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Le Soufisme

Arberry : Le Soufisme - LES THÉORICIENS DU SOUFISME

A.J. Arberry

mercredi 3 décembre 2008

Extrait de « Le Soufisme », par A.J. Arberry. Trad. Jean Gouillard. Cahiers du Sud, 1952.

Le soufisme du IVe/Xe siècle ne manque pas de penseurs originaux. Nommons le disciple d’al-Junaid, Abu Bakr al-Shiblî de Bagdad (mort 334/946), Abu Bakr al-Wâsiti de Farghana (mort 331/942), Muhammad b. ’Abd al-Jabbâr al-Nifïarî (mort 350/ 961) et ïbn al-Khafîf de Shiraz (mort 371/982). La figure la plus curieuse et la plus intéressante reste al-Nifïarî, qui a laissé une série de « révélations » (Kitâb al-Mawâqif et Kitâb al-Mukhâiabat) [1] reçues de Dieu en état d’extase, peut-être sous forme d’écriture automatique. Si la plupart se ramènent à de courtes sentences conçues à l’ordinaire dans un vocabulaire et une forme sévèrement techniques et requièrent le secours d’un commentaire, certains passages sont d’une beauté incontestable et paraissent rendre le son d’une expérience mystique authentique. L’auteur se représente debout devant Dieu (mauqif, un terme pouvant provenir, à l’origine, des descriptions du Dernier Jour) dans tel ou tel état spirituel et écoutant Dieu lui parler. Le cadre est sûrement emprunté à Abu Yazîd mais le traitement est nouveau :

Il m’établit dans la Mort ; et je vis que les actes, tous sans exception, étaient mauvais. Et je vis la Crainte régnant sur l’Espérance ; et je vis la Richesse changée en feu et adhérant au feu ; et je vis la Pauvreté comme un adversaire qui dépose ; et je vis que, de toutes les choses, aucune n’avait pouvoir sur l’autre ; et je vis que ce monde est une illusion et les cieux un mensonge. Et j’appelai : « Connaissance ! » mais elle ne me répondit pas. J’appelai ensuite : « Gnose ! » mais elle ne répondit pas. Et je vis que toute chose m’avait abandonné, et je vis que tout être créé m’avait fui ; je restais seul. Alors l’acte vint à moi et je vis en lui une imagination secrète et cette partie secrète était ce qui restait ; et rien ne me fut de secours que la Miséricorde de mon Seigneur. Il me dit : « Où est ta connaissance ? » et je vis le Feu. Il me dit : « Où est ton acte ? » et je vis le Feu. Il me dit : « Où est ta gnose ? » et je vis le feu. Et il me dévoila Ses Gnoses d’Unicité et le Feu s’éteignit. Et Il me dit : « Je suis ton Ami » et je fus affermi. Et Il me dit : « Je suis ta Gnose » et je parlai. Et il me dit : « Je suis Celui-qui-te-cherche » et je sortis [2].

Toutefois l’époque d’al-Nifîarî fut avant tout une époque d’aménagement et de construction. Le Persan Hujwîrî, qui écrit vers le milieu du Ve/XIe siècle, ne recense pas moins de douze « sectes » soufies dont, d’après lui, dix sont « orthodoxes » et deux « hérétiques » [3]. Il donne à chacune le nom de son fondateur supposé et lui assigne un corps de doctrine particulier. Le savant traducteur d’Huj-wîrî ne voit « pour le moment aucune raison suffisante » de conjecturer que l’auteur invente pour les besoins de la systématisation ; il ajoute néanmoins :

« Tout porte à croire que son exposé des doctrines particulières attribuées à chaque fondateur exprime souvent ses vues personnelles sur la question et les fond avec leur doctrine originale » [4], Toutefois le fait qu’Hujwîrî est le seul écrivain à produire ces données impose la circonspection ; du moins est-il légitimement permis de supposer, sur la foi des sources existantes, que le groupe de disciples réunis autour d’un maître soufi renommé conservait son enseignement pour le transmettre à son tour à d’autres disciples ; de là l’illusion, non de « sectes », mais d’ « écoles » bien distinctes de la tradition soufie.

