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La science occulte et les sciences occultes.

Dr. Paul Carton : LA SCIENCE OCCULTE ET SES LOIS

Librairie Le François, 1935

lundi 3 novembre 2008

La Table d’Emeraude d’Hermès. — La synthèse occultiste la mieux conçue et la mieux cachée, sous des formules presque alchimiques, est celle qui vient d’Hermès (« On lit dans le lexique de Suidos : Hermès Trismégiste. C’était un sage égyptien antérieur à Pharaon. Il fut appelé Trismégiste - trois fois très grand - parce qu’il a dit que dans la triade (trinité) il y a une seule divinité. »- L. Ménard : p. 260). Ce sont les lois hermétiques qui nous sont parvenues sous le nom de Table d’Emeraude d’Hermès, ainsi nommée parce que son texte aurait été gravé sur une table d’émeraude.

La Table d’Emeraude est extraite du livre : Le Pimandre de Mercure Trismégiste, ouvrage cosmogénique, théologique et philosophique, composé par Thot ou Hermès Trismégiste. Les critiques modernes le considèrent comme le plus ancien et le plus authentique des livres de l’Egypte. Il n’existe plus dans l’original. Mais il nous est parvenu par des traductions grecques, puis latines et françaises. Lapins ancienne traduction latine est celle de Gérardum de Lisa en 1471. Les traductions du grec en français les plus anciennes sont celles de Gabriel du Préau en 1587 et celle île François Monsieur de Foix en 1574 (voir manuel bibliographique de Caillet ; t. II,p.254). Cet ouvrage est composé sous forme d’un dialogue entre Pimandre (l’intelligence suprême ou divine, d’après les Egyptiens) et Thot (l’intelligence manifestée aux hommes). La première révèle à la seconde, pour le salut du genre humain, l’origine de l’âme, sa destinée et ses devoirs.

Pour montrer comment les Anciens se conformaient au principe occultiste : se taire, c’est-à-dire énoncer les vérités les plus profondes dans un langage mystérieux, incompréhensible à qui ne possédait pas les notions initiales, capables d’en fournir l’explication, donnons d’abord, sans explications, le texte complet de cette Table d’Emeraude d’Hermès : « Il est vrai, sans mensonge, très véritable.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une même chose.

« Et comme toutes choses ont été et sont venues d’Un, ainsi toutes choses sont nées dans cette chose unique par adaptation.

« Le soleil en est le père, la lune en est la mère, le veut l’a porté dans son ventre, la terre est sa nourrice ; le père de tout, le Thélème de tout le monde est ici ; sa force est entière si elle est convertie en terre.

« Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel et derechef il descend en terre et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen toute la gloire du monde et toute obscurité s’éloignera de toi.

« C’est la force forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.

« Ainsi le monde a été créé.

« De ceci seront et sortiront d’innombrables adaptations desquelles le moyen est ici.

« C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste ayant les trois parties de la philosophie du monde.

« Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli et parachevé. »

Cet ensemble mystérieux peut se segmenter en 7 lois principales qui sont le fondement de la science occulte. Ces 7 lois n’ont pas toujours été formulées avec une netteté suffisante dans les livres des occultistes modernes. Elles ont été mélangées la plupart du temps à une gangue grossière et à des obscurités qui les défigurent.

On retrouve aussi l’expression indiscutable de ces 7 lois dans d’autres écrits très anciens. C’est pourquoi nous étayerons l’énoncé de chacune de ces lois de textes pris dans d’autres écrits d’Hermès Trismégiste et aussi dans Hippocrate et dans l’Ancien et le Nouveau Testament, pour faire appel à toutes les sources, traditionnelles et synthétiques.

I. — Loi de causalité ou de création. — Tout a une cause. Il n’y a pas d’effet sans cause. Il existe des lois universelles. Il existe des lois naturelles.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : m Toutes choses ont été et sont venues d’Un. » (En d’autres termes : il n’y a pas d’effet sans cause. Tout a été créé par un créateur).

