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La science occulte et les sciences occultes.

Dr. Paul Carton : LA SCIENCE OCCULTE ET SES LOIS

Librairie Le François, 1935

lundi 3 novembre 2008

félicité
felicidade
bonheur
felicidad
happiness
Bonne chance ou fortune ; le mot grec est un composés fait sur daimon (puissance divine, dieu, destin). (selon R. Guérineau)

La Table d’Emeraude d’Hermès Hermetismo
Hermes
Hermétisme
Hermès
Corpus Hermeticum
Poimandres
Poimandrès
Une doctrine ésotérique fondée sur des écrits de l’époque gréco-romaine attribués à l’inspiration du dieu Hermès Trismégiste (nom donné par les Grecs au dieu égyptien Thot) ; une doctrine occulte des alchimistes, au Moyen Âge et à la Renaissance.
.
— La synthèse occultiste la mieux conçue et la mieux cachée, sous des formules presque alchimiques, est celle qui vient d’Hermès (« On lit dans le lexique de Suidos : Hermès Trismégiste. C’était un sage égyptien antérieur à Pharaon. Il fut appelé Trismégiste - trois trinité
trois
triade
ternaire
L’archétype divin de tous les ternaires positifs est la trinité védantine Sat, Chit, Ananda : Dieu, à partir de son Essence surontologique, est pur "Être", pur "Esprit", pure "Félicité". Quand la trinité est horizontale, elle exprime les facultés a priori divines ; quand elle est verticale, elle exprime les tendances cosmiques. [Frithjof Schuon]
fois très grand - parce qu’il a dit que dans la triade (trinité) il y a une seule divinité divin
divinité
Ce terme désigne la qualité d’être un dieu ou une déesse (une déité), ou Dieu (la Déité). Il est alors synonyme de divinité en tant que substantif.
. »- L. Ménard : p. 260). Ce sont les lois hermétiques qui nous sont parvenues sous le nom de Table d’Emeraude d’Hermès, ainsi nommée parce que son texte aurait été gravé sur une table d’émeraude.

La Table d’Emeraude est extraite du livre : Le Pimandre de Mercure Trismégiste, ouvrage cosmogénique, théologique et philosophique, composé par Thot ou Hermès Trismégiste. Les critiques modernes le considèrent comme le plus ancien et le plus authentique des livres de l’Egypte. Il n’existe plus dans l’original. Mais il nous est parvenu par des traductions grecques, puis latines et françaises. Lapins ancienne traduction latine est celle de Gérardum de Lisa en 1471. Les traductions du grec en français les plus anciennes sont celles de Gabriel du Préau en 1587 et celle île François Monsieur de Foix en 1574 (voir manuel bibliographique de Caillet ; t. II,p.254). Cet ouvrage est composé sous forme forme
idea
eidos
eîdos
idéa
En philosophie, on oppose la forme à la matière dans les cas généraux. Chez Aristote, c’est ce vers quoi tend tout changement : elle est à la fois l’acte, l’essence, la perfection, et le principe d’unité de chaque être. (Wikipédia)
d’un dialogue entre Pimandre (l’intelligence intelligence Notre intelligence n’est pleinement humaine que par les vérités concernant Dieu et nos fins dernières. Elle opère la compréhension de Dieu, du monde, de l’homme. [Frithjof Schuon] suprême ou divine, d’après les Egyptiens) et Thot (l’intelligence manifestée aux hommes homme
anthropos
hommes
humanité
L’homme est la personnification d’une alternative aux dimensions qui échappent à sa vision immédiate ; en d’autres termes, la raison d’être même de la condition humaine est de choisir, et de faire le bon choix : d’opter pour la participation libératrice à l’Etre nécessaire, et non pour l’errance asservissante dans le labyrinthe du possible et en direction du néant. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)
). La première révèle à la seconde, pour le salut salut Dans les religions qui constatent la rupture entre Dieu et les humains, le salut, salut de l’âme ou salut éternel est le rétablissement durable, éternel, des liens entre eux. du genre humain, l’origine de l’âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
, sa destin Schicksal 
Geschick
Ge-schick
schicksalhaft
destin
co-destin
fado
destiny
destino
fate
destinal
ée et ses devoirs.

