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Le Bestiaire du Christ

Charbonneau-Lassay : LA NAISSANCE ET LA FORMATION DE LA SYMBOLIQUE ET DE L’EMBLÉMATIQUE DANS L’ÉGLISE

Louis Charbonneau-Lassay

vendredi 3 juillet 2009

Extraits de "Le Bestiaire du Christ" de Louis Charbonneau-Lassay.

CHAPITRE PREMIER

Nous le verrons, l’usage des symboles, des emblèmes magiques ou religieux, a commencé avec le groupement des premières familles humaines, des premières tribus, cet usage, perpétué jusqu’à nous, durera tant qu’il y aura des hommes sur la terre. De toute évidence, ces idéogrammes ne peuvent être compris que par la connaissance des temps et des milieux humains qui les ont créés, des idées en cours à ces lointaines époques et dans ces milieux, touchant la Divinité toute-puissante, l’Homme et la destinée de son être. C’est pourquoi, pour comprendre le sens véritable des symboles, emblèmes et attributs consacrés au Christ Jésus par la société chrétienne, il faut étudier la pensée de celle-ci sous toutes ses formes, et raisonner comme elle : on n’explique pas les théorèmes mathématiques avec les règles de la peinture, les phénomènes botaniques par les principes du blason nobiliaire ou les merveilles des lois de l’astronomie par les préceptes de l’art culinaire.

Pour expliquer exactement la symbolique christique, il faut donc, comme l’a fait le maître Émile Mâle relativement à l’archéologie chrétienne en général, se pénétrer de la pensée de l’Église et parler en croyant.

Or, voici ce que l’Église chrétienne et catholique nous dit de son fondateur : Le Christ est vivant.

Jésus, le Christ mort pour nous, dont le corps fut crucifié sur le mont Golgotha, le Christ est vivant.

Son corps charnel déchiré, tout vidé de son sang, reposa, vraiment mort, sur le fond du tombeau, et cependant, nature divine et nature humaine, personne unique, le Christ est resté vivant.

Et si sa chair, née de la femme bénie entre toutes, a connu la mort, Lui, d’autre part, n’a jamais eu de naissance ni de mort ; et la mort qui détruit ne l’atteindra jamais : Il est l’Éternel. Il est le principe et le ferment immortel de toute vie, le maître absolu de la vie et de la mort, c’est pourquoi son corps qui était mort reprit la vie, quand il le voulut, au matin clair du troisième jour.

Le Christ est vivant.

Il est vivant d’une éblouissante vie par delà les immensités, et, sur terre, d’une vie mystérieuse et voilée sous les apparences matérielles des espèces transsubstantiées de son Eucharistie. Nos yeux de chair ne le voient point, parce qu’ils ne sont pas créés pour le percevoir, mais les âmes qui le cherchent le trouvent à chaque pas, le reconnaissent et participent à sa vie ; car il vit en ceux qui sont à Lui, qui pensent et agissent selon son Esprit.

A leur tour, ceux-là le font vivre d’une autre manière dans le culte qu’ils lui rendent, dans les vertus de leurs âmes, fruits d’étranges combats, dans les œuvres de leurs intelligences, fruits de laborieux efforts. Il vit même par ceux qui s’éloignent de lui, et qui, rejetant sa loi, le combattent et se font ainsi les servants et les agents du mal. Et ce grand mort-vivant tient plus de place parmi nous que les plus grands de ces vivants qui passent, en courant du berceau à la tombe.

Le Christ est vivant à jamais !

Voilà ce que dit l’Église.

Et tous les symboles, les emblèmes, les attributs que la ferveur des siècles chrétiens consacra à ce Christ béni n’expriment que cette vie d’Être Éternel en sa double nature de Dieu et d’Homme, de Créateur, de Rédempteur, d’Illuminateur, de Purificateur, de Docteur et de Guide des âmes ; sa vie sacramentale sur l’autel ; sa vie mystique dans les âmes ; son action sur et dans celles qui sont à Lui, sur celles aussi qui, révoltées, combattent son esprit, car tôt ou tard elles le rencontreront, selon leurs œuvres, en miséricordieux ou bien en implacable justicier.

Voilà ce qu’exprime en manières fort diverses la Symbolique christique.

Çhiand Jésus parut en apôtre dans la Judée et dans la Galilée, nombreux furent ceux qui l’acclamèrent comme l’acclama Simon-Pierre sur le chemin de Césarée : « Vous êtes le Christ, fils du Dieu vivant. » Et beaucoup parmi ceux-là, sitôt qu’il eut quitté la terre, furent pourchassés et mis à mort pour la foi qu’ils avaient en lui et qu’ils ne voulurent pas renier, sachant qu’il était vivant et se souvenant qu’il avait dit : « Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra.