On en trouverait un assez bon parallèle dans les chaînes de transmission placées en tête de nombreux manuscrits arabes anciens sur divers sujets, y compris le soufisme.

Cette œuvre de conservation et de tradition de l’enseignement des grands .soufis fait de grands progrès au cours du IVe /Xe siècle. Nouveauté importante et significative, on rencontre alors, pour la première fois, des « histoires » systématiques et documentées du soufisme. On a conscience, désormais, que la construction est bien assise et que le mouvement est assez fort et bien organisé pour se prêter à la discussion et à la description. Il y avait d’ailleurs à ces efforts un motif plus pressant ; ce fut le scandale qui atteignit son comble avec l’exécution de al-Hallâj. Les soufis avaient été assez longtemps sous le feu de l’orthodoxie rigoureuse et, depuis al-Muhâsibî, bien peu de leurs maîtres en vue avaient échappé à l’accusation de zindîq, l’insulte commode dans laquelle les zélotes englobaient toutes sortes d’hérésies supposées. Il était plus que temps de réhabiliter la corporation, si elle voulait survivre à cette époque peu tolérante et conserver une influence réelle dans la communauté. La nécessité suscita les hommes et, avec eux, des livres à la mesure de la situation.

Le premier à embrasser cette tâche fut Abu Sa’îd Ibn al-Arâbî, un savant juriste et traditionniste, disciple d’al-Junaid, qui mourut à La Mecque en 341/952 à l’âge de 94 ans. Ses Tabaqât al-mussâk (« Classes des Pieux », le terme rappelle les tabaqât de poètes, juristes, théologiens, grammairiens et autres compilés vers le même temps) ne sont malheureusement pas arrivés jusqu’à nous mais les citations que nous en possédons montrent que l’auteur y faisait un exposé assez complet de la vie et de l’enseignement des grands maîtres soufis. Il faut déplorer également la perte des Hikâyât al-auliyâ’ (« Histoires des saints ») d’Abû Muhammad al-Khuldî (mort 348/959) mais les écrivains suivants y ont puisé si abondamment que son contenu n’a pas entièrement péri.

Le plus ancien exposé d’ensemble qui nous soit parvenu sur le soufisme, et à plus d’un titre le plus précieux, est le Kitâb al-Luma’ d’Abû Nasr al-Sarrâj (mort 378-988) [5]. Cet ouvrage fondamental est, par bonheur, accessible dans une bonne édition doublée d’un résumé en anglais. A la différence des esquisses biographiques d’Ibn al-A’râbî et de al-Khuldî, il tend à adopter le plan des traités de théologie de manière à décrire et à analyser les doctrines et les pratiques des soufis ; l’auteur accorde, d’autre part, une attention particulière au vocabulaire technique devenu dès cette époque, aussi copieux que complexe. Toute une section est consacrée à l’ « imitation du Prophète », une autre à des récits prouvant la sainteté des Compagnons du Prophète ; al-Sarrâj décrit les miracles qui furent accordés aux grands saints et analyse les différences doctrinales qui séparent certaines écoles de soufisme. S’il défend longuement les « propos extatiques » (shathîyât) de divers mystiques, en particulier ceux d’Abû Yazîd, dont il cite littéralement l’interprétation par al-Junaid, il couronne son livre par un exposé copieux et détaillé des « erreurs » théoriques et pratiques commises par certains soufis. Le Kitâb al-Luma’ est extraordinairement bien informé, il fourmille de citations de poèmes, de dits et de lettres des mystiques ; l’auteur, qui n’est pas éloigné de l’âgé d’or d’al-Muhâsibî et d’al-Junaid, paraît aussi probe qu’il est bien informé.