Pour montrer comment les Anciens se conformaient au principe Principe
arche
arkhê
L’Univers total comporte quatre degrés fondamentaux : le Principe en soi, qui est "pur Absolu" ; le Principe déjà compris en Mâyâ, lequel est le Dieu créateur, législateur et salvateur ; le Principe réfléchi dans l’ordre créé, lequel est l’ordre "céleste", et aussi l’Avatâra ; et la création périphérique, qui est purement "horizontale" et "naturelle". [Frithjof Schuon]
occultiste : se taire, c’est-à-dire énoncer les vérités les plus profondes dans un langage langage Le langage est un ensemble de signes (vocaux, gestuel, graphiques, tactiles, olfactifs, etc.) doté d’une sémantique, et le plus souvent d’une syntaxe (mais ce n’est pas systématique[1]). Plus couramment, le langage est un moyen de communication. mystérieux, incompréhensible à qui ne possédait pas les notions initiales, capables d’en fournir l’explication, donnons d’abord, sans explications, le texte complet de cette Table d’Emeraude d’Hermès : « Il est vrai, sans mensonge, très véritable.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une même chose.

« Et comme toutes choses ont été et sont venues d’Un, ainsi toutes choses sont nées dans cette chose unique par adaptation.

« Le soleil en est le père, la lune en est la mère, le veut l’a porté dans son ventre, la terre terre L’ordre "terrestre", - qu’il s’agisse de notre terre ou d’autres mondes analogues qui nous restent forcément inconnus, l’ordre "terrestre" donc est ce monde purement "naturel" que nous avons mentionné plus haut. [Frithjof Schuon] est sa nourrice ; le père de tout, le Thélème de tout le monde est ici ; sa force est entière si elle est convertie en terre Terre
Terra
Earth
Tierra
.

« Tu sépareras la terre du feu feu Dans la philosophie chinoise, il fait partie des cinq éléments avec le métal, l’eau, le bois et la terre.

Chez les alchimistes en occident, il fait partie des quatre éléments inertes de base composant chaque matière avec l’eau, l’air et la terre.
, le subtil de l’épais, doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
et derechef il descend en terre et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen toute la gloire du monde et toute obscurité s’éloignera de toi.

« C’est la force forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.

« Ainsi le monde a été créé.

« De ceci seront et sortiront d’innombrables adaptations desquelles le moyen est ici.

« C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste ayant les trois parties de la philosophie du monde.

« Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli et parachevé. »

Cet ensemble mystérieux peut se segmenter en 7 lois principales qui sont le fondement fondement La métaphore sous-jacente à la notion de fondement en explique l’importance dans la tradition philosophique occidentale. Depuis que Socrate a refusé le savoir dispersé et versatile, donc sans fondement, des sophistes, cette tradition s’est en quelque sorte proposé l’entreprise séculaire de fonder le savoir et les pratiques humaines. En ce sens radical, fonder, c’est trouver le point d’où partir pour que ce que l’on construit ne puisse être ébranlé et remis en question. (selon les éditeurs des « Notions Philosophiques ») de la science science
epistêmê
episteme
sciences
Le sens originel du grec : se placer au-dessus de.... Parménide a ouvert la voie à la conception grecque de l’epistêmê en distinguant le monde de l’opinion et celui de la pensée pure et de l’être. (Y. Lafrance)
occulte. Ces 7 lois n’ont pas toujours été formulées avec une netteté suffisante dans les livres des occultistes modernes. Elles ont été mélangées la plupart du temps temps Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. à une gangue grossière et à des obscurités qui les défigurent.

On retrouve aussi l’expression indiscutable de ces 7 lois dans d’autres écrits très anciens. C’est pourquoi nous étayerons l’énoncé de chacune de ces lois de textes pris dans d’autres écrits d’Hermès Trismégiste et aussi dans Hippocrate et dans l’Ancien et le Nouveau Testament, pour faire appel à toutes les sources, traditio diadosis Selon René Guénon, la Tradition, est par essence d’origine « supra-humaine », c’est même très exactement là sa juste définition et rien de ce qui est traditionnel ne peut être qualifié de tel sans la présence de cet élément fondamental, vital et axial, qui en détermine le caractère propre et authentique. (Jean-Marc Vivenza, DICTIONNAIRE DE RENÉ GUÉNON) nnelles et synthétiques.