Autres textes hermétiques (extraits de la traduction de Louis Ménard. — Hermès Trismégiste) : « Toute apparence est créée, puisqu’elle a été manifestée... Si tu veux voir Dieu, pense au soleil, pense au cours de la lune, pense à l’ordre des astres. Qui maintient cet ordre ?... Il y a donc, o Tat, un créateur et un maître de tout cet univers. » (Hermès, p. 34.35) « Personne ne prétend qu’une statue ou un tableau peut exister sans un sculpteur ou un peintre et cette création n’aurait pas de créateur ? » (Hermès, p. 37)

Texte d’Hippocrate : « Le hasard, quand on vient à l’examiner, est re connu ne pas exister. Tout ce qui se fait a une cause cerlaine et cette cause se trouve en avoir une autre qui l’a produite. »

Textes bibliques : « Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains. » (Ps. XIX ; 2)

« Au commencemeiit, Dieu créa le ciel et la terre « (Genèse, I ; 1)

« Heureux l’homme que tu instruis, Eternel, et à qui tu donnes l’enseignement de ta loi. »(Ps. XCIV ; 12)

« Ta loi est vérité. » (Ps. CXIX ; 142)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Comme la cause nous est souvent révélée par l’effet, de même l’effet, quand nous en avons une connaissance plus complète, démontre la cause, parce qu’elle la suppose nécessairement. » (Gonzague Truc. — La Pensée de Saint Thomas d’Aquin, p. 57)

« Il est de toute certitude, et les sens l’attestent que quelque chose est mû clans le monde. Or tout être mû, est mû par un autre être. En effet, rien n’est mû que ce qui est en puissance et rien ne meut que ce qui est en acte. » (p. 60)

II.— Loi d’unité des causes ou de monothéisme.— L’ensemble des lois universelles invisibles implique un Législateur unique et invisible qui est Dieu.

Texte hermétique de la Table d’Emeraudj : : « Et comme toutes choses ont été et sont venues d’Un, ainsi toutes choses sont nées dans cette chose unique. » (En d’autres termes, toute la création a été en puissance dans un Législateur unique et a été créée par un Créateur unique).

Autres textes hermétiques ; « L’ouvrier a fait le monde, non de ses mains mais de sa parole. Il faut te le représenter comme présent et toujours existant, comme l’auteur de tout, l’un et le seul qui a créé les êtres par sa volonté. » (Hermès, p. 29)

« Garde-toi, mon fils Tat, de priver l’œuvre de l’ouvrier ; donne plutôt à Dieu le nom qui lui convient le mieux, appelle-le le Père de toutes choses, car il est l’unique, et sa fonction propre est d’être père. » (Hermès, p. 37)

« L’unité est le principe de tout, le bien est la source de tout. Quand je dis le bien, j’entends ce qui est entièrement et toujours bon. » (Hermès, p. 40)

« L’unité qui est le principe contient tous les nombres ; elle les engendre tous et n’est engendrée par aucun autre. » (Hermès, p. 33)

« Tout ce qui se manifeste a eu un commencement, une naissance, et est né, non de soi-même, mais d’autre chose... Il y a donc quelqu’un qui les fait et qui lui-même est incréé et antérieur à toute création...L’incréé est supérieur en force, un et seul vraiment sage en toutes choses, puisque rien ne l’a précédé...En outre, les créatures sont visibles, mais lui est invisible. II faut donc le concevoir par l’intelligence...Faut-il le désigner par le nom de Dieu, ou par ceux de créateur ou de père, ou par ces trois noms à la fois ? Dieu répond à sa puissance, créateur à son activité, père à sa bonté. » (Hermès, p. 99,100)

« Saint est Dieu, le père de toutes choses. » (Hermès, p. 14) « Dieu est la cause de tout en général et de chaque être en particulier. » (Hermès, p. 23)

« Dieu et le bien sont une seule et même chose, et le principe de toutes les autres. » (Hermès, p. 24)

Texte d’Hippocrate : « Le principe de tout est le même. Il n’y a aussi qu’une fin ; et la fin et le principe sont un. » (103 ; I)

Textes bibliques : Tu es, toi seul, le Dieu de tous les royaumes de la Terre. » (Isaïe, XXXVII ; 16)

« L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. » (Deut. , VI , 4)

« Tu es grand, Eternel Dieu ; nul n’est semblable à toi, et il n’y a pas d’autre Dieu que toi. » (II Samuel, VII ; 22)

Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. » (Eph., IV ; 6)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Nous devons donc arriver forcément à un premier moteur qui n’est mû par aucun autre et voilà ce que tous les hommes entendent par le mot Dieu. » (p. 62)

« Or, enlevez la cause, vous enlevez l’effet ; donc, sans cause première point de cause intermédiaire ni de cause dernière...Donc, il faut admettre une première cause efficiente et c’est là ce que tous les hommes appellent Dieu. » (p. 6V)

III— Loi d’analogie ou de correspondance.— Le microcosme est l’analogue du macrocosme dans les trois plans de l’Uni-Trinité.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude.— « Ceci est vrai, sans mensonge, très véritable ».(En d autres ternies : il est vrai sur les trois plans).

