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Henri Suso et le déclin de la scolastique

Bizet : Henri Suso - L’ « EXEMPLAIRE »

Aubier, 1946

mardi 11 novembre 2008

J.-A Bizet, Henri Suso et le déclin de la scolastique. Aubier, 1946
CHAPITRE PREMIER

L’œuvre de Suso, considérée du dehors, se présente sous un aspect forme
eidos
eîdos
aspecto
perfil
aspect
d’achèvement qui innove, au XIVe siècle, l’exemple d’un auteur soucieux de l’intégrité de ses écrits et de leur groupement authentique, comme conscient des prérogatives attachées à sa signature [1]. Suso se fait une haute idée idea
idée
ideia
idea
ιδεα
idéa
de la vocation d’écrire. Il a composé ses livres sous une inspiration inspiration
inspiratio
Une inspiration est une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu’un ou quelque chose peut inspirer une nouvelle idée. (Wikipédia)
d’En-haut, à laquelle il n’a pas cru loisible de se dérober [2]. Il les a publiés à l’instigation des messagers de ses visions, parfois contre son gré [3]. Aussi est-il pénétré du sentiment de leur portée. Le rôle de guide spirituel qu’il a assumé engage sa responsabilité devant Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
et devant les hommes homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
 : il importe que sa doctrine soit fidèlement transmise. Cette considération l’a amené à prendre ses précautions contre les déformations éventuelles ; à cette fin répond la constitution d’un Exemplar réunissant les principaux de ses écrits allemands — la Vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. , le Livre de la Sagesse sophia
sagesse
sabedoria
wisdom
sabedoría
σοφία
éternelle, le Livre de Vérité aletheia
alêtheia
veritas
vérité
truth
verdad
et le Petit Recueil de Lettres — en un corpus soigneusement revu, une manière d’édition définitive [4].

Plusieurs manuscrits du Livre de la Sagesse éternelle, reproduisant un texte antérieur à celui de l’Exemplar, se terminent par un avertissement de l’auteur, qui menace des châtiments du Ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
les copistes qui prendraient des libertés avec ses écrits. Il leur interdit d’en rien rien Le mot rien désigne une absence de chose(s), sans la notion de dénombrement ou de concept mathématique qui s’attache au nombre zéro. « Il n’y a rien ici » signifie qu’aucun objet n’est présent, sans a priori sur la nature des objets qui auraient pu se trouver à l’endroit considéré. retrancher, d’y rien ajouter, d’en faire aucun extrait, si ce n’est pour tel chapitre expressément indiqué : « Quiconque ferait autrement aurait à craindre la vengeance de Dieu, car ce serait frustrer Dieu de dévotes louanges, les hommes d’une matière matière
hyle
La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l’état solide, l’état liquide, l’état gazeux. La matière occupe de l’espace et possède une masse. Ainsi, en physique, tout ce qui a une masse est de la matière.
d’édification, et celui qui s’est donné la peine (d’écrire ce livre) du fruit de son travail. » Le soin de l’auteur à revendiquer le fruit de son travail a la valeur d’une signature pour cet appendice qui ne fut pas reproduit dans le texte de l’Exemplar [5].

Avertissement ou menaces restèrent sans effet. Du vivant même de Suso — c’est lui qui s’en plaint — se répandirent des versions incorrectes de ses livres que les copistes remaniaient sans vergogne. Alors il se décida « à les réunir et à les mettre en ordre » dans une édition « exemplaire » qui les reproduirait « tels que Dieu les lui avait primitivement inspirés [6] ».