Al-Sarrâj représente l’homme suivant le cœur d’al-Junaid, un esprit attiré davantage par la théo-sophie que par la discipline du soufisme. Son contemporain Abu Tâlib al-Makkî (mort 386-996) rappelle plutôt al-Muhâsibî. Très versé dans la théologie et les traditions, il est particulièrement préoccupé de prouver l’orthodoxie de la doctrine et de la pratique soufies, et son ouvrage célèbre, Qût al-qulûb ( « Nourriture des cœurs »), donne le pas à l’exposé attentif sur la citation curieuse. Le livre n’en est pas moins de première importance ; c’est le premier, et très heureux, essai d’un plan général de soufisme orthodoxe ; avec al-Muhâsibî, Abu Tâlib al-Makkî exercera une influence profonde sur la pensée et le style d’al-Ghazâlî. La composition du Qût-al Qulûb rappelle un peu les manuels classiques de jurisprudence religieuse par sa discussion méticuleuse des pratiques rituelles de l’Islam, au demeurant traitées sous l’angle mystique. Il ne .lui suffit pas de répondre aux critiques des théologiens professionnels, il porte les armes chez l’ennemi. Pour lui l’innovation, funeste par surcroît, ç’a été la mode de la littérature dogmatique ; c’est la conception soufie de la pensée et de la vie qui représente la tradition authentique du Prophète, transmise à l’origine par al-Hasan al-Basrî et conservée scrupuleusement intacte par une succession ininterrompue de maîtres et de disciples [6].

Ils avaient coutume de recevoir l’instruction l’un de l’autre et ils la conservaient soigneusement parce que leur cœur était pur de doutes, dégagé des préoccupations mondaines et net de passion ; parce que leur propos était élevé, leur résolution ferme et leur intention excellente. Puis, après l’an 200, et quand trois siècles se furent écoulés, en ce déplorable ive siècle firent leur première apparition les compilations sur la théologie scolastique (kalâm), et les théologiens scolastiques se mirent à écrire suivant l’opinion, la raison et l’analogie. Adieu maintenant l’instruction (Hlm) des dévots, évanouis la connaissance intuitive (ma’rifa) du noyau de la foi... l’enseignement de la piété, l’inspiration de la droiture et de la foi. Et la situation a continué de se développer jusqu’à nos jours. Aujourd’hui les théologiens scolastiques portent le nom de lettrés (’ulama), les conteurs sont des gnostiques (îârif’n), les narrateurs et les informateurs sont des savants, bien qu’ils n’aient ni vraie science religieuse ni la saisie qui vient de la foi.

Malgré toutes les précautions déployées par l’auteur pour éviter les vues extrémistes, il n’y a pas lieu de s’étonner que la stricte opinion sunnite n’ait pas vu son livre d’un bon œil.

La fin du siècle est marquée par un troisième traité fondamental, bien que beaucoup plus court, sur le soufisme, le al-Ta’arruf li-madhhab ahl al-tasauwuf [7] d’Abû Bakr al-Kalâbâdhî (mort 390/1000), qui a composé en outre un livre sur les Traditions. L’ouvrage est plus décidément apologétique encore que les précédents. L’auteur prend un à un les articles essentiels de la théologie islamique, en citant verbalement, semble-t-il, le « credo » connu sous le nom de al-Fiqh al-akbar (II), et affirme chaque fois qu’il a été fermement professé par les grands soufis, et ses assertions sont régulièrement confirmées par des citations. Cette œuvre de réhabilitation accomplie, al-Kalâbâdhî esquisse brièvement, section par section, les doctrines mystiques caractéristiques du soufisme et clôt son petit manuel par quelques paragraphes sur les miracles.

Ce précis a connu une estime durable ; il a été commenté, entre autres, par le célèbre mystique persan Ansâri (mort 481/1088) et par Qonawi (mort 729/1329), et le polygraphe égyptien, Jalâl al-Dîn al-Suyûtî (mort 911/1505), le cite longuement.