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles d’une même chose. » (En d’autres termes : Dieu a créé 1 univers et plus particulièrement l’homme à son image. En étudiant la création et la constitution de l’homme on y retrouve le plan de l’uni-trinité créatrice qui est la même chose dans l’univers et dans l’homme).

« C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, possédant les trois parties de la philosophie du monde. » (En d’autres termes : j’ai enseigné le mystère des trois plans de l’univers : esprit, vie et matière).

Autres textes hermétiques : « Le premier des êtres est l’Eternel, l’incréé, le Dieu, créateur de toutes choses. Le second est fait à son image. C’est le Monde qu’il a engendré, qu’il conserve et qu’il nourrit... Le troisième être est l’homme, fait à l’image du monde ; par la volonté du père, il possède de plus que les autres animaux terrestres, l’intelligence... Comprends que le monde vient de Dieu et est en Dieu, que l’homme vient du monde (par évolution) et est dans le monde. Le principe, la perfection et la permanence de toutes choses est Dieu ». (Hermès, p. 46, 48)

« Mais le moteur, Père de toutes choses, qui est la vie et la lumière, engendra l’homme semblable à lui-même. » (p. 7)

« Que l’homme en qui est l’intelligence, se connaisse lui-même. » (p. 11)

Textes d’Hippocrate : « La nature dans l’homme est constituée à l’image delà nature dans le monde, où de la grande origine, la vie s’achemine jusqu’à la dernière partie, puis revient en cercle de la dernière partie à la grande origine, caria nature : être et n’être pas est une. » (Littré, 107 ; IX)

« En un mot, le feu (Energie cosmique) a tout arrangé dans le corps à l’imitation de ce qui se passe dans l’univers, s’il est permis de comparer les grandes choses aux petites et les petites aux grandes. » (31 ; II)

Textes bibliques : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance... Dieu créa l’homme à son image. » (Genèse, I ; 26, 27)

« L’homme est l’image et la gloire de Dieu. » (I Cor., XI ; 7)

« Pour nous tous, le visage découvert réfléchissant comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de plus en plus resplendissante, par l’action de l’Esprit du Seigneur. » (II Cor., III ; 18)

St Thomas d’Aquin. — On retrouve aussi l’expression de la loi d’analogie dans St Thomas d’Aquin. Gilson l’expose en ces termes dans le chapitre : l’esprit du Thomisme (p. 233) de son livre Le Thomisme : « Comment l’être total étant par définition l’être divin, un univers de créatures peut-il se constituer sans se confondre avec lui et sans y rien ajouter ? C’est que le mot être signifiant deux modes d’existence différents lorsqu’il s’applique à Dieu et aux créatures, aucun problème d’addition ni de soustraction ne saurait se poser à leur occasion. L’être des créatures n’est qu’un analogue, une image, une imitation de l’être divin... Ce principe de l’analogie qui permet de distinguer le Créateur de la créature permet aussi de les maintenir en rapport et de tendre des liens qui deviendront les principes constitutifs des essences créées et les lois de leur explication. Quelle que puisse être ultérieurement la physique des choses, elle devra nécessairement se subordonner à une métaphysique des essences et de la qualité. Si les créatures sont, de par leur origine radicale, des similitudes, il faut s’attendre que l’analogie explique la structure de l’univers comme elle en explique la création... A ce sens de la hiérarchie, on a reconnu l’influence exercée par le Pseudo-Denys sur la pensée de saint Thomas d’Aquin. Elle est incontestable, et c’est ce qui explique, dans une certaine mesure, qu’on ait voulu ranger l’auteur de la Somme théologique parmi les disciples de Plotin. Mais cette thèse ne devient acceptable que si l’on en limite exactement la portée. L’Aréopagite fournit le cadre de la hiérarchie, il implante profondément dans la pensée la nécessité de cette hiérarchie, il fait que l’on ne peut plus ne pas considérer l’univers comme une hiérarchie ; mais il laisse à Saint Thomas le soin de la remplir. »

IV. Loi de vie universelle rythmée. — Rien n’est inerte. Tout vit, tout vibre en rythmes alternants.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : « Le père de tout, ce Thélème du monde entier est ici. Sa force est entière si elle est convertie en terre. » (En d’autres ternies : La volonté de vie universelle venue du Père, anime tout l’univers et elle se manifeste d’une façon synthétique dans la création terrestre et, par suite, dans l’homme. Le mot Thélème (thelemos) signifie qui agit spontanément. C’est ce mot, dont le sens hermétique est Force ou

Lumière astrale, qui a servi à l’initié Rabelais, pour sa description des libres jouissances de l’Abbaye de Thélème).

« Il monte de la terre au ciel, et derechef il redescend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. » (En d’autres termes : toute manifestation motrice ou vitale se fait par rythmes et par alternance des contraires).

