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Royaume de l’esprit et Royaume de César

Berdiaeff : L’Homme et le cosmos - La Technique

Delachaux et Niestlé, 1951

samedi 8 novembre 2008

L’homme est un être naturel ; il est lié par de multiples fils à la vie cosmique, dépend du circuit de la vie cosmique. Le corps de l’homme est soumis notamment aux processus physico-chimiques. Lorsque l’homme meurt en tant qu’être naturel, les éléments qui composent son corps se dissolvent dans la matière et dans la vie cosmique. L’homme vit dans le monde naturel et se trouve forcé de prendre position vis-à-vis de ce monde.

Mais, le mystère de l’homme est dans le fait qu’il n’est pas seulement un être naturel et ne peut être expliqué à partir de la nature. L’homme est également une personne, c’est-à-dire un être spirituel, qui porte en lui l’image du divin. C’est pourquoi la situation de l’homme au sein du monde naturel est tragique. L’homme n’est pas seulement un des objets de ce monde ; il est avant tout un sujet, qui ne peut être déduit de l’objet. En même temps, l’attitude de l’homme à l’égard du cosmos est commandée par le fait qu’il constitue lui-même un microcosme, qu’il contient en lui-même le cosmos comme il contient en lui l’histoire. L’homme ne peut pas être simplement une partie de quelque chose, il est un tout. De par le principe spirituel qu’il porte en lui, l’homme n’est pas soumis à la nature ; il en est indépendant bien que les forces naturelles peuvent le tuer. Si l’homme était uniquement un être naturel et limité, sa mort n’aurait rien de tragique : seule est tragique la mort d’un être immortel, aspirant à l’infini.

Ce n’est que du dehors, en tant qu’objet, que l’homme est partie de la nature ; de l’intérieur, en tant qu’esprit, il contient la nature. Aussi y a-t-il un dualisme dans les rapports de l’homme avec le cosmos : l’homme est en même temps esclave et roi de la nature. La situation centrale de l’homme au sein de la nature n’est pas du tout déterminée astronomique-ment et ne s’est nullement trouvée modifiée après Copernic ; elle ne dépend en aucune manière de ce que découvrent les sciences naturelles. Cette situation de l’homme est déterminée par l’esprit. Par conséquent, le problème fondamental est celui de l’esprit et de la nature, de la liberté et de la nécessité.

On peut distinguer dans les rapports de l’homme avec le cosmos quatre phases différentes : 1) L’homme est immergé dans la vie cosmique ; il est dépendant vis-à-vis du monde des objets ; la personne humaine ne s’est pas encore dégagée, l’homme ne cherche pas encore à dominer la nature, ses rapports avec la nature sont d’ordre magique et mythologique (formes primitives de l’élevage et de l’agriculture, esclavage). 2) Libération de l’emprise des forces cosmiques, des esprits et démons de la nature ; lutte à l’aide de l’ascèse et non de la technique (formes élémentaires d’économie, servage). 3) Mécanisation de la nature, maîtrise scientifique et technique de la nature, développement de l’industrie sous ses formes capitalistes, libération du travail, suivie de son aliénation, due au fait de l’exploitation des instruments de production et à la nécessité de vendre le travail afin de recevoir un salaire. 4) Désagrégation de l’ordre cosmique par la découverte de l’infiniment grand et de l’infiniment petit ; substitution d’une réalité organisée par l’intermédiaire de la science et de la technique à la réalité organique ; effrayant accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et asservissement de l’homme à ses propres découvertes.

Ces distinctions en ce qui concerne les rapports de l’homme avec la nature sont de l’ordre de la typologie et non de la chronologie, encore que la succession des temps a eu son importance. Mais aujourd’hui, où nous sommes entrés dans l’époque de la technique, il existe encore d’autres thèmes angoissants. Si, autrefois, l’homme avait peur des démons de la nature et a été libéré de la démonolâtrie par le Christ, aujourd’hui il a peur du mécanisme universel de la nature. Le pouvoir de la technique est la dernière métamorphose du royaume de César. Cette métamorphose-là n’exige plus les sacralisations que le royaume de César exigeait dans le passé. Il s’agit du dernier stade de la sécularisation, de la décomposition du centre et de la formation de sphères séparées et autonomes, l’une de ces sphères prétendant à une reconnaissance totale. L’homme se trouve sous l’influence de l’une des sphères autonomes.

Mais, on peut imaginer une cinquième phase des rapports de l’homme avec la nature. Au cours de cette cinquième phase nous verrions une conquête plus poussée encore des forces de la nature par l’homme, la libération réelle du travail et du travailleur, la soumission de la technique à l’esprit. Mais cela présuppose un mouvement spirituel dans le monde, mouvement qui doit être l’œuvre de la liberté.

