ GUÉNON) nnel dans la littérature juive, fréquent dans les Actes des Apôtres et les épîtres de S. Paul, et que Jean utilise une fois : il s’agit de la formule semeia kai terata dans laquelle les prodiges sont liés aux signes. Ce syntagme traduit l’hébreu ’ôtôt we-môphetîm. Or, comme le remarque Dodd, si le singulier mophet signifie bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
miracle, le singulier ’ôt, que traduit semeion, n’implique pas l’idée de merveilleux et de prodige : « par lui-même, ce terme désigne ce qui garantit ou témoigne d’un accord passé entre deux dualité
deux
dyade
Quand la dualité est horizontale, elle exprime les pôles "actif" et "passif" ; quand elle est verticale, elle exprime les degrés "absolu" et "relatif", dans l’Ordre divin d’abord et dans l’ordre cosmique ensuite. [Frithjof Schuon]
hommes ou entre Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes. et l’homme ». Etonnante rencontre ! c’est exactement la définition que nous avons trouvée pour le symbolon symbolon
symbolisme
symboles
symbole
Étymologie grecque : sym-balleîn = « jeter ensemble ». Correspondance naturelle de signifiant à signifié, chez les ésotéristes. (Pierre Riffard)
. Nous avions d’ailleurs déjà observé cette équivalence de semeion et de symbolon à propos du serpent serpent La symbolique du serpent est l’une des plus profondes et complexes. Il n’est guère de cultures et de mythologies qui n’aient leur Grand Serpent, presque toujours marin et ambigu, sinon ambivalent. d’airain, dans la Bible grecque, le second terme explicitant le premier. Et sans doute est-ce là l’une des sources de la dimension symbolique du « signe » johannique.

Mais il en est peut-être une autre. Philon d’Alexandrie Alexandrie
Alexandria
L’École d’Alexandrie désigne le mouvement platonicien qui a fleuri à Alexandrie entre le IVe et le VIIe siècles apr. J.-C., dont l’initiateur avait été Ammonius Saccas, le maître de Plotin. (d’après Y. Lafrance)
n’associe pas seulement allegoria et symbolon, comme nous l’avons déjà souligné. Il présente aussi de nombreuses occurrences du couple semeion-symbolon. A propos des arbres du Paradis Paradis Tout le drame qui se joue entre l’Infini et l’Existence se trouve symbolisé dans l’histoire du Paradis terrestre. Tout le problème est dans le fait que le serpent se trouvait au Paradis. S’il n’y avait pas été, le Paradis eût été Dieu, ou plutôt, il n’aurait pas pu avoir d’existence séparée. Exister, c’est ne pas être Dieu, donc être « mauvais ». Frithjof Schuon] , par exemple, qui sont « beaux à regarder » et « bons à manger », Philon explique que la première formule est « le symbolon de leur valeur contemplative » et la deuxième « un semeion de leur valeur utilitaire et pratique » [3]. Assurément, nous avons affaire ici à un sens plus technique techne
tékhnê
Une technique (du grec τέχνη, art, métier savoir-faire) est une ou un ensemble de méthodes, dans les métiers manuels elle est souvent associée à un tour de main professionnel.
et plus intellectu intellect
noûs
L’Intellect est l ’« oeil du coeur » ou l’organe de la connaissance directe. Il se projette dans l’âme individuelle en se limitant et se polarisant ; il se manifeste sous un triple aspect, ou si l’on préfère, il se scinde en trois modes : l’intelligence, la volonté et le sentiment. [Frithjof Schuon]
el que chez S. Jean. Mais il prouve au moins qu’à l’époque où son évangile est rédigé en grec, pour le public auquel il s adresse, un semeion est bien véritablement un signe symbolique.

Cependant, ce n’est pas seulement la philologie qui nous assure que, chez S. Jean, les sèméïa « sont si bien l’épiphanie de la chose même, c’est-à-dire de la divinité divin
divinité
Ce terme désigne la qualité d’être un dieu ou une déesse (une déité), ou Dieu (la Déité). Il est alors synonyme de divinité en tant que substantif.
du Christ, que la foi produite par le semeion équivaut pour lui à une " vision " de la gloire du Christ et de Dieu dans le Christ » [4]. C’est, plus profondément, la métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
qui structure structure D’une manière générale, la façon dont les éléments participants d’un système sont organisés entre eux. Un phénomène est dit structurel (opposé à conjoncturel) s’il est inhérent au mode d"organisation d’un système, d’une société. implicitement son évangile [5].