Très vite, cette foi et la doctrine qu’il avait laissée aux siens s’étendirent de nation en nation, de Jérusalem jusqu’en Rome, alors tête couronnée du monde. L’Église chrétienne était fondée.

Mais, parce qu’elle apportait au monde des dogmes inouïs, des idées nouvelles et des devoirs inattendus, une morale austère qui refrénait toutes les passions mauvaises, un code de discipline intérieure qui réglementait jusqu’aux plus secrets désirs du cœur et condamnait ses cupidités, les servants du mal et de simples incompréhensifs se liguèrent pour l’anéantir. Des millions de fidèles, pendant trois cents ans, furent suppliciés comme les pires malfaiteurs, et le culte de Jésus-Christ ne put être conservé que dans les retraites mystérieuses où les chrétiens se cachèrent pour pouvoir l’adorer à plusieurs ensemble.

A Rome, ils cherchèrent asile dans le dédale obscur de carrières souterraines dont les galeries s’entrecroisent en réseaux compliqués sous les divers quartiers de la ville, et qui devinrent tout à la fois des nécropoles pour les fidèles et les premiers temples du culte proscrit.

Ce fut pour eux un asile assuré, même en temps de persécution, car la plus respectée des lois romaines couvrait les cimetières d’une inviolable protection. Mais, dans les ombres mêmes de ces galeries immenses, ils ne furent point à l’abri des éléments médiocres ou mauvais que toute collectivité un peu nombreuse ne saurait totalement tenir à l’écart d’elle : les » faux frères » sont de tous les temps. De ce fait, les chrétiens virent bientôt leur doctrine travestie, leurs dogmes déformés, et des accusations abominables s’élevèrent à tort contre eux, d’où la nécessité de n’initier que peu à peu les néophytes à l’intégrale connaissance des dogmes et à la compréhension des rites chrétiens ; et, pour ceux qui furent ainsi admis progressivement à la complète possession de la doctrine, il fallut établir une obligation de discrétion, qui fut appelée la « discipline du secret ».

Elle fut appliquée surtout à certains articles du Credo et aux sacrements, notamment au baptême et à l’eucharistie : le Maître n’avait-il pas recommandé lui-même de « ne pas livrer aux chiens le pain des enfants » et de « ne point semer les perles sous les pas des pourceaux » ?

Nombreux sont les auteurs chrétiens des premiers siècles qui parlent de cette règle de discrétion : Tertullien, Théodoret, saint Cyrille de Jérusalem, saint Cyrille d’Alexandrie, saint Basile, saint Jean Chrysostome, etc. Le Traité de la Hiérarchie, attribué à saint Denis l’Aréopagite, et qui est incontestablement des premiers temps, la précise en ces termes :

« ... Prenez garde, par-dessus tout, de ne pas révéler le secret des mystères sacrés, et ne souffrez pas que la lumière profane y pénètre indiscrètement ; faites bonne garde aux alentours. Il ne doit y avoir d’évident que le respect que vous portez aux mystères du Dieu caché ; le surplus est un secret inviolable. Il appartient exclusivement aux saints, et non à tous, de soulever un coin du voile qui recouvre les choses saintes... »

Et nous lisons encore, quelques pages plus loin :

« Nos très saints fondateurs, en nous admettant à la contemplation des mystères sacrés n’ont pas entendu que tous les spectateurs pénétrassent au-dessous de la surface ; et c’est pour les en empêcher qu’ils ont surchargé la célébration de tant de cérémonies symboliques, d’où il arrive que ce qui est un, en soi indivisible, n’est livré que peu à peu, comme par parcelles et sous une infinie variété de détails.

« Et cependant ce n’est pas uniquement à cause de la multitude profane, qui ne doit pas même entrevoir l’enveloppe qui recouvre les choses saintes, mais aussi à cause de l’infirmité de nos sens et de notre propre esprit, qui a besoin de signes ci de moyens matériels pour s’élever à la compréhension de l’immatériel et du sublime. » (Cf. Lecornu, La mystique de la Messe, in Revue du Monde Catholique, 1866. T. XIV, n. 115, p. 126)

Cette dernière remarque est d’une exactitude psychologique absolue : c’est pour remédier à cette infirmité de notre nature et satisfaire ce besoin que toutes les religions à mystère » ont obéi à l’obligation de se créer des séries de symboles et d’emblèmes couverts par une stricte discipline de discrétion ; ainsi se trouvaient garantis les mystères d’Eleusis, de Delphes, d’Éphèse et les autres ; ainsi fut-il pratiqué dans les cultes de Mithra et dans les collèges orphiques. Tous ont connu, même en dehors du fait de persécution, la discipline hiérarchique et mystérieuse que Pythagore justifiait par ces mots : « Il n’est pas bon de divulguer tout à tous. » Et les historiens anciens de ces cultes et de ces mystères ont eu ce précepte en mémoire avec une fidélité que nous sommes bien autorisés à regretter (Cf. P. BIARDOT, Explication du symbolisme des terres cuites grecques à destination funéraire, p. 54).