Quels étaient ces écrits qui allaient s’adultérant par une trop rapide diffusion ? Suso nomme le Livre de la Sagesse éternelle et mentionne seulement « plusieurs autres » (Ibid., p. 4), parmi lesquels il compte vraisemblablement le Livre de Vérité, et peut-être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
aussi un recueil de Lettres de direction dont de larges extraits constituèrent le recueil abrégé (Briefbuchlein) inséré dans l’Exemplar [7]. Il est permis de penser que Suso avait écrit d’autres ouvrages, c’est du moins ce que laissent entendre plusieurs passages de la Vie [8]. Sont-ils tout à fait perdus ? Il est vraisemblable que la substance substance
substantia
substances
substância
substancia
en a été recueillie dans ces œuvres composites que sont et la Vie elle-même et les deux écrits sapientiaux, le buechli allemand et l’Horologium latin, dont plusieurs chapitres ne se rattachent pas organiquement à l’ensemble et tendent naturellement à s’en dissocier [9]. On peut déterminer avec une approximation suffisante la date à laquelle Suso entreprit la constitution de l’Exemplar : la préface rapporte qu’il put encore soumettre des extraits du « premier livre », celui que les critiques ont accoutumé d’appeler la Vita, à l’approbation de son supérieur hiérarchique, Barthélémy de Bolsenheim, provincial des Dominicains de la province de Teutonie (E., Prol., pp. 5-6). Quand il voulut lui présenter le second livre, Barthélémy venait de mourir — plusieurs documents portent mention de sa mort mort La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages.  —, à la date de 1362 [10]. Suso avait alors quelque soixante-sept ans. Au terme d’une vie d’ascèse ascèse
askesis
askêsis
ascese
ascesis
ascetismo
ascetism
et d’apostolat, il lui avait été donné de connaître connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
une retraite retrait
anachorèse
anachorète
ermite
érémitisme
retraite
Une simplification pleine de foi de notre commerce avec la Divinité, dans la sérénité d’une conscience apaisée. Un voile jeté sur les vanités aveuglantes du monde, une purification du regard intellectuel, qui se retournera vers l’intérieur de l’âme pour y retrouver son bien suprême et découvrir les obstacles à sa possession.
sereine au couvent d’Ulm. Son renom s’était répandu dans toute l’Allemagne du Sud et de l’Ouest, et c’était bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
ce qui lui donnait un regain de soucis : de son vivant, on ne se gênait pas pour altérer ou mutiler ses livres, quel sort allait-on leur faire après sa mort ? Il avait voulu prendre ses précautions, du point de vue doctrinal, en sollicitant l’approbation de son provincial ; il croyait, par une dernière mise au point de son œuvre en langue vulgaire, parer aux intentions mauvaises des détracteurs qu’il se connaissait [11].

C’est justement cette initiative de Suso pour assurer l’intégrité de son œuvre qui a d’abord été mise en doute par la critique. F. Vetter [12] fut le premier, en 1882, à jeter quelque suspicion sur le Prologue de l’Exemplaire, où Suso s’explique tout au long de ses intentions. L’objection fut relevée, et trop sommairement éludée, par K. Bihlmeyer, dans l’édition critique des œuvres allemandes de Suso qu’il publia en 1907 (D. S., p. 132*, note 2) : elle inspira à K. Rieder, connu pour avoir déjà dissipé la légende de Rulmann Merswin, une recensión incisive, qui parut en 1909 dans les Gelehrte Anzeigen de Goettingue, et ébranla le crédit traditionnellement accordé à l’œuvre de Suso prise dans son ensemble, et spécialement aux récits biographiques qui en forment la partie la plus considérable.

Il est singulier que ni Rieder, ni aucun des critiques qui ont traité après lui de l’authenticité de l’Exemplaire, ne se soient avisés de contrôler les allégations de Vetter, toujours citées d’après Bihlmeyer qui les avait plutôt grossies sans les réfuter : Vetter se contente d’observer, dans une note discrète publiée à la suite d’une conférence sur Suso et Elsbeth Stagel, que le Prologue de l’Exemplaire se rencontre pour la première fois dans l’édition imprimée de 1482, « laquelle se basait non pas sur l’original de Suso mais sur un manuscrit mauvais et tardif ». En réalité réalité
le réel
Le mot réalité désigne le caractère de ce qui existe effectivement, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Les questions que pose ce concept sont fondamentales pour la science et la philosophie.
, si le Prologue manque dans trois trinité
trois
triade
ternaire
L’archétype divin de tous les ternaires positifs est la trinité védantine Sat, Chit, Ananda : Dieu, à partir de son Essence surontologique, est pur "Être", pur "Esprit", pure "Félicité". Quand la trinité est horizontale, elle exprime les facultés a priori divines ; quand elle est verticale, elle exprime les tendances cosmiques. [Frithjof Schuon]
manuscrits, ceux de Munich (M), de Nuremberg (N) et de Paris (P) [13], il est reproduit par dix autres, dont quelques-uns sont, à ancienneté égale, d’une teneur plus sûre [14]. Mais Bihlmeyer fut le premier à donner, en tête de son édition, un catalogue détaillé des manuscrits allemands de Suso. L’objection de Vetter avait paru dans un modeste recueil de Conférences faites en Suisse ; elle s’y perdait dans l’oubli quand Rieder, sans la vérifier, prit sur lui de la ranimer [15].