Cette métaphysique implicite s’exprime à travers les symboles qu’utilise S. Jean et la manière dont il en parle. Sans même évoquer ici l’arrière-plan sacramentel et liturgique qui confère à la mention de l’eau l’eau
água
water
, du pain, du vin, leur signification de symboles religieux, il faut noter l’insistance avec laquelle S. Jean parle de la « vraie lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles.  » (I, 9). Vrai, ici, signifie réel. Et s’il y a une vraie vigne, une vraie lumière, un pain véritable (celui qui vient du ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
), c’est qu’il y a une lumière, une vigne, un pain apparents, qui n’ont que l’ombre de la réalité. Et que peuvent-ils être, sinon les réalités sensibles, telles que nous les connaissons, ombres — mais aussi images — des réalités intelligibles ? Faut-il admettre que S. Jean a connu Platon ? Nous n’en savons rien rien Le mot rien désigne une absence de chose(s), sans la notion de dénombrement ou de concept mathématique qui s’attache au nombre zéro. « Il n’y a rien ici » signifie qu’aucun objet n’est présent, sans a priori sur la nature des objets qui auraient pu se trouver à l’endroit considéré. . Mais, comme le déclare Dodd, « toute philosophie religieuse en ce temps temps Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. -là supposait la conception, sous une forme forme
idea
eidos
eîdos
idéa
En philosophie, on oppose la forme à la matière dans les cas généraux. Chez Aristote, c’est ce vers quoi tend tout changement : elle est à la fois l’acte, l’essence, la perfection, et le principe d’unité de chaque être. (Wikipédia)
ou sous une autre, d’un kosmos noetos, d’un monde de réalités invisibles dont le monde visible est une copie. Que l’évangéliste prenne à son compte une philosophie de cet ordre paraît clair. Sa phos alethinon, c’est la lumière archétype, auto ta phôs, dont toute lumière visible de ce monde [6] est mimèma ou symbole ».

Mais, inversement, c’est cette participation participation Traduit métochè et désigne le pouvoir qu’on les énergies incrées de créer et de modeler les êtres. (glossaire de La Philocalie) à l’archétype éternel ou céleste qui fonde la réalité des êtres visibles. « Le pain, la vigne, l’eau, la lumière ne sont pas de simples exemples ou analogies. Une vigne, dans la mesure où elle est effectivement une vigne, incarne l’idée étemelle de Vigne. Ce n’est que dans la mesure où elle y parvient qu’elle a un sens et qu’à rigoureusement parler elle existe ». On ne saurait mieux exprimer la nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
platonicienne de toute symbolique sacrée. Et ce qui vaut pour des réalités cosmiques vaut aussi pour des événements historiques, des faits et gestes, et même des noms de lieux. Ainsi de la piscine de Siloé où Jésus envoie se laver l’aveugle-né, et dont Jean nous dit (IX, 7) qu’il faut l’« interpréter » (hermèneuetai) comme signifiant l’« Envoyé » (apestalmenos), c’est-à-dire le Christ lui-même, puisque Chîlôah (= Siloé) désigne, en hébreu, un « canal adducteur » qui « envoie » l’eau dans un bassin. Il en résulte que les actes du Logos logos Le Logos est au centre : d’une part il se place au-dessous du pur Absolu et au-dessus du monde "naturel" et "profane", et d’autre part il combine le "céleste" et le "terrestre" - ou le "divin" et l’"humain" - du fait qu’il englobe la dimension déjà relative du Principe et la manifestation de ce Principe au centre cosmique. Le Logos est "Parole incréée" ; il est "vrai homme et vrai Dieu". [Frithjof Schuon] incarné, tel le miracle de Cana, la multiplication, la guérison de l’aveugle-né, ceux-là mêmes que S. Jean qualifie de « signes », sont essentiellement des symboles, en vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
de ce que Dodd appelle « l’unité l'unité "Il faut élever cette fine pointe de l’âme, selon laquelle nous sommes unité. Nous participons au Premier, duquel dérive pour toutes choses l’unification, selon l’unité et pour ainsi dire la fleur de notre essence, grâce à laquelle nous nous attachons principalement au Divin. Partout, en effet, ’c’est par le semblable qu’est appréhendé le semblable’, les principes les plus élevés d’unification des êtres par ce qu’il y a d’un dans l’âme. De toutes nos activités, c’est ici la plus haute : par elle nous devenons possédés de Dieu." (Proclus) intrinsèque du symbole et de la réalité symbolisée ». Ainsi, l’histoire elle-même n’a de consistance et de réalité que par ce qui s’incarne en elle d’intemporel et de sacré. Nulle hésitation, chez S. Jean, entre une pensée « symboliste », mais fabulatrice et irréaliste, et une pensée historicisante et littéraliste. Cette oscillation qui paraît constitutive de l’herméneutique occidentale, au moins depuis la prétendue Renaissance, en sorte qu’on ne peut affirmer la réalité historique que contre le symbolisme, et le symbolisme qu’en niant l’histoire, S. Jean l’ignore purement et simplement. Et plus encore, il ne la comprendrait même pas.