Autres textes hermétiques : « Quant au vide, auquel la plupart attachent tant d’importance, mon avis est qu’il n’existe pas, qu’il n’a jamais pu exister et qu’il n’existera jamais. » (Hermès, p 151)

« Rien ne meurt, mais ce qui était composé se divise. Cette division n’est pas une mort. C’est le renouvellement. Quelle est, en effet, l’énergie de la vie ? N’est-ce pas le mouvement ? Et qu’y a-t-il d’immobile dans le monde ? Rien ...Rien ne se détruit, rien ne se perd. » (Hermès, p. 83, 84)

« La mort n’existe pas ; le mot mortel est vide de sens... La mort serait la destruction, et rien ne se détruit dans le monde...La matière conserve ici-bas une faible trace (de désordre) dans la faculté d’augmentation et dans celle de diminution que les hommes nomment la mort. » (Hermès, p. 47)

« L’action créatrice est intermittente ; tantôt elle crée, tantôt elle ne crée pas ; elle varie en qualité et en quantité : tantôt elle produit telles et telles choses, tantôt leurs contraires. » (Hermès, p. 55)

« Notre bon créateur, dans sa prévoyance universelle, a garanti la durée des êtres vivants, en créant le sommeil réparateur de la fatigue et du mouvement, et attribuant une part de temps égal ou même plus grande au repos. » (Hermès, p. 219)

« Dieu a dispensé une fois la vie à tous les vivants par une loi éternelle que je vais expliquer : le mouvement du monde est la vie de l’éternité...Il vivifie à son tour tout ce qu’il contient, diversifiant toutes choses selon des nombres et des temps fixes et déterminés...Le temps terrestre se distingue par l’état de l’atmosphère, par des alternatives de chaleur et de froid ; le temps céleste par les révolutions des astres qui reviennent périodiquement aux mêmes lieux. . L’ordre et le temps produisent le renouvellement de tout ce qui est dans le monde, par des périodes alternées. Puisque tel est l’état de l’univers, il n’y a rien de fixe, rien de stable, rien d’immobile dans la nature, ni dans le ciel, ni sur la terre. Car Dieu seul, et justement seul, est totalement plein et parfait en soi, de soi, et autour de soi. » (Hermès, p. 145,1-16,147)

Textes hippocratiques : « Toutes choses sont en mouvement en toute heure. Tout s’opère par une nécessité divine, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas. »

« Dans l’univers nulle chose ne périt entièrement. Il ne se crée rien de nouveau. Il ne se fait que des mélanges distincts et variés. Tous les êtres possibles ne font que croître ou diminuer, alternant successivement entre le plus et le moins, en avançant aussi loin qu’ils peuvent aller. »

« D’après les lois naturelles, tout est successivement élevé, puis précipité en bas. Le jour et la nuit sont en mouvement à toute heure. » (26 ; II)

« Quand on scie du bois, l’un tire à soi, l’autre pousse. Les deux

scieurs font cependant la même chose.Les mouvements opposés sont nécessaires pour faire descendre la scie. Si les scieurs voulaient agir de force sans s’accorder, tout serait bouleversé. » (26 et 27 ; II)

« Il en est de même dans la nourriture de l’homme où tout est poussé alternativement en dedans, puis évacué au dehors. Mais s’il se faisait des violences à contretemps, tout se dérangerait. » (27 ; II)

« Le médecin doit prendre ses leçons dans la nature. »(31 ; II)

« Amener les contraires par gradation et, dans cette gradation, mettre des intermissions. » (Littré, 285 ; V)

Textes bibliques : « La terre était informe et vide, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux... Dieu dit : Que la lumière soit !... Dieu appela la lumière Jour et les ténèbres Nuit. Et il y eut un soir et il y eut un matin. »

« Lorsque l’Eternel fit la terre et les cieux, il n’y avait encore sur la terre dans les champs aucun arbuste. Aucune herbe des champs n’y germait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir... Dieu forma l’homme de la poussière du sol et il souffla dans ses narines un souffle de vie (Genèse, II ; 5,7)

« Tuleur retires le souffle, ils expirent et retournent dans leur poussière. S’ils reçoivent de nouveau ton souffle, ils revivent. Et tu renouvelles la face de la terre. » (Ps. CIV ; 29,30)

V. — Loi d’évolution et d’adaptation ou de progrès. — Tout évolue et progresse par attraction divine, secours providentiel, adaptation naturelle et transmutation spirituelle.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : « Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, a vecgrande industrie. » « De ceci sortiront d’innombrables adaptations dont le moyen est ici. » (En d’autres termes : La dématérialisation progressive et la spiritualisation progressive sont les caractéristiques de l’évolution par adaptations et transformations successives, pour apprendre et mériter le but de délivrance matérielle et de vie spirituelle unitive).