Rieder remarque que le Prologue est le seul texte qui fournisse quelques renseignements sur l’origine de l’Exemplaire. Il y est rapporté que les écrits de Suso s’étaient répandus jusque dans des régions éloignées ; la question se pose de savoir episteme
saber
savoir
ciência
science
ciencia
si, des œuvres antérieures à la rédaction de l’Exemplaire, il subsiste effectivement des transcriptions anciennes, reproduisant un texte indépendant de la version définitive. A cette question, on ne saurait répondre affirmativement que pour un petit nombre de manuscrits du Livre de la Sagesse et peut-être pour quelques-uns du Grand Recueil de Lettres. Dans l’ensemble le catalogue des manuscrits connus dément l’allégation du Prologue ; et Rieder de conclure un peu vite : « L’affirmation de l’authenticité de l’Exemplaire n’est... qu’une formule vide vide
vazio
void
de sens. » (Ibid., p. 488) Un copiste aurait imaginé cette pieuse supercherie pour conférer à sa transcription des écrits de Suso, soigneusement exécutée, un cachet d’autorité qui la mît à l’abri de toute contestation.

La même argumentation fut reprise par Henri Lichtenberger dans une série de conférences publiées en 1910 [16] : il lui donna une forme moins implicite, plus nuancée, qui rejeta quelque peu dans l’ombre la virulente recension des Goettingische Anzeigen, qui masqua surtout ce que, dans son schématisme, elle avait de spécieux. Car, pour i aller d’abord à la question de fait, le peu de traces laissé par les écrits de Suso antérieurs à l’Exemplaire ne fournit qu’un’fragile argument négatif : livres et archives disparurent souvent dans les tempêtes soulevées du vivant même de Suso par la querelle de Louis de Bavière avec la curie d’Avignon, notamment dans les couvents hostiles à l’empereur, qui furent l’objet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
de sanctions sévères. D’autre part, les excès des sectes hérétiques avaient jeté un discrédit sur les ouvrages de spiritualité spiritualité Dans la tradition mystique ou ésotérique, le Spirituel est un individu qui met l’accent sur l’homme intérieur, l’esprit des textes, minimise les rites, les institutions religieuses, l’histoire, les dogmes, au profit de l’Adam intérieur, du Christ intérieur. La spiritualité c’est son activité. (adapté de Pierre Riffard) écrits en langue vulgaire : une ordonnance de l’empereur Charles IV, confirmée non sans quelques restrictions par le pape Grégoire XI, en prescrit la destruction systématique [17]. Le Livre de Vérité, écrit dans les remous du procès d’Eckhart, fut longtemps considéré comme suspect et ne dut pas de sitôt avoir place Ort
lieu
lugar
location
locus
place
dans les bibliothèques des couvents. Quant au Livre de la Sagesse, il avait son double dans l’Horologium Sapientiœ qui fut avec l’Imitation le livre le plus lu du bas moyen âge. Faut-il dire que, pour un traité spirituel du XIVe siècle, la critique donne dans une restriction abusive à ne poser d’autre alternative que l’existence Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
ou la disparition d’ « une masse » [18] de manuscrits remontant à une date voisine de la rédaction des textes, ou reproduisant à coup sûr la version originale ? D’ailleurs diffusion ne veut pas dire profusion, et c’est seulement de diffusion lointaine que parle le prologue suspecté.

A un autre égard l’argumentation de Rieder est loin d’être convaincante. Si l’inventaire des manuscrits, à supposer qu’il puisse être exhaustif, ne répond pas aux indications du prologue, il est logique de conclure à l’inexactitude de celles-ci, ou simplement à leur ton hyperbolique, lequel serait bien dans la manière de Suso : suspecter pour autant l’authenticité du prologue, c’est faire un pas de plus qui ne se justifie pas. Il est en tout cas d’une méthode contestable de s’appuyer sur un texte qu’on juge apocryphe, pour en tirer un argument recevable.

