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Auguste Gratry

Gratry : De la connaisance de Dieu

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vendredi 28 novembre 2008

TABLE DU TOME PREMIER

I. Etat actuel de la raison publique. — II. Qu’est-ce que ce progrès de la raison contemporaine dont on parlait au commencement du siècle ? — III. Faiblesse habituelle de la raison parmi les hommes. — Infirmité particulière de la raison contemporaine. — IV. Cet abaissement de la raison est le plus grand danger du Christianisme. — V. Il faut rétablir dans les esprits la connaissance et le respect de la raison et de ses lois. C’est le moyen de connaître aussi ses limites, et de monter plus haut.

PREMIÈRE PARTIE

CHAPITRE Ier. Exposition.

Sommaire de tout l’ouvrage. Pourquoi l’on commence la Philosophie par le Traité de la connaissance de Dieu, par la science de l’esprit humain s’élevant à Dieu. — I. Est-il possible et nécessaire de démontrer l’existence de Dieu ? Y a-t-il des athées ? — II. Caractère général de la vraie preuve de l’existence de Dieu. — III. Nature précise de cette preuve : elle est l’application principale de l’un des deux procédés essentiels de la raison ; elle est l’acte et le procédé fondamental de la vie raisonnable et morale. — L étude de cette preuve, c’est l’étude de la philosophie dans son principe : étudiée historiquement, elle est le fond de l’histoire de la philosophie ; étudiée spéculativement, elle place l’esprit au point où se touchent les racines de l’ontologie, de la psychologie, de la logique et de la morale.

CHAPITRE II. Théodicée de Platon.

I. Pourquoi il appartenait à l’École de Socrate de donner, dans l’ancien monde, les lois du procédé principal de la raison, et d’arriver à la vraie preuve philosophique de l’existence de Dieu. — II. Dialectique platonicienne : condition de son exercice ; son point d’appui, son mouvement, son terme. — III. Discussion des textes de Platon sur la nature du procédé dialectique. — Ce qu’il nomme le principe immortel de l’âme et la racine de l’âme. — IV. Usage que l’homme doit faire de cette donnée divine : vaincre l’obstacle, développer le sens de rimmortel et du divin. — V. Point de départ du procédé dialectique dans le spectacle des choses visibles. — VI. Description totale du procédé. — VII. Terme du procédé (telos tes poreias). Les deux degrés de l’intelligible divin : les ombres de ce qui est, et les fantômes divins : l’Être divin lui-même. — VIII. L’idée du vrai Dieu dans Platon. — IX. Platon combat la fausse application du procédé principal de la raison, la Sophistique. — X. Résumé de la Théodicée de Platon. — XI. Ce que pensent de la doctrine platonicienne saint Augustin, saint Thomas d’Aquin, Bossuet et Thomassin.

CHAPITRE III. Théodicée d’Aristote.

I. Rapports entre Platon et Aristote. — II. Preuve de l’existence de Dieu donnée par Aristote et résumée par saint Thomas d’Aquin. — III. Discussion de cette preuve. Sa valeur logique est douteuse sous la forme où elle est donnée. — IV. Le résultat de la Théodicée d’Aristote : une essence immuable ; un principe dont l’essence est lacté même : Dieu acte pur ; comment meut le moteur immobile ; attrait du désirable et de l’intelligible ; Dieu est un vivant éternel et parfait ; le Bien, la Pensée et la Vie. — Ce qui est fini en nous est en Dieu infiniment. — V. Erreur d’Aristote sur l’éternité du monde. — VI. Rapport de Dieu au monde d’après Aristote. — VII. Résumé de la Théodicée d’Aristote. — VUE. Distinction des deux degrés de l’intelligible divin. — IX. La preuve de l’existence de Dieu d’Aristote est précisément la même que celle de Descartes, quant au fond. Jugement sur Aristote.

CHAPITRE IV. Théodieée de saint Augustin.