Plus d’une fois déjà j’ai eu l’occasion d’écrire que la puissance inouie de la technique a révolutionné toute la vie humaine. La crise que traverse l’homme est liée au fait que l’organisation psychique et physique de l’homme ne correspond pas à l’état actuel de la technique. L’âme et le corps de l’homme ont pris forme alors que la vie humaine concordait encore avec le rythme de la nature, alors que l’homme tenait encore compte de l’existence d’un ordre cosmique, alors qu’il était encore lié à la mère-terre. La domination de la technique signifie la fin de l’époque tellurique. Le milieu organique naturel de l’homme : la terre, les plantes, les animaux, etc., peut être détruit par la technique. Et alors, qu’arrivera-t-il ?

Une technique élémentaire a existé dès les temps préhistoriques. L’irruption révolutionnaire de la machine, qui a déterminé le développement de l’industrie capitaliste, date de la fin du XVIIIe siècle. Mais, c’est à notre époque que la technique a acquis un pouvoir déterminant sur l’homme et les sociétés humaines et qu’est né le type de la civilisation technique. On ne pouvait pas encore le dire du XIXe siècle, qui fut complexe et contradictoire, mais conserva l’ancien type de culture. A présent, l’ordre cosmique auquel croyaient les hommes du XIXe siècle, matérialistes ou simplement positivistes, se trouve ébranlé. La position de l’homme en face des forces cosmiques est toute nouvelle. Le cosmos dans le sens grec antique de ce mot, le cosmos d’Aristote, de Thomas d’Aquin, de Dante n’existe plus. La nature n’est plus un ordre hiérarchique établi par Dieu, dont on peut toujours être sûr.

Cette transformation a commencé avec Copernic. Déjà Pascal éprouvait un effroi devant l’infini de l’espace et sentait avec intensité que l’homme est comme perdu dans ce monde infini, étranger et froid. L’effroi provoqué par la découverte du monde de l’infiniment petit ne devait pas être moins grand. La science pénètre dans la structure intérieure de la nature, dans les profondeurs de la matière. De ce point de vue, le travail tendant à la désintégration de l’atome a une importance énorme. Il a amené l’invention de la bombe atomique, faisant surgir la menace de catastrophes sans précédent. Cela effraie les savants, qui ne se sentent pas libres dans leurs laboratoires. La désagrégation de la matière libère une immense énergie. On peut dire que la matière liait et enchaînait l’énergie. De cette manière l’ordre cosmique se trouvait stabilisé. A présent les savants déclarent que les découvertes scientifiques peuvent, par leurs conséquences techniques, faire exploser l’ordre cosmique, provoquer des catastrophes cosmiques. La guerre a cessé d’être un phénomène localisé n’intéressant que les nations et les Etats ; elle devient un phénomène cosmique, ou plutôt anti-cosmique.

La découverte du principe de relativité a de son côté énormément contribué au changement de point de vue sur l’ordre cosmique. C’en est fini aussi de l’optimisme évolutionniste du XIXe siècle, affirmant que dans le monde naturel tout va vers le mieux. Les théories évolutionnistes avaient été élaborées sur la base des sciences biologiques et leur horizon était borné. Aujourd’hui, c’est la physique et la chimie qui ont pris une importance décisive et l’horizon s’élargit aux dimensions du cosmos, ceci précisément au moment où le cosmos est presque en voie de destruction. Les rapports avec la nature sont déterminés exclusivement par la praxis et des possibilités infinies s’ouvrent devant cette dernière. Cela peut susciter aussi bien un état d’esprit optimiste qu’un état d’esprit pessimiste.

Une nouvelle réalité apparaît, différente de la réalité naturelle inorganique comme de la réalité naturelle organique. Cette nouvelle réalité est une réalité organisée. L’homme n’a plus affaire à la nature créée par Dieu, mais à une nouvelle réalité, créée par l’homme et par la civilisation, à la réalité de la machine et de la technique, lesquelles n’existent pas dans le monde naturel. La machine est créée à l’aide d’éléments matériels qui viennent de l’ancienne nature ; mais à ces éléments s’ajoute quelque chose de tout à fait nouveau, quelque chose qui ne fait pas partie de la nature et n’appartient pas à l’ancien ordre cosmique. L’homme n’a pas remarqué tout de suite quelles peuvent être les conséquences de cet état de choses. En vérité, la machine et la technique ont une importance cosmogonique. Elles représentent un nouveau jour de la création ou une nouvelle nuit. Plutôt une nuit, car le soleil pourrait s’obscurcir.

Mais le rôle de la technique est double : elle peut aussi bien avoir un sens positif qu’un sens négatif. Le refus romantique de la technique est impuissant et réactionnaire. Il faut non pas refuser les découvertes scientifiques de la technique, mais les maîtriser spirituellement.

