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William Law : Extraits sur la volonté de Dieu

lundi 1er décembre 2008

En effet, le principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
de la vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. de notre âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
étant une émanation emanação
émanation
emanación
emanation
du Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
Triun, il appartient nécessairement à la nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
divine divin
divinité
divino
divindade
divindad
divine
divinity
, mais quant à nous, il se trouve comme enseveli par les opérations de la chair chair
sarx
carne
carnal
carnalidade
carnalidad
carnality
charnel
et du sang, jusqu’au moment où quelques coups de la Providence providence
providência
pronoia
venant à frapper et à ébranler cette chair et ce sang, nos yeux, si longtemps fermés, s’ouvrent enfin et nous forcent à chercher et à trouver quelque chose au-dedans de nous que ni notre raison ni nos sens ne nous avaient fait soupçonner auparavant. Ne vous étonnez donc point du conflit qui s’est élevé dans votre âme, du désir désir
epithymia
epithymía
épithymétikon
épithymia
vif que vous avez de pénétrer plus avant dans la connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
de ces sublimes vérités, non plus que de l’impatience que vous sentez de les communiquer aux autres ; ce sont là les témoins qui attestent qu’il est né dans vous un esprit esprit
pneuma
espírito
spirit
mente
mind
céleste ; seulement, veillez exactement sur tous les mouvements de la nature, et prenez garde que quelque sentiment humain, terrestre et propriétaire, ne vienne se mêler à ce feu Feuer
fogo
feu
fire
pyr
divin. Il faut, en effet, que votre esprit soit libre, dégagé de toute partialité, qu’il aime tout ce qui est bon, qu’il pratique tout ce qui est vertueux, pour l’amour amour
eros
éros
amor
love
de la vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
et de la bonté elles-mêmes, parce qu’elles viennent de Dieu, qu’il ne désire la lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. , soit pour lui soit pour les autres, que dans la volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é de Dieu et afin que sa bonté devienne vivante et dans eux et dans lui. Toute bonté venant de Dieu, nous ne pouvons être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
bons, en réalité réalité
le réel
Le mot réalité désigne le caractère de ce qui existe effectivement, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Les questions que pose ce concept sont fondamentales pour la science et la philosophie.
, qu’en proportion que le bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
que nous faisons, ou que nous voulons faire, est effectué dans l’esprit et par l’esprit par lequel Dieu lui-même est bon ; car comme il n’y en a qu’un seul de bon, il ne peut y avoir non plus qu’une seule bonté réelle. Pourquoi m’appelles-tu bon, dit ce divin maître, il n’y a qu’un seul Bon, qui est Dieu. Aussi, n’est-ce point à cette bonté qui est selon la prudence humaine et adaptée à notre raison propriétaire et à notre caractère naturel que nous sommes appelés, mais à être parfaits comme notre Père qui est au ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
est parfait. Or si notre Père est dans le ciel, il faut que notre esprit et notre vie y soient aussi, autrement nous ne sommes point ses enfants véritables ; si donc nous avons été faits pour le ciel, et que ce soit le ciel que nous ayons perdu, ce n’est point une bonté humaine qui pourra nous faire redevenir les enfants célestes de notre Père qui est aux cieux ; il faudra nécessairement que, par une renaissance céleste, cet esprit qui procède de la bonté même de Dieu vienne opérer dans nous, comme il opère en lui, nous faire aimer sa lumière comme il l’aime lui-même, enfin nous faire désirer que les autres en jouissent, comme il le désire lui-même. Or Dieu est un amour libre, universel, impartial, aimant et opérant toute sorte de bien, pour l’amour du bien lui-même ; et c’est en cela que consiste la plus noble et la plus parfaite opération de la vie ; ainsi tout être qui n’est pas bon pour l’amour de la bonté même est imparfait, participant du mal mal
kakos
Le mal est la "possibilité de l’impossible", sans laquelle l’Infini ne serait pas l’Infini. (Frithjof Schuon)
, de la misère et de la mort mort La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages.  ; et il faut nécessairement qu’il naisse de nouveau à cette bonté de Dieu pure, libre et sans mélange, pour qu’il puisse sortir de cet état d’imperfection, de misère et de mort. Oui, quand nous pratiquerions extérieurement toutes les vertus, et que nous ferions en apparence tout ce que les saints de Dieu ont fait, si nous ne le faisons pas par le même esprit, par lequel Dieu lui-même est bon, et que ce ne soit pas lui qui opère tout cela en nous, nos efforts sont vains pour nous élever au-delà de la circonscription terrestre, et nous demeurons sans communication Mit-teilung 
Mitteilung
communication
comunicação
comunicación
avec le Ciel. Quand je parlerais le langage langage Le langage est un ensemble de signes (vocaux, gestuel, graphiques, tactiles, olfactifs, etc.) doté d’une sémantique, et le plus souvent d’une syntaxe (mais ce n’est pas systématique[1]). Plus couramment, le langage est un moyen de communication. des anges anjo
anjos
ange
anges
angel
angeles
arcanjo
arcanjos
archange
archanges
et des hommes Mensch
homme
être humain
ser humano
human being
homem
hombre
the man
anthropos
hommes
humanité
humanity
, dit saint Paul, si je n’ai point la charité je ne suis qu’un airain retentissant. Quand j’aurais le don de prophétie prophétie Annonce d’événements futurs par voyance, pressentiment ou conjecture , que je comprendrais tous les mystères mystère
mysterion
mystères
Du grec musterion, fermer les yeux ou la bouche. Désigne un secret, les pratiques et les rites réservées aux initiés, un objet de difficile connaissance, et l’initiation des doctrines secrètes. (V. Siret)
, que je connaîtrais tout, et que j’aurais une foi
foi
faith
pistis
capable de transporter des montagnes, si je n’ai point la charité, je ne suis rien rien Le mot rien désigne une absence de chose(s), sans la notion de dénombrement ou de concept mathématique qui s’attache au nombre zéro. « Il n’y a rien ici » signifie qu’aucun objet n’est présent, sans a priori sur la nature des objets qui auraient pu se trouver à l’endroit considéré. . Quand je donnerais tout mon bien aux pauvres, que je livrerais mon corps Körper
corpo
corps
soma
cuerpo
body
pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La Voie Tao
Dao
Voie
Way
Le Tao, qu’on traduit littéralement par "Voie", et qui a donné son nom à la doctrine elle-même, est le Principe suprême, envisagé au point de vue strictement métaphysique. René Guénon
de la Science episteme
saber
savoir
ciência
science
ciencia
divine PREMIER DIALOGUE THÉOPHILE

