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Görres - La mystique divine, naturelle et diabolique - INTRODUCTION.

Joseph von Görres (1776-1848)

vendredi 12 octobre 2007

Görres, Joseph von (1776-1848) ; ouvrage trad. de l’allemand par M. Charles Sainte-Foi. Paris : Mme Yve Poussielgue-Rusand, 1854-1855

Dieu, quoiqu’unique dans son essence, est trine dans sa personnalité. Le monde créé, quoiqu’unique dans la pensée divine qui la produit, est triple dans ses manifestations. On y distingue, en effet, trois sortes d’êtres : les uns spirituels et invisibles, les antres visibles et matériels, et enfn les êtres organiques, qui forment le lien entre les premiers et les seconds. Parmi ceux-ci, l’homme réunit dans l’unité de sa personne les trois sortes d’êtres qui composent la création tout entière. Il peut ainsi entrer dans un rapport plus ou moins intime avec chacun d’eux, et chacun de ces rapports peut fonder une mystique différente. Il peut se tourner vers la nature et se livrer pour ainsi dire à elle. De là résulte une mystique naturelle qui a des formes, des degrés et produit des phénomènes divers. Mais dans tous ces états c’est toujours la vie inférieure et organique qui entre dans un rapport plus intime avec les différents domaines de la nature, et qui entraine avec elle, par la sympathie qui les unit à elle, les puissances spirituelles de l’homme et les organes supérieurs qni leur servent d’instruments.

En regard de cette mystique familière à l’antiquité païenne, apparait une autre mystique plus élevée, qui a son point do départ et son siège dans les facultés spirituelles de l’homme ; et de là, pénétrant les systèmes nerveux supérieurs, tisse en quelque sorte elle-même les liens mystérieux qui la mettent dans un rapport immédiat avec le monde des esprits. Puis, agissant sur la vie inférieure, elle pénètre de degré en degré jusque dans la partie la plus intime de la nature. C’est alors que se développent les formes diverses de la clairvoyance et du magnétisme animal, particulières à notre époque, où le système nerveux et l’élément psychique ont une prédominance si marquée. Toutes ces formes, en effet, malgré la variété de leurs phénomènes extérieurs, ont leur foyer dans la vie psychique, et leur instrument dans les systèmes nerveux, d’où elles étendent leurs ramifications jusque dans les domaines les plus profonds de la nature. Cette mystique psychique ou animale met l’homme en rapport, dans le monde des esprits, principalement avec les âmes des défunts.

Ainsi la mystique psychique des temps modernes, de même que celle des temps anciens, est essentiellement profane. L’une et l’autre, chacune à sa manière, mettent la créature en rapport avec la créature ; et comme elles ne s’élèvent point au-dessus du monde créé, elles sont du ressort de la science, dont elles forment comme la métaphysique pratique. Mais à côté de ce mysticisme naturel, nous en trouvons un autre, lequel s’élève jusqu’à Dieu, et produit une mystique religieuse et surnaturelle qui n’est plus du ressort de la science, mais du ressort de l’Église. Elle a cependant aussi deux cotés sous lesquels on peut l’envisager. Dieu, en effet, peut être considéré dans son essence, ou comme s’unissant à la nature humaine dans l’incarnation. De là une double mystique religieuse, dont l’une, prenaut pour point de départ le Verbe fait homme, s’élève jusqu’à la Divinité, tandis que l’autre, partant de l’essence divine, descend par degrés vers les créatures. La première se manifeste sous deux formes diverses, correspondant aux deux natures du Verbe incarné, tandis que l’autre, s’attachant a l’essence de Dieu, est simple comme elle. Mais dans chacune de ces mystiques la nature physique et le monde des esprits soulèvent le voile qui en cache les mystères à nos yeux ; et Dieu lui-même, diitis la dernière, permet à l’homme de plonger son regard dans les profondeurs de son être.