Un des corollaires fatals de la technique soumise exclusivement à sa propre loi, laquelle conduit à des guerres techniques à l’échelle mondiale, est le renforcement démesuré de l’étatisme. L’Etat devient tout-puissant, de plus en plus totalitaire, et pas seulement dans les pays à régimes totalitaires ; il ne veut admettre aucune limite à son autorité et considère l’homme uniquement comme un moyen et un instrument.

Le pouvoir de la technique a encore une autre conséquence, qui entraîne de grandes difficultés pour l’homme, car l’âme humaine n’y est pas suffisamment adaptée. Nous assistons à une terrible accélération du temps, que l’homme n’arrive pas à suivre. Aucun instant n’a plus de valeur en soi, mais ne représente qu’un moyen pour l’instant suivant. Une activité incroyable est exigée de l’homme, activité qui ne lui permet aucun retour sur lui-même. Néanmoins ces minutes actives rendent l’homme passif. Il devient un simple moyen hors du processus humain, une simple fonction du processus de production. L’activité de l’esprit humain se trouve affaiblie. L’homme est évalué d’un point de vue utilitaire, sur la base de son rendement. Ceci représente une aliénation de la nature humaine et une destruction de l’homme. C’est avec raison que Marx a parlé de l’aliénation de la nature humaine en régime capitaliste. Mais cette aliénation subsiste sous le régime par lequel il veut remplacer le régime capitaliste en voie de décomposition.

C’est également à l’époque technique que nous assistons à l’entrée active dans l’histoire d’énormes masses humaines. Et ceci se réalise précisément au moment où ces masses — qu’il ne faut pas identifier avec les classes laborieuses — ont perdu leurs croyances religieuses. Tout ceci détermine une crise profonde de l’homme et de la civilisation humaine. Quelle est la cause essentielle de cette crise ?

Depuis la fin du Moyen âge l’homme s’est trouvé engage sur la voie de l’autonomie des différentes sphères de son activité créatrice. Au cours des temps dits modernes — qui ont cessé depuis longtemps d’être modernes et sont devenus très anciens — toutes les sphères de la culture et de la vie sociale commencèrent à s’affirmer et à se développer exclusivement selon leurs propres lois, ne s’ordonnant autour d’aucun centre spirituel. Les forces créatrices de l’homme, entravées au Moyen âge, ont pu ainsi s’épanouir. La politique, l’économie, la science, la technique, l’idée nationale, etc., ne veulent plus connaître aucune loi morale, aucun principe spirituel au-dessus de leur propre sphère d’action. Le machiavélisme en politique, le capitalisme en économie, le scientisme dans le domaine de la science, le nationalisme dans la vie des peuples, l’emprise absolue de la technique sur l’homme, tout cela est la conséquence des autonomies en question.

Mais il y a dans le destin de l’homme européen une contradiction fondamentale : l’autonomie des différentes sphères de son activité n’est pas l’autonomie de l’homme lui-même en tant qu’être intégral. De plus en plus, l’homme est devenu l’esclave des sphères autonomes ; celles-ci ne sont pas soumises à l’esprit humain. Ressentant de plus en plus intensément la perte de son intégralité, l’homme éprouve le besoin de se protéger de l’effondrement qui le menace, de la destruction de l’image humaine. D’une part, l’homme européen va vers un néo-humanisme ; d’autre part il veut retrouver l’intégrité dans un système totalitaire d’organisation de toute la vie. Le problème du totalitarisme est plus complexe qu’on ne le pense d’habitude. Le totalitarisme est une tragédie religieuse ; c’est une manifestation de l’instinct religieux de l’homme, de son besoin d’une attitude intégrale face à la vie. Mais par suite de l’autonomie des différentes sphères de l’activité humaine, de la disparition du centre spirituel, c’est le partiel, le fragmentaire qui prétendent à la totalité, à l’intégralité. La science, la politique ont commencé depuis longtemps à émettre de telles prétentions. A notre époque, l’économie, la technique, la guerre deviennent totalitaires elles aussi. Par rapport à ces sphères la science prend un caractère utilitaire. Le marxisme s’efforce de rétablir l’intégralité de l’homme ; il refuse d’accepter l’aliénation de nature humaine intervenue à l’époque de capitalisme. Mais il veut recréer l’homme intégral en partant d’une sphère fragmentaire, autonome : celle de l’économie. Il est soumis à l’économisme de l’époque capitaliste. Aussi, le totalitarisme marxiste est-il un faux totalitarisme, qui ne libère pas l’homme, mais l’asservit. Dans sa profondeur, l’homme n’est pas un être essentiellement économique.