I. Opinion de saint Augustin sur la philosophie. — II. Analogie et différence entre Platon et saint Augustin : Quidquid a Piatone dicitur, vivit in Augiistino. — III. Ce que saint Augustin voit dans Platon ; ce qu’il y ajoute. — IV. Théorie de la méthode qui nous élève à Dieu et à la » vérité, d’après saint Augustin (gradus ad immortalia facienda). — V. Développement de ce qui précède. Saint Augustin, plus précis que Platon sur la théorie de la méthode philosophique qui démontre Dieu. — VI. Grande supériorité de saint Augustin sur Platon touchant la théorie du sens divin, principe de l’élan moral et intellectuel vers Dieu. — VIL Le dernier terme où arrive la raison, quand Dieu l’élève à lui ; Ratio pervenietis ad finem suum. — VIII. Résultats de la méthode philosophique de saint Augustin. Idée de l’infini ; doctrine d.e la création. — IX. Itinéraire de la raison vers Dieu, selon saint Augustin : les deux degrés de l’intelligible divin. — X. Conclusion : le Temple ; les deux manières de le contempler.

CHAPITRE V. Théodicée de saint Anselme.

I. Sens général des deux ouvrages philosophiques de saint Anselme. — II. Qu’est-ce que l’argument de saint Anselme ? — III. Plus ample analyse de cet argument. — IV. Jusqu’où va la raison, d’après saint Anselme.

CHAPITRE VI. Théodlcée de saint Thomas d’Aquin.

I. Rapports de saint Thomas d’Aquin à saint Augustin. — II. Traduction littérale d’une Question de saint Thomas d’Aquin, qui est un traité abrégé de l’existence de Dieu : De Deo, an Deus rit (Sum. Theol. I, q. 41). — III. Discussion de ce chapitre de saint Thomas. — IV. Théorie de la méthode qui élève notre esprit à Dieu, selon saint Thomas : 1° le point de départ dans le spectacle des créatures ; 2° le procédé, qui reçoit trois noms : via causalitatis, via eminentiæ vel excellentiœ, via negationis vel remotionis ; 3° l’obstacle moral : Veritatem Dei in justitia detinent. — V. Distinction des deux degrés de l’intelligible divin : visio specularis, Visio per essentiam. — Distinction dans le plus haut des deux degrés : lumière de grâce, in via videntium ; lumière de gloire, in patria videntium.,— VI. Conclusion.

CHAPITRE VII. Théodicée do dix-septième siècle.

Caractère philosophique du dix-septième siècle : unité d’esprit de ses grands hommes ; unité de procédé.

DESCARTES.

I. Son caractère philosophique. — II. Son point de départ pour démontrer l’existence de Dieu : unité de ses deux preuves. — III. Double caractère de la vraie preuve, à la fois rationnelle et expérimentale. — IV. Réalité objective de l’idée de Dieu, selon Descartes : cette idée est une certaine vue de Dieu. Cette vue est indirecte : Je tai par la même faculté par laquelle je me connais moi-même. C’est l’Image d’une vraie et immuable nature. — Cette image n’est que cela même que nous apercevons lorsque l’esprit conçoit, juge ou raisonne. — V. Comment les deux preuves de Descartes sont .inséparables et n’en font qu’une. — VI. Le procédé de Descartes ne diffère pas de la dialectique de Platon. — VII. Lacune dans les idées de Descartes, ou du moins dans son œuvre. Danger du Cartésianisme mal entendu. — Conclusion. Distinguer, mais ne pas séparer les deux ordres de l’intelligible divin.

PASCAL.

I. Rôle de Pascal considéré comme philosophe. — II. Son scepticisme n’est pas un scepticisme réel, non plus que le doute de Descartes. Il en veut surtout à la raison séparée. — III. Doctrine de Pascal touchant la connaissance rationnelle de Dieu. — Défaut de Pascal. — Conclusion.

MALEBRANCHE.

1. Mérite de Malebranche. Côté solide de sa doctrine. — II. Méthode pratique et habituelle de Malebranche. — III. Gomment il démontre l’existence de Dieu. — IV. Malebrauche confond les deux ordres de l’intelligible divin. C’est son erreur.

FÉNELON.

I. Caractère philosophique de Fénelon. Sa supériorité. — II. Fénelon corrige les points de vue exclusifs de Pascal et de Malebranche. — Sou analyse de la raison, la meilleure qui ait été faite, est en même temps la plus belle des démonstrations de l’existence de Dieu. — III. Comparaison profonde par laquelle Fénelon fait connaître la nature des idées et de la raison : sa supériorité sur Malebranche. — IV. Sa théorie du procédé par lequel notre raison s’élève à Dieu. — Conclusion.