Un peu plus tard, il faut nommer Abu ’Abd al-Rahmân al-Sulamî (mort 421-1021), un auteur abondant connu surtout par ses biographies de soufis, les Tabaqât al-Sûfîyn [8]. Cet ouvrage assez court, indépendamment de sa valeur propre, est intéressant pour avoir servi de base aux Tabaqât al-Sûfîya d’Ansari, composés dans le dialecte persan de Héràt, et qui serviraient à leur tour de base aux Nafahât al-uns du célèbre poète Jâmî (mort 898/1644). Il y a peut-être plus important : al-Sulamî a écrit, en outre, un commentaire du Coran d’inspiration soufîe ; il n’a pas encore été étudié à fond et pourrait jeter une lumière capitale sur l’attitude des soufis à l’égard de la grande science de l’Islam. Un bref traité du même auteur sur les « erreurs des soufis » est notre meilleure source sur les Malâmatîya. [9] ; cette secte extrémiste tenait que la meilleure manière de- prouver son culte de Dieu est de s’exposer au mépris de son prochain ; ses adeptes s’autorisaient de cette thèse pour se dérober totalement aux prescriptions religieuses de l’Islam et démontraient leur indifférence au jugement des hommes en commettant les fautes les plus scandaleuses. Ce développement assez peu ragoûtant du soufisme « ivre » connut dans la suite une vaste notoriété et jeta le discrédit sur le mouvement tout entier.

Au Ve/XIe siècle le soufisme a gagné tout l’Islam et poussé de profondes racines. Tout au début de cette période, un historien distingué, Abu Nu’aim al-Isbahânî (mort 430-1038) compose l’ouvrage incontestablement le plus important et le plus précieux sur la vie et la doctrine des grands soufis, son monumental Hilyat al-auliyâ’. Cette véritable encyclopédie, qui remplit dix volumes imprimés, range parmi les « saints », outre un grand nombre des Compagnons de Mahomet et de leurs adeptes, notamment lés califes « orthodoxes », les quatre fondateurs de l’école de jurisprudence sunnite. L’ensemble de l’ouvrage donne le pas à l’aspect ascétique du soufisme sur son aspect théosophique mais les trois et surtout les deux derniers volumes contiennent la plus abondante et la plus attentive documentation que nous possédions sur le mysticisme aux IXe et Xe siècles.

Si les Hilyat al-auliyâ’ sont avant tout un livre de consultation et partagent le défaut de tous les dictionnaires biographiques, l’absence de construction, la célèbre Risâla d’Abû’l Qâsim al-Qushairî (mort 465/1072) offre un exposé, à la fois bien conçu et admirablement complet, de l’armature spéculative du soufisme. Cet ouvrage de dimensions moyennes est le travail le plus estimé et le plus populaire qui existe en arabe sur le sujet ; il deviendra le principal, objet d’étude des savants ultérieurs, lorsque le soufisme aura pris rang parmi les « sciences » islamiques : il inspirera plusieurs commentaires notamment celui de Zakarîya’ al-Ansârî du Caire (mort 916/1511). Comme el-Sulamî, al-Qus-hairî écrivit lui aussi un commentaire du Coran qui attend encore d’être étudié, ainsi que de nombreux autres ouvrages, parmi lesquels une monographie sur l’Ascension du Prophète ; mais son principal et meilleur, titre de gloire demeure sa Risâla, qui constitue la description la plus concise et la plus autorisée que l’on possède sur le soufisme. Nous aurons à y puiser dans le chapitre suivant quand il s’agira d’esquisser le système mystique sous la forme pleinement évoluée et la plus répandue qu’il revêt à partir du Ve/XIe siècle.

La plus ancienne étude théorique sur le soufisme en langue persane, le Kashf al-mahjûb d’Hujwîrî (mort 450/1057) que nous avons cité plus haut, prend place sensiblement dans les mêmes années. Cet ouvrage important, dont la conception rappelle la Risâla, mais avec de remarquables qualités propres, est accessible dans une excellente traduction anglaise, ce qui nous dispensera d’une plus ample description [10].