I. — Loi de causalité causalidade
causalité
causalidad
causality
ou de création Création
Criação
criação
creation
creación
. — Tout a une cause causa
cause
aitia
aitía
aition
. Il n’y a pas d’effet sans cause. Il existe des lois universelles. Il existe des lois naturelles.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : m Toutes choses ont été et sont venues d’Un. » (En d’autres termes : il n’y a pas d’effet sans cause. Tout a été créé par un créateur).

Autres textes hermétiques (extraits de la traduction de Louis Ménard. — Hermès Trismégiste) : « Toute apparence est créée, puisqu’elle a été manifestée... Si tu veux voir Dieu Dieu La conception exacte de Dieu varie en fonction des philosophies et des religions. Dieu désigne généralement un « être suprême » dont les qualités sont illimitées, l’individuation personnelle ou impersonnelle du principe de l’univers, c’est-à-dire sa raison « première » en tant qu’essence primordiale - Dieu est alors souvent considéré comme le démiurge ou créateur - et sa raison « dernière » en tant que finalité et sens de la vie, dans les religions monothéistes. , pense au soleil, pense au cours de la lune, pense à l’ordre des astres. Qui maintient cet ordre ?... Il y a donc, o Tat, un créateur et un maître de tout cet univers Univers L’Univers est un tissu fait de nécessité et de liberté, de rigueur mathématique et de jeu musical ; tout phénomène participe de ces deux principes. [Frithjof Schuon] . » (Hermès, p. 34.35) « Personne ne prétend qu’une statue ou un tableau peut exister Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
sans un sculpteur ou un peintre et cette création n’aurait pas de créateur ? » (Hermès, p. 37)

Texte d’Hippocrate : « Le hasard, quand on vient à l’examiner, est re connu ne pas exister. Tout ce qui se fait a une cause cerlaine et cette cause se trouve en avoir une autre qui l’a produite. »

Textes bibliques : « Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains. » (Ps. XIX ; 2)

« Au commencemeiit, Dieu créa le ciel et la terre le Ciel et la Terre
Céu e Terra
Heaven and Earth
Cielo y Tierra
« (Genèse genèse
genesis
génesis
génération
Même dans l’Iliade (XIV 201, 246), où son usage est attesté pour la première fois, génesis désigne non seulement la "naissance", mais aussi la "génération", "le fait de venir à l’être". [Luc Brisson]
, I ; 1)

« Heureux l’homme que tu instruis, Eternel, et à qui tu donnes l’enseignement de ta loi. »(Ps. XCIV ; 12)

« Ta loi est vérité aletheia
alêtheia
veritas
vérité
truth
verdad
. » (Ps. CXIX ; 142)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Comme la cause nous est souvent révélée par l’effet, de même l’effet, quand nous en avons une connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
plus complète, démontre la cause, parce qu’elle la suppose nécessairement. » (Gonzague Truc. — La Pensée de Saint Thomas d’Aquin, p. 57)

« Il est de toute certitude, et les sens l’attestent que quelque chose est mû clans le monde. Or tout être ser
être
being
ón
Le concept d’être désigne en général ce que nous ressentons exister d’une manière ou d’une autre dans la perception, qu’elle soit sensible ou intelligible. L’étude de l’être est appelée ontologie ou métaphysique.
mû, est mû par un autre être. En effet, rien rien Le mot rien désigne une absence de chose(s), sans la notion de dénombrement ou de concept mathématique qui s’attache au nombre zéro. « Il n’y a rien ici » signifie qu’aucun objet n’est présent, sans a priori sur la nature des objets qui auraient pu se trouver à l’endroit considéré. n’est mû que ce qui est en puissance acte
puissance
energeia
dynamis
et rien ne meut que ce qui est en acte. » (p. 60)

II.— Loi d’unité des causes ou de monothéisme.— L’ensemble des lois universelles invisibles implique un Législateur unique et invisible qui est Dieu.