Si nous considérons la mystique naturelle dans ses rapports avec la mystique religieuse, nous devons reconnaître que celle-ci est de beaucoup plus digne et plus élevée que la première. Celle-ci néanmoins n’a rien de mauvais en soi ; car la créature est l’ouvrage de Dieu, est dans un rapport nécessaire avec lui. La mystique naturelle n’est donc point étrangère à l’autre, mais elle en forme au contraire la base naturelle. Cependant on ne peut disconvenir qu’il n’y ait là un danger, depuis que le péché a séparé Dieu de la créature. Les suites de cette faute originelle se sont fait sentir jusque dans les derniers domaines de la nature physique, et il en est résulté dans celle-ci une division profonde. Depuis ce temps, elle renferme un double élément, l’un salutaire et conservateur, l’autre mauvais et contagieux. La mort et la vie, la loi de la chair et celle de l’esprit, le mensonge et la vérité luttent incessamment l’un contre l’autre. Le monde des esprits lui-même a pris part a cette scission déplorable, et se partage en esprits bons et mauvais. Il résulte de là que tout ce qu’il y a de bien est avec Dieu et agit sous sa dépendance, tandis que tout ce qui est mauvais lutte et combat contre lui. Dans cette lutte, les puissances lumineuses cherchent à maintenir l’ordre, l’harmonie et la beauté de la nature extérieure, tandis que les puissances infernales cherchent à y porter le trouble et la confusion en les soulevant contre Dieu. Tout ce qu’il y a de vrai, de bon dans le monde moral a son point de départ, son centre et son but en Dieu, tandis que tout ce qu’il y a de faux., de désordonné et de mauvais vient d’une manière quelconque du démon et retourne à lui.

Les deux cités se rencontrent donc partout et toujours, et l’opposition qui les sépare est irréconciliable. Mais la supériorité du bien sur le mal se montre en ce que le premier, lors même qu’il semble victorieux, rentre encore malgré lui dans l’ordre que Dieu a établi, et en assure tôt ou tard le triomphe. Cette opposition doit se reproduire dans les divers domaines de la mystique. L’homme, placé entre les deux royaumes, celui de la lumière et celui des ténèbres, trouve, et dans le bien qui lui est resté, et dans le mal dont le péché a déposé le foyer dans son être, des liens qui peuvent le rattacher à l’une ou à l’autre de ces deux cités. Dans l’un et l’autre cas, il sort en quelque sorte de soi-même, avec cette différence que dans l’un il est élevé au-dessus de sa nature, tandis que dans l’autre il descend au-dessous d’elle.

C’est ainsi que la mystique naturelle de l’antiquité a cherché, d’un côté, dans les pierres, dans les plantes et les animaux les moyens de se mettre en rapport avec les puissances destructrices de la nature et à reculer les bornes de son pouvoir ; et telle est l’origine de la magie noire ; tandis que, d’un autre côté, les tribus sacerdotales fondaient la magie blanche, en cherchant à découvrir ou à développer dans la nature les éléments salutaires qu’elle renferme.

Dans ses rapports avec le monde des esprits, la mystique de l’antiquité a suivi la même direction. Tantôt, s’adressant aux esprits de l’abîme, elle a cherché à se les rendre favorables et à leur arracher leurs secrets par des enchantements, des formules mystérieuses, des conjurations, des amulettes et des talismans ; et de là est venue la goétie. Tantôt, s’adressent aux puissances de la lumière, elle s’est développée sous la forme de la théurgie. La même opposition se retrouve encore de nos jours dans la clairvoyance magnétique, et produit deux directions contraires, dont les effets sont visibles pour tout esprit attentif.