Pour conclure cette esquisse des premiers théoriciens, nous citerons une autre figure saillante de cette époque, qui a l’avantage de réunir un mystique et un théoricien, le Persan ’Abd Allah al-Ansârî (mort 481/1088), plus connu en Perse sous son surnom poétique de Pîr-i Ansâr. Nous avons mentionné son ouvrage biographique sur les soufis en dialecte persan ; son tableau très succinct en arabe de la théorie soufie, le Manâzil al-sâ’irmn n’est pas moins célèbre et a provoqué de très nombreux commentaires. Bon poète persan, peu de ses poèmes nous sont parvenus ; il a composé, en outre, dans la même langue plusieurs ouvrages de piété dont le plus connu, ses Munâjât ou Prières, mêle la prose rimée au vers [11]. Un extrait du début qui s’ouvre par un ghazal (ode) et se ferme sur un rubâ’i (quatrain) donnera une idée du ton de cet agréable opuscule.

Toi, dont le Souffle est un exquis parfum au cœur abattu et navré,
Ton souvenir apporte à tes amants soulas dans toutes leurs douleurs
Des multitudes, avec Moïse, jettent, en chancelant, leur cri aux extrémités de la terre :
Donne-moi la vue, Seigneur ! crient-ils, avides de voir ta Face.
Des multitudes sans nombre d’amants et d’affligés,
Trébuchant dans le chemin de l’angoisse, appellent à grands cris : Allah ! Allah ! »
Et le feu de la séparation dessèche leur cœur et brûle leur poitrine,
Et leurs yeux sont pleins de larmes pour un amour qui ne laisse point de répit.
« La pauvreté est ma fierté » — Tes amants jettent vers le ciel leur cri de bataille
Heureux d’affronter la dérision des hommes, laissant passer le monde.
Le feu du philtre que Pîr-i Ansâr boit à longs traits
Est tel qu’affolé d’amour, tel l’amant de Laila, il court en titubant à travers un monde ruiné.

O Généreux, qui donnes la Bonté !
O Sage, qui pardonnes les péchés !
O Eternel, qui échappes à nos sens !
O Un, en Essence et en Qualité sans égal !
O Puissant, qui es digne de la Divinité !
O Créateur, qui montres la voie au cœur égaré !

A mon âme donne de ta Pureté !
A mes yeux de ta Splendeur !
Et de la fleur de ta bonté
Fais-nous le don.
Seigneur, dans ta Miséricorde donne à mon âme de vivre
Donne-lui la patience pour que, blessé, je ne souffre pas :
Comment savoir ce qu’il vaut mieux chercher.
Toi seul le sais : ce que tu sais, donne-le !

On a là le prototype de toute la littérature pieuse en langue persane. Ansâri, avec son contemporain et aîné Abu Sa’îd v. Abi T-Khair (mort 440-1049) a créé une forme de pensée et d’expression qui connaîtra une célébrité universelle avec les œuvres de Sana’i, ’Attâr, Rûmî, Sâdi, Hâfiz, Jâmî et de tant d’autres poètes, majeurs ou mineurs, de l’Islam oriental.


[1Edition et trad. angl. de A. J. Arberry (Gibb Mémorial New Séries), 1935.

[2Nifîarî, Mawaqif, p. 52.

[3Hujwîrî, op. cit., p. 176.

[4Ibid., p. xiv.

[5Ed. R. A. Nicholson (Gibb Mémorial Séries), 1914. Supplément édité par A. J. Arberry, 1947 (Le Caire, 1934).

[6Abu Tâlib al-Makkî, Qut al-qulûb, I, p. 160.

[7Ed. A. J. Arberry (Le Caire, 1934), trad. sous le titre The Doctrine of the Sûfis (C. U. P., 1935).

[8Ed. J. Petersen en cours.

[9Ed. A. E. Affifi (Alexandrie, 1944).

[10Trad. R. A. Nicholson (Gibb Mémorial Séries), 1911.

[11Trad. A. J. Arberry in Islamic Culture (1936), pp. 369-389.