Texte hermétique de la Table d’Emeraudj : : « Et comme toutes choses ont été et sont venues d’Un, ainsi toutes choses sont nées dans cette chose unique. » (En d’autres termes, toute la création a été en puissance dans un Législateur unique et a été créée par un Créateur unique).

Autres textes hermétiques ; « L’ouvrier a fait le monde, non de ses mains mais de sa parole. Il faut te le représenter comme présent et toujours existant, comme l’auteur de tout, l’un L'Un
hen
hén
L’Un, en philosophie ou en mystique, désigne le Principe suprême, souvent donné comme impensable et ineffable. Historiquement, cette notion prend tout son essor, en philosophie, à partir du néoplatonisme de Plotin au milieu du IIIe siècle. Grammaticalement, le mot « un » est ici employé comme substantif et avec majuscule (comme « Dieu » ou « Être »). Le mot s’oppose principalement à Multiple (dès Platon) et entre dans la liste des transcendantaux (avec Être, Bien, Vrai, Beau... qui sont au-delà des catégories et peuvent se convertir : Un = Bien = Beau). C’est l’Un-Dieu, l’Un-principe, mesure suprême.
et le seul qui a créé les êtres par sa volont voluntas Notre volonté n’est pleinement humaine que par sa participation opérative aux vérités concernant Dieu et nos fins dernières. [Frithjof Schuon] é. » (Hermès, p. 29)

« Garde-toi, mon fils Tat, de priver l’œuvre de l’ouvrier ; donne plutôt à Dieu le nom qui lui convient le mieux, appelle-le le Père de toutes choses, car il est l’unique, et sa fonction propre est d’être père. » (Hermès, p. 37)

« L’unité l'unité "Il faut élever cette fine pointe de l’âme, selon laquelle nous sommes unité. Nous participons au Premier, duquel dérive pour toutes choses l’unification, selon l’unité et pour ainsi dire la fleur de notre essence, grâce à laquelle nous nous attachons principalement au Divin. Partout, en effet, ’c’est par le semblable qu’est appréhendé le semblable’, les principes les plus élevés d’unification des êtres par ce qu’il y a d’un dans l’âme. De toutes nos activités, c’est ici la plus haute : par elle nous devenons possédés de Dieu." (Proclus) est le principe de tout, le bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
est la source de tout. Quand je dis le bien, j’entends ce qui est entièrement et toujours bon. » (Hermès, p. 40)

« L’unité qui est le principe contient tous les nombres nombres Les nombres principiels - ou les symboles numéraux - sont soit "horizontaux", soit "verticaux", suivant qu’ils indiquent, soit une différenciation, qui se reflète à chaque niveau universel, soit une projection, qui s’enfonce dans la relativité. [Frithjof Schuon]  ; elle les engendre tous et n’est engendrée par aucun autre. » (Hermès, p. 33)

« Tout ce qui se manifeste a eu un commencement, une naissance, et est né, non de soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
-même, mais d’autre chose... Il y a donc quelqu’un qui les fait et qui lui-même est incréé et antérieur à toute création...L’incréé est supérieur en force, un et seul vraiment sage en toutes choses, puisque rien ne l’a précédé...En outre, les créatures sont visibles, mais lui est invisible. II faut donc le concevoir par l’intelligence...Faut-il le désigner par le nom de Dieu, ou par ceux de créateur ou de père, ou par ces trois noms à la fois ? Dieu répond à sa puissance, créateur à son activité, père à sa bonté. » (Hermès, p. 99,100)

« Saint est Dieu, le père de toutes choses. » (Hermès, p. 14) « Dieu est la cause de tout en général et de chaque être en particulier. » (Hermès, p. 23)

« Dieu et le bien sont une seule et même chose, et le principe de toutes les autres. » (Hermès, p. 24)

Texte d’Hippocrate : « Le principe de tout est le même. Il n’y a aussi qu’une fin fin
finalité
telos
télos
Le finalisme est une option théorique qui affirme l’existence d’une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité. Elle présuppose un dessein, un but ultime, une signification, immanents ou transcendants, présents dès leur origine. Cette perspective est aussi dite téléologique.
 ; et la fin et le principe sont un. » (103 ; I)