Le monde moral étant partagé aussi entre le bien et le mal, la division que le péché y a introduite doit se reproduire dans la mystique religieuse. Dès que l’une entre dans ces régions supérieures, elle se trouve sollicitée des deux côtés par des puissances contraires, et obligée de prendre un parti. De là une double mystique, dont l’une met l’homme en rapport avec les démons et l’autre avec les anges lumineux. La première se rattache par des liens intimes avec la magie noire ou la goétie, tandis que l’autre a une affinité secrète avec la magie blanche ou la théurgie. Mais comme l’homme garde toujours sa liberté, et que le bien et le mal se touchent continuellement en lui, il peut toujours, lors même qu’il a pris un parti, se retourner de l’autre coté. Lorsqu’il s’est décidé pour le bieu, et que son esprit, par suite de ce choix, est entré dans les sublimes régions de la lumière, il peut de là parcourir sans danger les sombres domaines de la nuit, et en contempler les mystères dans les visions terribles. Mais aussi les puissances infernales peuvent, par une permission de Dieu, qui veut ainsi purifier ses élus, susciter contre eux des tentations d’un ordre plus élevé que celles qui éprouvent le commun des hommes. Le même phénomène peut se reproduire dans une direction opposée, lorsque l’homme s’est livré aux puissances mauvaises. Dieu, dans sa miséricorde, le laisse quelquefois entrevoir quelque chose des mystères du monde de la lumière, de sorte que, dans l’un et l’autre cas, il y a entre les deux mondes comme une région intermédiaire qui sert de passage pour aller de l’un dans l’autre. Au-dessus de toutes ces divisions s’élève enfin la mystique unitive, qui a son point de départ et son but dans l’être de Dieu, dans cette essence simple et infinie qui ne connaît point l’opposition de l’esprit et de la nature, ni du bien et du mal, et qui communique quelque chose de son ineffable simplicité à tous ceux qui s’unissent à elle. Cette mystique unitive est le sommet et le centre de toutes les autres. C’est en elle que se réunissent les rayons partagés de toutes les autres directions de l’Ame humaine.

On voit par tout ce que nous venons de dire quelle doit être la division de la mystique, et dans quel ordre il convient d’en exposer les phénomènes si variés. Premièrement, l’homme, se trouvant historiquement placé au centre de tous les rapports naturels qui caractérisent les états ordinaires de la vie, est par là même le sujet de la mystique. C’est donc par lui qu’il faut commencer. En second lieu, Dieu étant le principe et le but de la vie mystique, après avoir parlé brièvement de l’homme, nous étudierons le fondement divin de la mystique, qui est renfermé dans la révélation chrétienne. Troisièmement, l’homme, avant de sortir des rapports qui gouvernent sa nature pour entrer dans une région plus élevée, a besoin d’une certaine préparation pour briser en quelque sorte cette nature et lu rendre accessible à des influences d’un autre ordre. Mous exposerons donc la discipline ascétique qui accomplit cette préparation nécessaire. Quatrièmement, l’homme, une fois sorti des voies ordinaires, rencontre devant lui deux voies, dont l’une descend vers l’abïme du mal, tandis que l’autre s’élève jusqu’à la source du bien. De là, deux mystiques, dont l’une est diabolique et l’autre chrétienne. Lorsque l’homme a choisi le bon côté, la mystique lumineuse ou chrétienne a ses progrès, son cours et ses degrés. D’abord, l’Ame n’est pas encore complètement détachée de la nature et des choses naturelles. Puis, à mesure qu’elle avance dans ces voies, elle se purifie davantage et plonge plus avant dans les mystères du monde invisible. Nous étudierons en deux sections différentes ces deux degrés avec les phénomènes qui leur correspondent. Il en sera de même pour la mystique diabolique, qui, comme l’autre, a aussi ses degrés et ses phénomènes divers, que nous exposerons en deux autres sections, d’après l’ordre qui les distingue. Nous montrerons comment l’opposition de ces deux mystiques disparait dans le plan admirable de la Providence, qui fait servir, malgré lui, le mal aux progrès du bien. Nous fînirons par la mystique unitive, qui forme comme la voûte de tout l’édifice.