Autres textes hermétiques : « Dieu est le créateur de toutes choses... Le mouvement du monde fait naître des productions diverses,les unes souillées par le mal, les autres purifiées par le bien .. Comme un bon laboureur de la vie, le monde renouvelle ses productions en les transformant... Il met tout en ordre par la variété des espèces, la vie inépuisable, l’activité constante, la nécessité du mouvement,la combinaison des éléments et l’ordre des créations. » (Hermès, p. 51 et 52)

« Chacun des corps qui composent l’univers est multiple ; car les corps composés ayant en eux l’identité et se transformant les uns dans les autres conservent l’identité intacte. Dans tous les autres corps composés est le nombre de chacun,car sans le nombre il ne peut y avoir ni composition,ni combinaison, ni dissolution. Les unités engendrent les nombres et l’augmentent, et, en se séparant, rentrent en elles-mêmes. » (Hermès, p. 82)

« Il (Dieu) transforme les animaux qui habitent ces portions du monde, il les fait passer d’un genre à l’autre et d’une apparence à l’autre, équilibrant leurs mutuelles métamorphoses. » (Hermès, p. 268)

« Mienne meurt, mais ce qui est composé se divise. Celte division n’est pas une mort, c’est l’analyse d’une combinaison ; mais le but de cette analyse n’est pas la destruction, c’est le renouvellement... La vie universelle est une transformation nécessaire. Dans son ensemble, le monde ne change pas, mon fils, mais toutes ses parties se transforment. Rien ne se détruit ou ne se perd, mais il y a une confusion dans les mots ; ce n’est pas la naissance •qui est la vie, c’est la sensation ; ce n’est pas le changement qui est la mort, c’est l’oubli. « (Hermès, p. 83, 84)

« Les peuples appellent mort la transformation, parce que le corps se décompose et que la vie cesse d’être apparente... La révolution est un retour, la disparition un renouvellement. » (Hermès, p. 72)

« Devenez sobres et ouvrez les yeux de votre cœur...car le fléau de l’ignorance inonde toute la terre, corrompt l’âme enfermée dans le corps et l’empêche d’entrer dans le port du salut...Avant tout, il faut déchirer cette robe que tu portes, ce vêtement d’ignorance, principe de la méchanceté, chaîne de corruption, enveloppe ténébreuse, mort vivante, cadavre sensible, tombeau que tu portes avec toi, voleur domestique, ennemi dans l’amour, jaloux dans la haine. Tel est le vêtement ennemi dont tu es revêtu ; il t’attire en bas vers lui de peur que le spectacle de la vérité et du bien ne le lasse haïr sa méchanceté, découvrir les embûches qu’il te dresse, obscurcissant pour toi ce. qui nous semble clair, t’étouffant sous la matière, t’enivrant d’infâmes voluptés, afin que tu ne puisses entendre ce que tu dois entendre, voir ce que tu dois voir. » (Hermès, p. 44 et 45) (« On peut rapprocher ce morceau de l’épître de Saint Paul aux Romains, VII 23 24 : « Je vois une autre loi dans mes membres qui combat contre la loi « le mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché, laquelle est dans mes membres. Malheureux homme ! qui me délivrera de ce corps de mort ? »)

« Les plus justes parmi vous se rapprocheront du divin dans leurs transformations, elseront parmi les hommes des rois justes,de vrais philosophes, des fondateurs et des législateurs, des devins véridiques, des collecteurs de plantes salutaires, des musiciens habiles, des astronomes intelligents. » (Hermès, p. 176)

Textes d’Hippocrate : « Les hommes pensent que ce qui vient au jour et qui y croît sort de l’état de mort ; que ce qui disparaît périt. Pourtant il ne faut pas s’en rapporter aux apparences, mais à la raison. Les êtres meurent sans doute, mais pour avoir le moyen de se renouveler. Naître et mourir ne sont (pie des modes différents de la même chose. Les hommes et les animaux sont tous emportés par un mouvement circulaire, tout en remplissant chacun leur rôle différent. »

« Les grands changements faits subitement en quoi que ce soit, nuisent bien plus que s’ils se font peu à peu. » (123 ; I)

Textes bibliques : « Jacob eut un songe : et voici, une échelle était posée sur la terre et son sommet touchait au ciel ; et voici, sur elle, des anges de Dieu montaient et descendaient, et en haut se tenait l’Eternel. » (Genèse, XXVIII ; 12)