Textes bibliques : Tu es, toi seul, le Dieu de tous les royaumes de la Terre. » (Isaïe, XXXVII ; 16)

« L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. » (Deut. , VI , 4)

« Tu es grand, Eternel Dieu ; nul n’est semblable à toi, et il n’y a pas d’autre Dieu que toi. » (II Samuel, VII ; 22)

Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. » (Eph., IV ; 6)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Nous devons donc arriver forcément à un premier moteur qui n’est mû par aucun autre et voilà ce que tous les hommes entendent par le mot Dieu. » (p. 62)

« Or, enlevez la cause, vous enlevez l’effet ; donc, sans cause première point de cause intermédiaire ni de cause dernière...Donc, il faut admettre une première cause efficiente et c’est là ce que tous les hommes appellent Dieu. » (p. 6V)

III— Loi d’analogie analogia
analogie
analogy
analogía
ou de correspondance.— Le microcosme est l’analogue du macrocosme dans les trois plans de l’Uni-Trinité.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude.— « Ceci est vrai, sans mensonge, très véritable ».(En d autres ternies : il est vrai sur les trois plans).

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles d’une même chose. » (En d’autres termes : Dieu a créé 1 univers et plus particulièrement l’homme à son image image
eikon
eikón
Il n’y a pas de théophanie qui ne soit préfigurée dans la constitution même de l’être humain, car celui-ci est "fait à l’image de Dieu" ; l’ésotérisme entend actualiser ce que Dieu a mis de divin dans ce miroir de lui-même qu’est l’homme. (Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale)
. En étudiant la création et la constitution de l’homme on y retrouve le plan de l’uni-trinité créatrice qui est la même chose dans l’univers et dans l’homme).

« C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, possédant les trois parties de la philosophie du monde. » (En d’autres termes : j’ai enseigné le mystère mystère
mysterion
mystères
Du grec musterion, fermer les yeux ou la bouche. Désigne un secret, les pratiques et les rites réservées aux initiés, un objet de difficile connaissance, et l’initiation des doctrines secrètes. (V. Siret)
des trois plans de l’univers : esprit esprit
pneuma
L’esprit est constitué par l’ensemble des facultés intellectuelles. Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions. En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.
, vie vie Le philosophe Michel Henry définit la vie d’un point de vue phénoménologique comme ce qui possède la faculté et le pouvoir « de se sentir et de s’éprouver soi-même en tout point de son être ». Pour lui, la vie est essentiellement force subjective et affectivité, elle consiste en une pure expérience subjective de soi qui oscille en permanence entre la souffrance et la joie. et matière matière
hyle
La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l’état solide, l’état liquide, l’état gazeux. La matière occupe de l’espace et possède une masse. Ainsi, en physique, tout ce qui a une masse est de la matière.
).

Autres textes hermétiques : « Le premier des êtres est l’Eternel, l’incréé, le Dieu, créateur de toutes choses. Le second est fait à son image. C’est le Monde qu’il a engendré, qu’il conserve et qu’il nourrit... Le troisième être est l’homme, fait à l’image du monde ; par la volonté du père, il possède de plus que les autres animaux terrestres, l’intelligence... Comprends que le monde vient de Dieu et est en Dieu, que l’homme vient du monde (par évolution evolução
évolution
evolution
evolución
Fait référence à une philosophie du développement graduel et continu de la nature et/ou du monde vivant et/ou de l’humanité. (selon J.-J. Matras)
) et est dans le monde. Le principe, la perfection perfection
perfeição
perfección
et la permanence de toutes choses est Dieu ». (Hermès, p. 46, 48)

« Mais le moteur, Père de toutes choses, qui est la vie et la lumière lumière La lumière semble avoir fait l’objet d’une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la possible déification du feu, devenu élément vital pour l’Homme préhistorique, puis l’un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu’à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières", l’illumination étant présente dans de nombreuses religions, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles. , engendra l’homme semblable à lui-même. » (p. 7)