Quelle excuse peuvent donc offrir ceux qui lisant l’Écriture laissent de côté ces bases essentielles, puisque, non seulement elles y sont exprimées de la manière la plus claire, mais qu’elles en sont encore l’unique fondement Grund
Fundament 
fondement
fundamento
Fundamente
fondations
fondation
. En effet, si l’homme n’était pas mort à la véritable vie, quel besoin aurait-il eu de Moïse et des Prophètes ? Certes, s’il possédait la perfection perfection
perfeição
perfección
de vie pour laquelle il fut créé, la lumière n’est pas plus indépendante des ténèbres ténèbres Les ténèbres sont d’abord un concept ou une croyance religieuse qui désigne le néant, la mort, l’état de l’âme privée de Dieu, de la grâce, et qui signifie privation totale de lumière, obscurité. Le mot est attesté dès le XIIe siècle. Du latin tenebræ, ayant la même signification. , qu’il ne le serait de toute loi extérieure. Pour connaître et accomplir la volonté de Dieu, il lui eut suffit d’obéir à la loi de sa propre nature, et dès lors il est évident que les dispensations de Moïse et des Prophètes eussent été pour lui totalement superflues. La Voie de la Science science
epistêmê
episteme
sciences
Le sens originel du grec : se placer au-dessus de.... Parménide a ouvert la voie à la conception grecque de l’epistêmê en distinguant le monde de l’opinion et celui de la pensée pure et de l’être. (Y. Lafrance)
divine PREMIER DIALOGUE THÉOPHILE