« Il est probable, écrit Ste Thérèse (OEuvres, t. VI, p.202) à ce sujet, que ce patriarche comprit en cet instant d’autres secrets qu’il ne put déclarer. S’il n’avait vu qu’une échelle sur laquelle les anges descendaient et montaient,et qu’il n’eût pas reçu à ce sujet d’autre lumière, il n’eût pas eu l’intelligence de si grands mystères. »

« Or, comme je contemplais ces êtres vivants, je vis auprès d’eux une roue sur la terre, devant chacune de leurs quatre faces... Leurs circonférences étaient d’une hauteur effrayante et les circonférences des quatre roues étaient remplies d’yeux tout autour... Quand ils marchaient elles marchaient ; quand ils s’arrêtaient elles s’arrêtaient et quand ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit qui animait ces êtres était aussi dans les roues. » (Ezechiel, I ; 15 à 22)

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » (Jean, XII ; 24)

« Tu leur retires le souffle, ils expirent et retournent dans leur poussière. S’ils reçoivent de nouveau ton souffle, ils revivent. Et tu renouvelles la face de la terre . » (Ps. CIV ; 29, 30)

« Le corps est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel... Ce n’est pas ce qui est. spirituel qui vient le premier ; c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite... Et comme nous avons porté l’image de celui qui est terrestre, nous porterons aussi l’image de celui qui est céleste. » (I Cor., XV, 44, 46, 49)

« Et, nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image.de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur. »(II Cor., III ; 18)

« Si notre homme extérieur se détruit, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (II Cor., IV ; 16)

« Alors, la gloire de l’Eternel apparaîtra. Toute chair sans exception la verra. » (Isaïe, XL ; 5)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Si on parle de la fin dernière de l’homme, considérée en elle-même, tous les autres êtres ont la même fin que lui, parce qu’en ce sens Dieu est la fin dernière de l’homme et de tout ce qui existe. Mais si on parle de la fin dernière de l’homme relativement à la manière dont il y arrive, il n’y a rien de commun sous ce rapport entre lui et les créatures privées de raison. Car l’homme et tous les autres êtres raisonnables arrivent à leur fin dernière par la connaissance et l’amour de Dieu, ce qui n’a pas lieu pour les autres créatures qui y parviennent selon qu’elles ressemblent à Dieu, par ce qu’elles ont en elles d’être, de vie, ou même de connaissance . » (Œuvres de St Thomas d’Aquin ; traduction de l’abbé Drioux ; T. II ; Question I ; article8)

VI. — Loi de synthèse hiérarchisée ou de solidarité. — La création est organisée en synthèse solidarisée et hiérarchisée que l’humanité doit imiter dans ses constitutions individuelles, familiales, nationales et internationales.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude. — « Le soleil est son père ; la lune est sa mère ; le vent l’a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice. » (En d’autres termes : Toute construction individuelle ou collective est constituée sur un mode quaternaire. Ce sont les quatre tempéraments

hiérarchisés dans l’homme et dans l’organisation sociale, représentés ici d’une façon symbolique, agissant de concert, solidairement et en synthèse : Feu (soleil, mâle) ; Eau (lune, femelle) ; Air (vitalité atmosphérique et fécondité reproductrice) ; Terre (organisme matériel et nutrition).

Autres textes hermétiques : « La place, le nombre, la mesure ne pourraient se conserver sans un créateur. L’ordre ne peut se faire sans une place et une mesure, il faut donc un maître, ô mon fils. Le désordre en a besoin pour arriver à l’ordre ; il obéit à celui qui ne l’a pas encore ordonné. Si tu pouvais... voir la solidité de la terre, la fluidité de la mer, le cours des fleuves, la légèreté de l’air, la subtilité du feu, le cours des astres et le mouvement du ciel qui les enveloppe, comme tu verrais apparaître l’invisible dans l’ordre et la beauté du monde ! » (Hermès, p. 36)

« Dans l’unité multiple de la vie universelle, les espèces innombrables, distinguées par leurs différences, sont unies cependant de telle sorte que l’ensemble est un, et que tout procède de l’unité. » (Hermès, p. 105)

Textes d’Hippocrate : « Dans l’intérieur du corps, existe un agent inconnu qui travaille pour le tout et pour les parties, qui est à la fois un et multiple. » (104 ; I)

« Il n’y a dans l’économie qu’un but, qu’un effort, tout le corps y participe : c’est une sympathie universelle. Tout est subordonné à tout le corps, tout l’est aussi à chaque partie. » (104 ; I)

« Il y a un principe simple et multiplié dans ses effets, qui préside à toute l’économie du corps et quiy produit les contraires ; il fait la vie du tout et des parties. » (106 ; I)