Nos premiers pontifes ne firent donc qu’adapter à la pensée chrétienne des mesures de protection que d’autres avaient pratiquées ailleurs avant eux.

Parmi les symboles et emblèmes, les uns relèvent de la parole ; les autres furent du domaine des arts figuratifs. Les premiers consistèrent en des appellations, des locutions ou des phrases allégoriques et conventionnelles. Les seconds furent des représentations peintes, gravées, sculptées ou modelées de figures, d’objets ou de signes spéciaux dotés de sens précis. Tout emblème possède ainsi une ou plusieurs significations qui lui sont propres, mais elles peuvent être singulièrement modifiées ou amplifiées par les circonstances de milieu, de groupement ou d’époque relatives à son utilisation : de là l’étonnante richesse de pensée qui se cache sous l’apparence énigmatique de ces signes idéographiques.

Et cette langue figurée, éclose aux saintes catacombes sous les rayons indécis et mystérieux des lampes bénites et dans une atmosphère d’héroïsme émanant du sang des martyrs couchés là, cette langue, étrangère à toute parole, mais qui parle et que l’on entend avec les yeux, acquit très vite une magnificence d’expression, une puissance communicative de vie telle qu’elle ouvrit aux esprits des initiés des sentiers ravissants pour approcher de Dieu. Plus encore que les emblèmes religieux de l’Egypte, les emblèmes chrétiens eurent, en sa plénitude, « cette force inexplicable qui donne l’intelligence des choses divines ». (voir A. Moret, Mythes égyptiens, p. 5)

Dieu, le Christ Jésus, l’Église, toute la sublimité de la théologie, toute la divine poésie de la mystique et, parfois, toute la haute beauté de l’ascétisme s’exprimèrent aux yeux de l’initié en puissants reliefs, sous les apparences souvent très simples de ces emblèmes : les poissons, les aigles, les ibis, les phénix, les cygnes, les lions, les cerfs, les agneaux, les griffons, les serpents, les hydres, les abeilles, les vers, les croix, les ancres, les navires, les vases, les roues, les pains, les raisins, les arbres, les fleurs et les fruits, et cent autres êtres, et cent autres choses.

Est-ce à dire que tout animal, toute plante, tout astre, tout objet et tout signe figuré dans l’art des catacombes ou des premiers sanctuaires chrétiens d’Europe, d’Afrique et d’Asie durant le premier millénaire de notre ère eût un sens emblématique ?... Que non pas : la fantaisie, le simple souci d’un décor, les goûts locaux, les choses quotidiennes de la vie profane ont eu leur large part dans les œuvres des artistes chrétiens. Il convient donc de ne point exagérer ; mais, à s’en tenir seulement à ce qui saute aux yeux, on ne peut s’interdire de constater l’intense union de vie mentale que les emblèmes entretinrent entre l’intelligence du chrétien averti et le Christ éternel, donateur et gage lui-même d’espérances éternelles.

En fait, dans le langage courant, les deux mots symbole et emblème sont souvent synonymes, pourtant il semble que le terme emblème est plus satisfaisant que celui de symbole, à l’endroit de signes idéographiques doués du sens mystérieux et représentés par le moyen des arts humains ou pris au naturel.

Qu’est-ce donc, en vérité qu’un emblème, religieux ou autre, sinon le signe visible, consacré et révélateur, pour ceux qui le connaissent, de choses naturelles, surnaturelles ou idéales qu’on ne voit point elles-mêmes ?

Le savant orientaliste René Guenon donne du symbole et par là même de l’emblème la définition plus complète que voici : « Le nom de « symbole », dans son acception la plus générale, peut s’appliquer à toute expression formelle d’une doctrine, expression verbale aussi bien que figurée : le mot ne peut avoir d’autre fonction ni d’autre raison d’être que de symboliser l’idée, c’est-à-dire d’en donner, dans la mesure du possible, une représentation sensible, d’ailleurs purement analogique. Ainsi compris, le symbolisme, qui n’est que l’usage de formes ou d’images constituées comme signes d’idées ou de choses suprasensibles et dont le langage est un simple cas particulier, est évidemment naturel à l’esprit humain, donc nécessaire et spontané. Il est aussi, dans un sens plus restreint, un symbolisme voulu, réfléchi, cristallisant en quelque sorte dans les représentations figuratives les enseignements de la doctrine, et d’ailleurs, entre l’un et l’autre, il n’y a pas, à vrai dire, de limites précises, car il est certain que l’écriture, à son origine, fut partout idéographique, c’est-à-dire essentiellement symbolique. » (R. GUÉNON, Introduction à l’étude des doctrines hindous, VII, p. 117)