Nous pouvons donc conclure que le signe inductif se transforme en signe symbolique par conversion du sens de sa naturalité. La naturalité du symbole n’est plus seulement fondée sur l’ordre naturel de la causalité causalidade
causalité
causalidad
causality
 : la nature, ici, c’est la nature des choses ou essence essence
ousía
Les termes "substance" et "essence" sont souvent synonymes, mais à rigoureusement parler, le premier terme suggère une continuité, et le second, une discontinuité ; le premier se référant plutôt à l’immanence, et le second, à la transcendance. [Frithjof Schuon]
. Sans doute la causalité efficiente n’est-elle pas perdue de vue, mais elle est absorbée par une relation Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
plus profonde, qui est celle de la participation ontologique du visible à l’essence de l’invisible, grâce à laquelle et dans laquelle il en devient la manifestation manifestation Métaphysiquement, la manifestation ne peut être envisagée que dans sa dépendance à l’égard du Principe Suprême, et à titre de simple « support » pour s’élever à la Connaissance transcendante, ou encore, si l’on prend les choses en sens inverse, à titre d’application de la Vérité principielle ; dans tous les cas, il ne faut voir, dans ce qui s’y rapporte, rien de plus qu’une sorte d’« illustration » destinée à rendre plus aisée la compréhension du « non-manifesté », objet essentiel de la métaphysique, et à permettre ainsi, comme nous le disions en interprétant la [26] dénomination des Upanishads, d’approcher de la Connaissance par excellence. (René Guénon, L’Homme et son devenir selon le Vedanta) et l’épiphanie.


Voir en ligne : Jean Borella


[1C’est en effet par ce terme de « miracle » que les Bibles françaises traduisent le grec dynameis (Mt., VII, 22 ; etc.). Mais le mot miraculum est absent du Nouveau Testament latin, qui rend dynameis par virtutes.

[2Nous suivrons présentement les analyses que C.H. Dodd a consacrées au symbolisme chez S. Jean dans son Interprétation du quatrième évangile, pp. 175-187.

[3Legum Allegoriae, I, 58 ; cité par Dodd, Interprétation, p. 186.

[4Hans Urs von Balthasar, La gloire et la croix, t I, Apparition, p. 112.

[5Une telle formulation pourra soulever quelques objections, les tenants d’un certain existentialisme chrétien ne voyant dans la métaphysique qu’une trahison conceptuelle d’un message qui s’adresse d’abord à notre être : le Christ veut nous sauver, ou nous provoquer à notre liberté, non nous enseigner une philosophie, ce qui d’ailleurs paraît incompatible avec la nature éminemment concrète de l’esprit sémitique. Ses paroles sont présence impulsive, non-description spéculative. Mais il faut en prendre son parti : ou la métaphysique est pure vanité, et la cause est entendue, ou bien elle énonce le vrai, et alors son message est celui de la réalité de l’être, c’est-à-dire qu’elle nous parle, à sa manière intellectuelle, de cela même dont parlent les Ecritures sacrées à leur manière concrète et directe. Le refus de la métaphysique exprime, surtout chez les exégètes, l’étroitesse et même la fausseté de la conception qu’ils s’en font

[6C’est ainsi que Jean désigne la lumière du soleil (to phos tou kosmou toutou, XI, 9).