On discerne à démêler les arguments de Rieder, surtout tels qu’ils furent repris par Henri Lichtenberger, que les doutes émis sur l’authenticité de l’Exemplar portent moins sur le recueil pris dans son ensemble, que sur la teneur de la Vita qui en est la partie la plus étendue. Les raisons alléguées pour établir le caractère apocryphe des récits biographiques se heurtent toutefois aux indications du prologue qui les authentifie. Mais si la Vita est apocryphe, le recueil qui la contient l’est aussi ; l’argument tiré de l’inventaire des manuscrits n’a plus alors qu’une valeur d’appoint : c’est la seule qu’on soit fondé à lui reconnaître.

Avant de se prononcer sur l’authenticité de l’Exemplaire, il convient donc d’en examiner une à une chaque pièce. Nous procéderons dans l’ordre selon lequel elles se présentent, sauf à l’intervertir pour le Livre de Vérité et le Livre dé la Sagesse, le premier précédant chronologiquement le second.


[1Ce trait a frappé un homme de lettres contemporain, W. von Scholz, qui relève chez Suso les caractères d’un « écrivain conscient, attachant de l’importance à l’exactitude du texte de ses livres... der mystische Prediger, mit deutlichen Zügen des bewussten Schriftstellers, der z. B. auf genaue Texte seiner Bücher Wert legt. » Heinrich Suso, Eine Auswahl aus seinen deutschen Schriften, hrsgb. von W. von Scholz, München u. Leipzig, s. d., p. XIII.

[2L. S., Prolog., pp. 197 sq. ; cf. Hör. Prol. pp. 15 sq.

[3V., Prol., pp. 6-7.

[4E., Prol., pp. 4 sq.

[5L. S., Nachwort, p. 325, d’après le ms. de Engelberg (E) qui date du xive siècle.

[6E., Prol., pp. 4 sq.

[7Le récit biographique fait ailleurs allusion à plusieurs « briefbuechli » en circulation : V., c. v, p. 18.

[8E., Prol., p. 4 ; V.,c. XXX, p. 87 ; c. XXXVI, p. 109 ; c. XXXVIII, p. 124.

[9V. infra, pp. 64-65.

Mgr Gröber croit que les Cent méditations sur la Passion, incorporées au Livre de la Sagesse, formèrent primitivement un livre à part. Cf. C. Gröber, Der Mystiker Heinrich Seuse, Freiburg i. B., 1941, p. 61.

[10Cf. Freib.Diöz. Arch., xvi, pp. 11 sq., 15, 42.

[11E., Prol., p. 5 ; cf. V., c. XXXVIII, p. 124.

[12Ein Mystikerpaar des 14. Jahrhunderts, Schwester Elsbeth Stagel in Töss und Vater Amandus (Suso) in Konstanz, Oeffentliche Vorträge gehalten in der Schweiz, t. VI, Bäle, 1882, p. 58.

[13On ne reviendra pas dans cette étude sur l’état des manuscrits des œuvres de Suso, soigneusement établi par Bihlmeyer (D. 5., Einleitung, pp. 3*-44*).

Le ms. M se trouve à la Staatsbibliothek de Munich, Cgm 362 ; N à la Stadtbibliothek de Nuremberg, Cent. VII, 90 ; P, à la Bibliothèque Nationale, Ms. allem. 222 (cf. G. Huet, Catalogue des mss. allemands de la Bibl. Nationale, Paris, 1895, p. 121).

[14Cf. Bihlmeyer, loc. cit., pp. 7*-10* et p. 3, note.

[15Cf. Gotting, gelehrte Anzeigen, Juni 1909, pp. 450-500.

[16H. Lichtenberger, Le Mysticisme allemand. — Suso, Revue des Cours et Conférences, 1910, Nos du 19 Mai, du 9 Juin, du 23 Juin, du 17 Novembre, du 24 Novembre, du 8 Décembre et du 15 Décembre.

[17Cf. H. Delacroix, Essai sur le Mysticisme spéculatif en Allemagne au xive siècle, Paris, 1900, p. 125.

L’Inquisition agit avec la même rigueur en Espagne au xvie siècle contre les écrits spirituels en langue espagnole. Cf. A Saudreau, Le mouvement antimystique en Espagne au xvie siècle, in Rev. du Clergé fr., 1917, pp. 193-206.

[18LlCHTENBERGER, loc. cit., 9 Juin 1910, p. 610.