« C’est l’harmonie du tout qui constitue la parfaite santé. » Textes bibliques : La synthèse de constitution quaternaire des quatre tempéraments dans l’homme :

« Ils avaient tous quatre une face humaine et une face de lion du côté droit ; tous quatre une face de bœuf du côté gauche et tous quatre une face d’aigle. Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; chacun avait deux ailes qui touchaient celles des autres et deux qui couvraient son corps. » (Ezéchiel, I ; 10, 11)

« Le premier animal ressemble à un lion ; le second ressemble à un taureau ; le troisième a le visage semblable à celui d’un homme ; et le quatrième ressemble à un aigle qui vole. Ces quatre animaux ont chacun six ailes et sont couverts d’yeux tout à l’entour et au-dedans ; et ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient I » (Apoc, IV ; 7,8) La synthèse familiale :

« Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Eglise... le mari doit aimer sa femme comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. En effet, jamais un homme n’a haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair. » Ce mystère est grand : je dis cela par rapport au Christ et à l’Eglise. » (Ephés., V ; 25 à 33)

La synthèse nationale chrétienne :

« Je vous exhorte, frères, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage et à n’avoir point de divisions parmi vous, mais à être bien unis dans une même pensée et dans un même sentiment. » (I Cor., I ; 10)

La synthèse internationale chrétienne :

« En effet, comme le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, bien qu’ils soient plusieurs ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Car nous avons tous été baptisés d’un même esprit, pour former un même corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit. Aussi bien le corps n’est-il pas composé d’un seul membre, mais de plusieurs. Quand même le pied dirait : Parce que je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps, il n’en ferait pas moins partie du corps. Et quand même l’oreille dirait : Parce que je ne suis pas l’œil, je ne suis pas du corps, elle n’en ferait pas moins partie du corps. Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était tout ouïe, où serait l’odorat ? Mais voici que Dieu a disposé les membres de notre corps en donnant à chacun d’eux la place qu’il a trouvé bon de lui assigner. S’ils n’étaient tous qu’un seul membre, où serait le corps ? il y a donc plusieurs membres, mais un seul corps. »

« ...Mais Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais que les membres aient un égal souci les uns des autres. Aussi, lorsqu’un des membres souffre, tous les membres souffrent avec lui ; et lorsqu’un des membres est honoré, tous les membres s’en réjouissent avec lui. Or, vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Dieu a établi dans l’Eglise, premièrement des apôtres, secondement des prophètes, en troisième lieu des docteurs, ensuite ceux qui font des miracles, puis ceux qui ont le don de guérir, de secourir, d’administrer, de parler diverses langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils les dons de guérison ? Tous parlent-ils en langues inconnues ? Tous interprètent-ils ? » (I Cor., XII ; 12 à 21 et 24 à 32)

« Il n’y a plus ici ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni libre ; il n’y a plus ni homme, ni femme ; car tous, vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc « descendance » d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Gal. III ; 28, 29)

La synthèse mystique dans le Christ et dans son Eglise invisible :

« Le Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme flt Dieu est le chef du Christ. » (I Cor., XI ; 3)

« Il a donné le Christ pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. » (Ephés., I ; 22, 23)

« Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps dans le Christ ; et nous sommes tous membres les uns des autres. » (Rom., XII ; 5)

VII. —Loi de finalité. — Dieu, le commencement de tout, est le moyen providentiel et la fin de tout, que l’on doit atteindre par le sacrifice pour la vérité.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude.

« C’est la force de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. » « Tu auras par ce moyen toute la gloire du monde et toute obscurité s’éloignera de toi. » « Ainsi le monde a été créé. » « Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli et parachevé. » (En d’autres termes : Dieu a créé le monde par acte d’Amour et de Sacrifice. Il est la Force spirituelle suprême qui finit par attirer, dominer et vaincre toutes les forces impondérables ou pondérables du monde matériel. Aussi, est-ce en se comportant à son image, en faisant le sacrifice éducateur et rédempteur des choses matérielles que l’on repoussera les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur et que l’on atteindra en vie unitive la gloire de la Vérité lumineuse).