« Que l’homme en qui est l’intelligence, se connaisse lui-même. » (p. 11)

Textes d’Hippocrate : « La nature nature
physis
phusis
phúsis
Le grec phúsis dérive de la racine indo-européenne bhû-, qui a donné en sanskrit comme verbe : "devenir", "se produire", "avoir lieu" ; comme non : "terre", "sol", "lieu", "état", "condition". Peut désigner aussi bien l’origine, que le déroulement et le résultat de tout processus. (Luc Brisson)
dans l’homme est constituée à l’image delà nature dans le monde, où de la grande origine, la vie s’achemine jusqu’à la dernière partie, puis revient en cercle cercle
círculo
circle
de la dernière partie à la grande origine, caria nature : être et n’être pas est une. » (Littré, 107 ; IX)

« En un mot, le feu (Energie cosmique) a tout arrangé dans le corps Körper
corpo
corps
soma
cuerpo
body
à l’imitation de ce qui se passe dans l’univers, s’il est permis de comparer les grandes choses aux petites et les petites aux grandes. » (31 ; II)

Textes bibliques : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ressemblance
homoiosis
RESSEMBLANCE (ÊTRE À LA) : signifie l’identité ultime de l’homme, la personne douée de raison et d’intelligence. (Philocalie, dir. Olivier Clément) VOIR eikon (image)
... Dieu créa l’homme à son image. » (Genèse, I ; 26, 27)

« L’homme est l’image et la gloire de Dieu. » (I Cor couleur
cor
color
., XI ; 7)

« Pour nous tous, le visage découvert réfléchissant comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de plus en plus resplendissante, par l’action action
praxis
agir
atuar
ação
act
acción
prattein
de l’Esprit du Seigneur. » (II Cor., III ; 18)

St Thomas d’Aquin. — On retrouve aussi l’expression de la loi d’analogie dans St Thomas d’Aquin. Gilson l’expose en ces termes dans le chapitre : l’esprit du Thomisme (p. 233) de son livre Le Thomisme : « Comment l’être total étant par définition l’être divin, un univers de créatures peut-il se constituer sans se confondre avec lui et sans y rien ajouter ? C’est que le mot être signifiant deux dualité
deux
dyade
Quand la dualité est horizontale, elle exprime les pôles "actif" et "passif" ; quand elle est verticale, elle exprime les degrés "absolu" et "relatif", dans l’Ordre divin d’abord et dans l’ordre cosmique ensuite. [Frithjof Schuon]
modes d’existence différents lorsqu’il s’applique à Dieu et aux créatures, aucun problème d’addition ni de soustraction ne saurait se poser à leur occasion. L’être des créatures n’est qu’un analogue, une image, une imitation de l’être divin... Ce principe de l’analogie qui permet de distinguer le Créateur de la créature permet aussi de les maintenir en rapport Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
et de tendre des liens qui deviendront les principes constitutifs des essences créées et les lois de leur explication. Quelle que puisse être ultérieurement la physique des choses, elle devra nécessairement se subordonner à une métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
des essences et de la qualité. Si les créatures sont, de par leur origine radicale, des similitudes, il faut s’attendre que l’analogie explique la structure structure D’une manière générale, la façon dont les éléments participants d’un système sont organisés entre eux. Un phénomène est dit structurel (opposé à conjoncturel) s’il est inhérent au mode d"organisation d’un système, d’une société. de l’univers comme elle en explique la création... A ce sens de la hiérarchie, on a reconnu l’influence exercée par le Pseudo-Denys sur la pensée de saint Thomas d’Aquin. Elle est incontestable, et c’est ce qui explique, dans une certaine mesure, qu’on ait voulu ranger l’auteur de la Somme théologique parmi les disciples de Plotin. Mais cette thèse ne devient acceptable que si l’on en limite exactement la portée. L’Aréopagite fournit le cadre de la hiérarchie, il implante profondément dans la pensée la nécessité nécessité Nécessité, en Grec Ananké, est mère des trois Moires :