Malheureusement, l’auteur est mort avant d’avoir publié cette dernière partie ; et son fils, Guido Gorres, qui avait hérité du génie de son père, et qui aurait pu combler en partie le vide laissé par sa mort, l’a suivi de près dans la tombe ; de sorte qu’il n’est pas probable que cette partie soit jamais publiée.

La mystique a pour but d’établir entre l’homme et Dieu des rapports plus intimes. Dieu est donc et la cause et la but final de ces rapports. L’homme en est l’autre terme, et c’est lui qui leur donne leur base naturelle ; c’est donc sur la créature que s’appuie en quelque sorte l’échelle mystérieuse par laquelle les esprits montent et descendent, et l’homme s’élève jusqu’à Dieu. L’homme ne saurait donc jamais s’affranchir entièrement des conditions de la créature ; et, quelque haut qu’il monte, il sentira toujours en soi une loi qui le rattire en bas. Les éléments qui entrent, pour ainsi dire, dans la composition de son être l’accompagnent toujours dans toutes ses voies, devenant tantôt plus purs et plus libres quand il s’élève vers Dieu, tantôt plus grossiers quand il penche vers l’abîme. Comme ce sont eux qui donnent à tous nos rapports la règle terrestre et naturelle qui les détermine en partie, il est nécessaire d’en tenir compte dans l’étude de la mystique et de s’appliqucr à les bien distinguer. L’homme, étaut composé d’un esprit et d’un corps, est gouverné par une double loi, la loi des esprits et celle des corps ; et de l’union de cesdeux éléments de son être résulte un rapport réciproque qui ne peut jamais cesser. A l’origine, lorsque l’esprit était l’image non encore altérée de la Divinité, et que le corps en portait, dans un certain sens, la ressemblance et le vestige, la plus parfaite harmonie régnait entre ces deux éléments ; car l’esprit formait en quelque sorte le corps à son image et le gouvernait avec facilité. Mais lorsque le péché eut altéré dans l’Ame l’image de Dieu, sa ressemblance ou sa divine empreinte s’altéra également dans le corps. L’ame ne peut plus maintenant gouverner celui-ci, comme elle le faisait auparavant, et elle est obligée de conquérir dans une lutte incessante la domination qu’elle avait reçue sur lui.

La science considère le moude extérieur comme formant des cercles dont les rayous convergent vers un centre commun. La mystique ne connaît ni rayons, ni axes, ni angles, mais seulement la figure de la croix. C’est là sa base et son point de départ ; car c’est par ce signe que celui qui a vaincu le monde et tous ses enchantements, le Christ, est son type et son modèle et dans sa discipline, dont tout le but est de purifier l’Ame, et dans ses progrès à travers les luttes qu’elle doit soutenir jusqu’à ce qu’elle ait dompté la mort, et dans ses triomphes lorsqu’elle a conquis le saint repos de l’union avec Dieu. Prêtre et victime à la foi, et s’offrant à son Père sur l’autel de la croix, il a, sous ce double caractère, gravé dans le fond de son être l’eimpreinte de ce signe sacré, et l’a communiqué à la mystique qui purifie les Ames. Ce signe l’a suivi dans la tombe et est ressuscité avec lui ; et c’est de ce signe que sont marqués tous ceux qui s’abaissent comme lui par l’humilité, et qu’il élève à lui par sa grâce. La croix enfin l’a suivi jusqu’au ciel, et il la rapportera lorsqu’il viendra juger le monde. Or, par elle doit se reproduire dans chaque homme en particulier, et dans le monde en général, ce qui s’est prodoit dans le Christ, type et modèle de l’homme et de la création tout entière.