Mais, les prétentions totalitaires qui ont la plus grande importance sont celles de la technique. La technique ne veut reconnaître aucune principe au-dessus d’elle. Elle est obligée de compter uniquement avec l’Etat, dont le rôle devient également totalitaire. Le développement extraordinaire de la technique en tant que sphère autonome conduit au phénomène essentiel de notre époque : le passage de la vie organique à la vie organisée. A l’époque technique, la vie des vastes masses humaines, qui exigent la solution du problème du pain quotidien, doit être organisée et réglée. L’homme a été arraché à la nature dans l’ancien sens de ce terme et plongé dans un monde social fermé comme celui que nous voyons dans le marxisme. Et, parallèlement, l’homme acquiert un sens planétaire de plus en plus marqué de la terre. La vie de l’homme est plongée dans les contradictions ; l’homme se trouve en état de déséquilibre. Le pouvoir autonome de la technique est l’expression extrême du royaume de César, un aspect nouveau de ce royaume, qui ne ressemble pas à ceux du passé. Le dualisme du royaume de l’Esprit et du royaume de César prend une forme de plus en plus aiguë. Le royaume de César refuse de reconnaître des sphères neutres ; sa conception est moniste.

Notre époque est caractérisée par l’union du rationnel et de l’irrationnel. Ceci peut paraître contradictoire ; mais en fait la chose est compréhensible. Les forces irrationnelles explosent et l’homme se noie dans le chaos qui en résulte. Il s’efforce de se sauver par la rationalisation. Mais la rationalisation n’est que l’envers de l’irrationnel. La situation de l’homme dans le monde devient absurde, dénuée de sens. Il est plongé dans le non-sens de la vie, mais refuse de reconnaître le sens qui seul pourrait s’opposer à ce non-sens. Le monde en arrive à des ténèbres rationalisées. La rationalisation même de la vie peut être irrationnelle. Cette rationalisation intervient précisément au moment où la foi dans la raison est ébranlée. De ce fait, tout le processus de la vie devient contradictoire. La domination de la technique rationalisée rend la situation de l’homme dans le monde absurde. Cette situation de l’homme, sa projection dans le monde de l’absurde, se reflète dans la philosophie de Heidegger, dans les romans de Kafka. Le problème de l’homme et l’exigence d’une nouvelle anthropologie religieuse et philosophique s’y trouvent posés avec une acuité nouvelle.

La technisation de la vie est en même temps sa deshumanisation. L’ancien humanisme se montre impuissant devant la puissance du progrès technique, devant la conscience croissante de l’absurdité de la vie. Seuls, les marxistes veulent rester optimistes, croient au caractère bienfaisant de la technique, rapportant la conscience de l’absurdité de la vie exclusivement aux classes bourgeoises, vouées à la mort, et y liant le triomphe inévitable du prolétariat. Ce point de vue ne reconnaît dans l’homme qu’un être social, en qui c’est la classe qui pense et crée. L’optimisme marxiste ne pose dans sa profondeur ni le problème des rapports de l’homme avec le cosmos, ni celui de la vie intérieure de l’homme, laquelle est tout simplement niée. J’ai déjà parlé plus d’une fois du caractère dualiste de l’humanisme et de sa dialectique interne qui conduit à la négation de l’homme.

Mais la tendance au refus de la technique est absurde. Il s’agit non pas de refuser la technique, mais de la soumettre à l’esprit. Dans sa destinée historique l’homme ne passe pas seulement par des transformations radicales de la vie sociale destinées à créer une nouvelle structure de la société, mais aussi par des modifications radicales de son attitude à l’égard de la vie cosmique. On oublie trop souvent que la vie sociale des hommes est liée à la vie cosmique et qu’il n’est pas possible d’en arriver à une société parfaite indépendamment de la vie cosmique et de l’action des forces cosmiques. Les fondements du marxisme restent circonscrits par le monde social. Le développement de la technique et son pouvoir sur la vie humaine se trouvent en relation directe avec le thème de l’homme et du cosmos. Il a déjà été dit que le développement moral et spirituel ne correspond pas au progrès technique et que c’est là la cause principale du déséquilibre de l’homme. Ce n’est qu’en liant le mouvement social au mouvement spirituel que l’homme peut sortir d’un état dans lequel il se sent déchiré et comme perdu. Ce n’est que par le principe spirituel, c’est-à-dire par son lien avec Dieu, que l’homme se rend indépendant aussi bien de la nécessité naturelle que du pouvoir de la technique. Mais, le développement de la spiritualité dans l’homme doit l’amener non pas à se détourner de la nature et de la technique mais à les maîtriser. En fait, le problème qui se pose pour l’homme est plus complexe encore. Il ne peut y avoir de communion avec une nature mécanisée. Une communion de l’homme avec la vie de la nature, telle qu’elle exista autrefois, n’est possible que par une approche spirituelle ; elle ne peut être simplement organique dans le vieux sens de ce terme. Cependant, il y a un problème plus aigu encore qui se pose : celui des rapports de l’homme avec la société.