Combien de fois Jacob Boehme ne nous rappelle-t-il pas à ces principes. " J’avertis mon lecteur, dit-il, de ne pas chercher à pénétrer la profondeur de mes écrits au-delà des bornes de sa propre compréhension ; il doit se contenter de ce que son intelligence intelligence Notre intelligence n’est pleinement humaine que par les vérités concernant Dieu et nos fins dernières. Elle opère la compréhension de Dieu, du monde, de l’homme. [Frithjof Schuon] peut saisir, car tant qu’il reste dans cette mesure, il est véritablement dans ce qui est réel ; et alors, dans quelque profondeur qu’il soit mené par l’esprit, il ne saurait être dans l’illusion, car à l’un L'Un
hen
hén
L’Un, en philosophie ou en mystique, désigne le Principe suprême, souvent donné comme impensable et ineffable. Historiquement, cette notion prend tout son essor, en philosophie, à partir du néoplatonisme de Plotin au milieu du IIIe siècle. Grammaticalement, le mot « un » est ici employé comme substantif et avec majuscule (comme « Dieu » ou « Être »). Le mot s’oppose principalement à Multiple (dès Platon) et entre dans la liste des transcendantaux (avec Être, Bien, Vrai, Beau... qui sont au-delà des catégories et peuvent se convertir : Un = Bien = Beau). C’est l’Un-Dieu, l’Un-principe, mesure suprême.
il sera plus donné qu’à un autre. Mais la chose la plus essentielle, celle qu’il ne faut jamais perdre de vue, c’est de persévérer constamment dans l’humilité devant Dieu, de se résigner sans cesse, afin que, selon son bon plaisir, il devienne en nous le vouloir et le faire. Lorsque nous sommes dans cette disposition, nous nous trouvons comme morts à nous-mêmes, puisque nous ne désirons rien que la volonté de Dieu, et cette volonté de Dieu est notre propre vie, laquelle dans son développement progressif parvient enfin à la révélation Révélation La Révélation (on emploie généralement une majuscule dans cette acception du mot) est, pour une religion, la connaissance qu’elle affirme détenir de source divine. Les manifestations divines par lesquelles cette connaissance est parvenue aux hommes sont tantôt des apparitions (théophanies), tantôt l’inspiration à des prophètes de textes considérés comme sacrés. Les religions rattachées à la trilogie judaïsme-christianisme-islam, en particulier, sont dites révélées. des mystères les plus sublimes. " La Voie de la Science divine SECOND DIALOGUE THÉOPHILE

Vous pourriez tout aussi bien demander pourquoi un cercle cercle
círculo
circle
est nécessairement rond, et une ligne droite droite
direita
right
exempte de courbure. Car comme le cercle n’est cercle que parce qu’il est parfaitement rond, et la ligne droite n’est ligne droite que lorsqu’elle est sans nulle courbure, de même la volonté n’est en être qu’autant qu’elle est libre, qu’elle est son propre moteur, et qu’elle ne peut avoir que ce qu’elle veut elle-même. De plus, la volonté n’a pas été produite de manière à ce que par une modification progressive elle soit ainsi parvenue à l’état de volonté ; non, la volonté de l’homme est un engendrement véritable et réel de la volonté éternelle incréée et libre de Dieu, qui a voulu se produire des fils de lui-même, dans lesquels il puisse se voir d’une manière créaturelle. C’est pourquoi la volonté de l’homme a dans elle la nature de la liberté liberdade
liberté
freedom
liberdad
La liberté est la faculté d’agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d’autrui. Elle est définie :

* négativement : absence de soumission, de servitude, de contrainte exercée par autrui. L’être humain est indépendant.

* positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.
divine, la nature de l’éternité aion
aiôn
éon
éternité
eternidade
eternity
eternidad
, la nature de la toute-puissance acte
puissance
energeia
dynamis
, comme étant véritablement née et émanée de la volonté éternelle, libre et toute-puissante de Dieu ; et de même que la volonté de Dieu domine sur toute la nature, de même aussi celle de l’homme domine sur toute la nature de sa propre circonscription, qui ne peut rien admettre que ce que cette volonté produit et opère en elle. La Voie de la Science divine SECOND DIALOGUE THÉOPHILE

Tout ce qui n’est pas Dieu, ce qui est après lui et se distingue de lui, ne peut être ce qu’il est que par la volonté opérante de la Divinité. Par conséquent, puisqu’il ne vient en être que parce qu’il a été voulu, il ne peut être en lui-même que la production de la volonté créatrice opérante et, comme c’est elle qui a été le commencement de toutes choses, c’est en elle que toutes choses doivent continuer ; et jamais rien ne pourra être créé ou formé dans toute l’éternité que par l’opération médiate de cette volonté de Dieu. Il ne peut non plus se trouver dans aucun être que la nature qui est née ou produite magiquement par l’opération de la volonté qui est dans lui. Tout ce que la créature opère, tout ce qu’elle aime et désire, tout ce qu’elle abhorre et rejette, tout cela est l’opération d’une volonté agissante, ou d’un pouvoir possibilité
potentialité
Toute-Possibilité
pouvoir
poder
power
magique qui se meut, opère et produit en elle. La Voie de la Science divine SECOND DIALOGUE THÉOPHILE


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