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Auguste Gratry

Gratry : De la connaissance de l’âme

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vendredi 28 novembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

TABLE DU TOME PREMIER.

LIVRE PREMIER. L’âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
comparée à Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes. el comparée au corps Körper
corpo
corps
soma
cuerpo
body
.

CHAPITRE Ier. Qu’est-ce que l’âme ?

I. Pour bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
connaître connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
l’âme, il la faut comparer au corps, et à Dieu dont elle est l’image image
eikon
eikón
Il n’y a pas de théophanie qui ne soit préfigurée dans la constitution même de l’être humain, car celui-ci est "fait à l’image de Dieu" ; l’ésotérisme entend actualiser ce que Dieu a mis de divin dans ce miroir de lui-même qu’est l’homme. (Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale)
. II. —L’âme en elle-même est une parole de Dieu.—III. Une parole croissante.—IV. Fin fin
finalité
telos
télos
Le finalisme est une option théorique qui affirme l’existence d’une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité. Elle présuppose un dessein, un but ultime, une signification, immanents ou transcendants, présents dès leur origine. Cette perspective est aussi dite téléologique.
de l’âme.

I. L’âme est une trinité créée, faite à l’image de la trinité incréée. — II. Éclaircissement.—Loi du développement de l’âme. — IV. Perturbation de la loi. — V. La loi et sa perturbation considérées dans l’intelligence intelligence Notre intelligence n’est pleinement humaine que par les vérités concernant Dieu et nos fins dernières. Elle opère la compréhension de Dieu, du monde, de l’homme. [Frithjof Schuon] .—VI. Considérées dans la volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é.

CHAPITRE III. L’Ame comparée an corps.

I. Les deux dualité
deux
dyade
Quand la dualité est horizontale, elle exprime les pôles "actif" et "passif" ; quand elle est verticale, elle exprime les degrés "absolu" et "relatif", dans l’Ordre divin d’abord et dans l’ordre cosmique ensuite. [Frithjof Schuon]
sphères du corps, et ses trois trinité
trois
triade
ternaire
L’archétype divin de tous les ternaires positifs est la trinité védantine Sat, Chit, Ananda : Dieu, à partir de son Essence surontologique, est pur "Être", pur "Esprit", pure "Félicité". Quand la trinité est horizontale, elle exprime les facultés a priori divines ; quand elle est verticale, elle exprime les tendances cosmiques. [Frithjof Schuon]
puissances. — II. Parallèle entre les deux sphères du corps et les deux sphères de l’âme, les trois puissances du corps, et les trois puissances de l’âme. Éclaircissement sur la troisième puissance acte
puissance
energeia
dynamis
 ; le cœur coeur
kardia
cœur
coração
coración
heart
et l’amour amour
eros
éros
amor
love
. — IV. Suite de réclaircissement sur la troisième puissance ; le nerf pneumogastrique. — V. Les trois feuillets embryonnaires. Analogie analogia
analogie
analogy
analogía
.

LIVRE SECOND. La parole

CHAPITRE Ier. La parole.

I. La parole est l’instrument principal du développement des facultés de l’âme. — II. La raison dianoia
la raison
La raison est une faculté de l’esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d’erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée. Cette faculté a donc plusieurs emplois, scientifique, technique et éthique.
humaine reçoit un corps dans la parole. Motif providentiel. — III. Notre pensée dans l’état présent s’appuie sur les signes sensibles. — IV. La parole est à l’esprit esprit
pneuma
L’esprit est constitué par l’ensemble des facultés intellectuelles. Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions. En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.
ce que le squelette est au corps. Analogie.

CHAPITRE II. Les deux manières de trairer la parole.

I. Le double sens des mots, d’après G. de Humboldt. — II. Explication. — III. Deux natures d’esprits, relativement à la manière de prendre le sens des mots. — IV. Exemple du grand sens des mots pris dans l’Évangile. — V. Le grand sens des mots est identique à leur sens poétique, et corrélatif au type idéal des choses en Dieu. — VI. La langue algébrique.

CHAPITRE III. Les trois groupes de langues.

I. Trois grandes formes du langage langage Le langage est un ensemble de signes (vocaux, gestuel, graphiques, tactiles, olfactifs, etc.) doté d’une sémantique, et le plus souvent d’une syntaxe (mais ce n’est pas systématique[1]). Plus couramment, le langage est un moyen de communication. humaine, d’après G. de Humboldt. — II. Caractère du premier groupe de langues, représenté par le chinois. — III. Caractère du deuxième groupe, représenté par le sanscrit. — IV. Caractère du troisième groupe, représenté par l’hébreu. — V. Conclusion pratique.

LIVRE TROISIÈME. Étude des trois puissances de l’âme.

CHAPITRE Ier. Étude de la sensibilité.

I. L’âme possède un triple sens. — II. Le sens externe. — III. Le sens interne. — IV. Le sens divin divin
divinité
Ce terme désigne la qualité d’être un dieu ou une déesse (une déité), ou Dieu (la Déité). Il est alors synonyme de divinité en tant que substantif.
.

CHAPITRE II. Étude de la faculté de connaître.

I. Le point Le point En géométrie, un point est le plus petit élément constitutif de l’espace géométrique, c’est-à-dire un lieu au sein duquel on ne peut distinguer aucun autre lieu que lui-même. de départ de la connaissance. — II. Le rationalisme ; ce qu’il produit dans la science science
epistêmê
episteme
sciences
Le sens originel du grec : se placer au-dessus de.... Parménide a ouvert la voie à la conception grecque de l’epistêmê en distinguant le monde de l’opinion et celui de la pensée pure et de l’être. (Y. Lafrance)
de la nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
. — III. Ce qu’il produit dans la science de Dieu. — IV. Ce qu’il produit dans la science de l’âme.

CHAPITRE III. Étude de la faculté de connaître (suite).

I. Qu’est-ce que la raison ? Digression. — II. Les deux éléments de la raison. Sa loi fondamentale. — III. La raison est une force qui, par le sacrifice sacrifice Sacrifice, étymologiquement « fait de rendre sacré » (du latin sacrificium, de sacer facere). , monte à Dieu. — IV. Les deux principes fondamentaux de la raison ; les deux unités qu’elle cherche ; rapport Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
de ces deux unités. — V. Conclusion sur la nature intime de la raison..

CHAPITRE IV. Étude de la faculté de connaître (suite). Origine des idées.

I. La genèse genèse
genesis
génesis
génération
Même dans l’Iliade (XIV 201, 246), où son usage est attesté pour la première fois, génesis désigne non seulement la "naissance", mais aussi la "génération", "le fait de venir à l’être". [Luc Brisson]
de la lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. dans l’âme, d’après le premier chapitre de l’Évangile de saint Jean. — II. Résumé de la doctrine de saint Thomas sur ce sujet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
.

CHAPITRE V. Étude de la faculté de connaître (suite). Dernière démarche de la raison.

I. S’adresser au sens divin vivifié par la grâce, pour voir Dieu par ce sens. — II. Texte de Thomassin. —III. Résumé de la théorie de la raison. Exhortation à suivre la raison jusqu’au bout.

CHAPITRE VI. Étude de la volonté.

I. Nature de la volonté ; sa loi. — II. De la conciliation de la liberté avec la prescience divine. — III. Nature de la liberté. — IV. Rapport de la volonté humaine avec la volonté de Dieu. — V. Conclusion pratique sur la liberté.