La mystique porte donc l’empreinte de la croix. Si elle considère les plantes, elle voit les branches, les rameaux, les feuilles et les fleurs se développer d’après le type de la croix. C’est encore la croix que l’oiseau lui rappelle lorsque dans son vol il porte la tête en avant, étend des deux cotés ses ailes et allonge ses pieds et sa queue pour se diriger vers le but que fixe son regard. C’est encore elle que lui représente la marche du poisson dans les fleuves, la course du cerf sur les montagnes, et elle découvre ce signe adorable dans le fond le plus intime de chaque substance créée. En effet, ce qui dans chaque substance forme le centre lui rappelle la partie supérieure de la croix, tandis que les éléments multiples et extérieurs qui forment comme son enveloppe lui représentent les pieds. Entre les pieds et la tête, et unissant l’une aux autres, sont placées les deux branches qui, étendant des deux côtés leurs bras, unissent le bas au haut, lui représentent le lien qui rattache les éléments mobiles de l’être a son centre immobile, et posent ainsi la substance visible dons sa vraie nature.

On voit par là comment la mystique, dans son amour pour ce signe sacré, se sert de lui dans tous les domaines, même dans celai de la psychologie et de ta physiologie. C’est qu’en effet les types qui ont servi la construction de la nature tout entière se retrouvent également dans celle de l’homme ; de sorte qu’ici encore la figure de la croix nous offre une formule claire et exacte, à l’aide de laquelle nous pouvons considérer et exprimer les rapports dont l’ensemble forme ce qu’on appelle le corps humain. Dans le signe de la croix, que l’Église nous apprend à faire dès notre enfance, nous touchons d’abord le front en nommant le Père ; puis le centre, en nommant le Fils ; puis, reportant la main de bas en haut et de gauche à droite, nous touchons les deux épaules, en nommant le Saint-Esprit ; et nous terminons l’acte entier en touchant la poitrine. En considérant de plus près cette action, nous verrons que, comme toutes les autres, elle s’accomplit dans la volonté avant de procéder au dehors. Elle n’est donc pus une formule purement extérieure. En la faisant l’homme ne signe pas seulement son corps, mais encore son Ame. Cet acte est donc l’expression du rapport qui existe entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’àmc et le corps.

La main, en touchant d’abord le front, marque du signe du Père la tête tout entière, l’un des systèmes principaux de l’organisme. La tête, avec tous les organes qu’elle contient, est donc marquée du signe du Père, et représente en même temps le ciel dans ce petit monde du corps humain. De même, lorsqu’elle touche le creux de l’estomac, en nommant le Fils, elle marque du signe de celui-ci tous les organes, toutes les formes qui composent le système placé dans cette partie. Or, le cœur est situé près du lieu où est le foyer de la vie organique inférieure. Le cœur et son système représentent donc, d’un côté le Fils, et de l’autre la terre. Enfin, la main, en touchant les épaules, marque da sceau de l’Esprit Saint non-seulement les bras et les mains, qui en sont le prolongement, mais encore tout le système musculaire qui accomplit les mouvements volontaires dans l’homme, lequel système représente ainsi dans le corps l’air, placé dans l’univers entre le ciel et la terre. Mais, avons-nous dit la formule extérieure n’est que l’expression d’un acte intérieur qui, partant de la volonté, se produit au dehors. L’homme, en faisant le signe de la croix, marque donc de ce signe la région spirituelle de son être ; de même que l’âme, en produisant cet acte au dehors, en marque la région organique. D’un autre côté, comme il y a une correspoudauce parfaite entre l’intérieur et l’extérieur, nous devons donc retrouver dans la la partie spirituelle de l’homme la même distinction que nous avons observée dans sa partie organique. De cette manière, la partie la plus haute de l’âme, celle qui a son organe dans la tête, est marquée du signe du Père. La partie inférieure, au contraire, celle qui, plus près de la chair, est soumise à la nécessité comme celle-ci, est marquée du signe du Fils. Et la partie mitoyenne, celle qui perçoit les images que lui fournissent les objets extérieurs, est marquée du signe du Saint-Esprit. Et ces trois régions spirituelles se reflètent dans les trois régions organiques que l’homme touche en faisant le signe de ta croix.