Presque tous les premiers emblèmes consacrés à la personne du rédempteur du monde représentèrent tour à tour, selon les conditions de leur emploi, le Christ ou le chrétien fidèle. Pour la foi vive de cet âge fervent, le chrétien était vraiment « un autre Christ » ; Christianus aller Christus, répétaient, après l’un d’eux, tous les maîtres de la doctrine ; saint Paul n’avait-il pas écrit : « Ce n’est plus moi qui vis ; c’est le Christ qui vit en moi » ? « Nous sommes devenus le Christ, dit ensuite saint Augustin, Lui la tête et nous les membres ; l’homme total : Lui et nous », Christus facti sumus, si enim caput ille, nos membra ; totus komo, ille et nos. » (Saint Augustin, Tract. in Joannes, XXI. 8-9)

Et les mêmes emblèmes, qui représentèrent ainsi le Sauveur et le chrétien, furent aussi parfois des emblèmes de Satan, regardé déjà, selon le mot de Tertullien, comme « le singe de Dieu » et maudit à titre d’antéchrist. Ainsi, le poisson, le lion, l’aigle, le héron et maints autres. Assurément, la fantaisie décorative ou les idées personnelles de piété intervinrent souvent, et rendent quelquefois difficilement reconnaissables les vraies intentions des artistes ; mais on peut tenir cependant pour règle certaine qu’il y eut une réelle et fixe discipline de la Symbolique chrétienne et que, grâce à elle, les emblèmes ont été partie intégrante du catéchisme de l’initiation religieuse durant les premiers siècles de l’Église.

A Rome, la ferveur à l’endroit des saints emblèmes s’est relâchée après que Constantin eut donné la paix à l’Église, au début de IV siècle ; mais, dès cette époque même et durant les siècles qui suivirent, ils furent employés avec grande ferveur dans les Gaules, la Grande-Bretagne et l’Irlande, de même qu’en Orient. En même temps, dès les premiers empereurs chrétiens, dès la conversion des premiers peuples barbares, les emblèmes du Sauveur firent la conquête d’un domaine nouveau, celui de l’art monétaire. N’offraient-ils pas, en effet, pour ce champ de la numismatique chrétienne une héraldique toute faite, qui permettait d’enclore dans les cercles étroits des monnaies beaucoup de sens et d’esprit de foi ? C’est là que se manifestera tout d’abord l’affirmation de la souveraineté sociale du Christ.

Plus tard, les vieux emblèmes pénétreront tout l’art et le code du blason de cette riche essence qu’ils portent en eux. Tout l’art de la société capétienne, en France, s’inspirera d’eux ; « Pour le Moyen-âge, dit Gevaert, l’univers entier fut un symbole. » (Gevaert, L’Heraldique, p. 37) « Il savait que, sur terre, tout est signe, tout est figure, que le visible ne vaut que par ce qu’il recouvre d’invisible ; le Moyen-âge, qui n’était pas, par conséquent, dupe, comme nous le sommes, des apparences, étudia de très près cette science (l’Emblématique) et fit d’elle la pourvoyeuse et la servante de la mystique. » (Huysmans, La Cathédrale, édit. Créa, T. II, p. 397) Cette admirable époque de la vie humaine créa même des emblèmes nouveaux, dota quelques-uns de ceux qui lui venaient du vieux monde d’interprétations nouvelles et heureuses, comme aussi en méconnut-elle plusieurs qu’elle ne comprit pas ou qui ne s’adaptaient point à son genre de piété, surtout parmi ceux qui s’étaient épanouis loin des contrées occidentales.

Mais si, par ce fait et par maintes autres causes, la mémoire des hommes a laissé tomber en oubli de très anciens signes symboliques, aucun, pourtant n’est mort de cette chute ; et, quand une main les telève et présente en bonne lumière leurs sens oubliés, ils se révèlent pleins de sève pour offrir aux âmes une nourriture qui, parfois, semble vraiment s’être enrichie de valeur en se condensant dans le silence des siècles, ainsi qu’il advient de ces vieux élixirs que de très longues années de repos ont dotés, dans l’ombre de nos caves, d’une incomparable vertu.

En essayant de grouper dans les pages qui vont suivre ceux des emblèmes anciens qui ont été spécialement consacrés à la personne du Christ Jésus, je n’ai pas la témérité de viser à faire œuvre de spéciale érudition ou d’art : elles ne seront que de la simple vulgarisation appuyée seulement d’assez de documentation pour en autoriser le fond. C’est ainsi que j’ai été amené à résumer, pour bon nombre de ces emblèmes, ce qu’ils ont été pour la pensée humaine avant leur adoption par la symbolique chrétienne.


Voir en ligne : Christologie