Autres textes hermétiques :

« L’humanité se compose d’une partie divine et d’une partie mortelle, le corps. La règle de cet être double, qui est l’homme, est la religion, qui a pour conséquence la bonté. La perfection est atteinte quand la vertu de l’homme le préserve des désirs et lui fait mépriser tout ce qui lui est étranger. Car les choses terrestres, dont le corps désire la possession, sont étrangères à toutes les parties de la divine pensée. » (Hermès, p. 119)

« Dans l’ordre divin, tout est réglé par la providence et la nécessité... Par les énergies qu’il tient de la nature, l’homme est soumis à la destinée ; parles fautes de sa vie, à la justice. « (Hermès, p. 220)

« La vérité n’est pas sur la terre, ô Tatios, et elle n’y peut pas être, mais elle peut être comprise par quelques hommes auxquels Dieu donne une vision divine. » (Hermès, p. 232)

« Dédaignant toutes les choses corporelles et incorporelles, il aspire vers l’Un et le Seul. Tel est, ô Tat, la science de l’intelligence : contempler les choses divines et comprendre Dieu. » (Hermès, p. 31)

« Dieu est le père et le bien... il a son but en lui-même et il est le but de tout le reste. Le propre du bien est d’être connu ; voilà le bien. » (Hermès, p. 55)

« Puissions-nous, délivrés de la prison du corps et de nos chaînes mortelles, être rendus, purs et sanctifiés, à la partie divine de notre nature. » (Hermès, p. 120)

« Il n’y a rien qui ne vienne d’en haut et qui n’y retourne. » (Hermès, p. 201)

Texte d’Hippocrate :

« Chaque chose tend vers le Tout. » (25 et 26 ; II) Textes bibliques :

« Je suis l’Alpha et l’Oméga (le commencement et la fin), dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant ! » (Apoc, I ; 8)

« Dieu a enfermé tous les hommes dans la rébellion, pour faire miséricorde à tous. « (Rom., XI ; 32)

« C’est de lui, et par lui, et pour lui, que sont toutes choses. A lui soit la gloire, dans tous les siècles ! Amen. Je vous exhorte donc, mes frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est le culte spirituel que vous lui devez. Et ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous parle renouvellement de votre esprit, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce quilui est agréable, ce qui est parfait. » (Rom., XI, 36 ;XII ; 1)

« Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, et ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour la condamnation. » (Jean, V ; 29)

« Ce i qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. » (Jean, XII ; 25)

« Nous, nous sommes citoyens des cieux ; et c’est de là que nous attendons notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps misérable pour le rendre semblable à son corps glorifié. » (Phil., III ; 20)

« Jésus lui dit : m Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean, XIV ,6)

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. » (Jean, VI ; 44)

« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme ses enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et qui s’est donné lui-même à Dieu, pour nous, en offrande et en sacrifice. » (Eph., V ; I, 2)

Ces sept lois, banales en apparence, renferment des richesses Occultes. — Des lecteurs diront peut-être, c’est cela l’occultisme ? Et reprenant l’habituelle confusion de la magie noire avec la-science occulte, ils vont s’écrier : il n’est pas question là-dedans de tarot, d’évocations, de médium, d’esprits frappeurs, de satanisme ! Effectivement, dans ce chapitre d’exposition des lois essentielles de création, d’évolution et de but de la vie, il ne saurait être question des déformations malsaines qui ont été vulgarisées.

On pourrait objecter encore : Mais ces principes occultistes ne semblent être que des découvertes très modernes. Principe de causalité, monothéisme, évolution darwinienne, désagrégation atomique, unité, transformation et circulation de l’Energie, toutes ces notions sont des acquisitions religieuses ou philosophiques ou scientifiques modernes,qui n’ont rien d’occulte .

En réalité, bon nombre de découvertes modernes n’ont été que des répétitions d’antiques révélations que des données expérimentales matérielles sont venues rajeunir et étayer. Mais, ces découvertes récentes faites trop souvent par des esprits sans envergure et sans initiation ont érigé en divinité un des modes de connaissance, la science de la matière et du cadavre, et elles ont donné naissance à un enténèbrement spirituel dont on commence à voir les affreuses conséquences d’athéisme, d’irréligion, d’immoralité, de désordre, d’égalitarisme primaire qui sont destructeurs de la vie familiale et sociale.

Certaines vérités désoccultées, mal comprises et en même temps décadrées de l’ensemble des lois universelles deviennent ainsi infiniment dangereuses. Aussi l’exposition de la vérité synthétique, telle qu’elle ressort de la connaissance intégrale des sept lois de la science occulte est-elle devenue une nécessité impérieuse pour fournir les clefs de vérité qui permettront de ramener l’ordre dans la conduite de la vie individuelle et collective et surtout dans ce qui nous intéresse le plus particulièrement, la médecine. C’est pourquoi, nous allons présenterons les chapitres suivants, une étude plus approfondie de chacune de ces lois et exposer certaines déductions pratiques en ce qui concerne la conduite spirituelle, intellectuelle, morale, hygiénique et médicale.