* Clotho présidait au passé (de klôthousa, filer),
* Lachésis au présent (de léxis,prédestination),
* Atropos au futur (d’atrepta, irréversible).
de cette hiérarchie, il fait que l’on ne peut plus ne pas considérer l’univers comme une hiérarchie ; mais il laisse à Saint Thomas le soin de la remplir. »

IV. Loi de vie universelle rythmée. — Rien n’est inerte. Tout vit, tout vibre en rythmes alternants.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : « Le père de tout, ce Thélème du monde entier est ici. Sa force est entière si elle est convertie en terre. » (En d’autres ternies : La volonté de vie universelle venue du Père, anime tout l’univers et elle se manifeste d’une façon synthétique dans la création terrestre et, par suite, dans l’homme. Le mot Thélème (thelemos) signifie qui agit spontanément. C’est ce mot, dont le sens hermétique est Force ou

Lumière astrale, qui a servi à l’initié Rabelais, pour sa description des libres jouissances de l’Abbaye de Thélème).

« Il monte de la terre au ciel, et derechef il redescend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. » (En d’autres termes : toute manifestation Offenbarkeit
manifestação
manifestation
manifestación
Bekundungsschichten
motrice ou vitale se fait par rythmes et par alternance des contraires).

Autres textes hermétiques : « Quant au vide vide
vazio
void
, auquel la plupart attachent tant d’importance, mon avis est qu’il n’existe pas, qu’il n’a jamais pu exister et qu’il n’existera jamais. » (Hermès, p 151)

« Rien ne meurt, mais ce qui était composé se divise. Cette division n’est pas une mort mort La mort d’un être vivant est l’arrêt irréversible de ses fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d’un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l’organisme mort sous l’action de bactéries ou de nécrophages. . C’est le renouvellement. Quelle est, en effet, l’énergie de la vie ? N’est-ce pas le mouvement mouvement Selon Aristote, il existe deux types de mouvements, le mouvement naturel ramenant les objets vers leurs lieux d’origine, et le mouvement violent, impulsé par un objet à un autre.  ? Et qu’y a-t-il d’immobile dans le monde ? Rien ...Rien ne se détruit, rien ne se perd. » (Hermès, p. 83, 84)

« La mort n’existe pas ; le mot mortel est vide de sens... La mort serait la destruction, et rien ne se détruit dans le monde...La matière conserve ici-bas une faible trace (de désordre) dans la faculté d’augmentation et dans celle de diminution que les hommes nomment la mort. » (Hermès, p. 47)

« L’action créatrice est intermittente ; tantôt elle crée, tantôt elle ne crée pas ; elle varie en qualité et en quantité : tantôt elle produit telles et telles choses, tantôt leurs contraires. » (Hermès, p. 55)

« Notre bon créateur, dans sa prévoyance universelle, a garanti la durée des êtres vivants, en créant le sommeil réparateur de la fatigue et du mouvement, et attribuant une part de temps égal ou même plus grande au repos repos
repouso
stillness
quietud
quietness
. » (Hermès, p. 219)

« Dieu a dispensé une fois la vie à tous les vivants par une loi éternelle que je vais expliquer : le mouvement du monde est la vie de l’éternité...Il vivifie à son tour tout ce qu’il contient, diversifiant toutes choses selon des nombres et des temps fixes et déterminés...Le temps terrestre se distingue par l’état de l’atmosphère, par des alternatives de chaleur et de froid ; le temps céleste par les révolutions des astres qui reviennent périodiquement aux mêmes lieux. . L’ordre et le temps produisent le renouvellement de tout ce qui est dans le monde, par des périodes alternées. Puisque tel est l’état de l’univers, il n’y a rien de fixe, rien de stable, rien d’immobile dans la nature, ni dans le ciel, ni sur la terre. Car Dieu seul, et justement seul, est totalement plein et parfait en soi, de soi, et autour de soi. » (Hermès, p. 145,1-16,147)

Textes hippocratiques : « Toutes choses sont en mouvement en toute heure. Tout s’opère par une nécessité divine, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas. »

« Dans l’univers nulle chose ne périt entièrement. Il ne se crée rien de nouveau. Il ne se fait que des mélanges distincts et variés. Tous les êtres possibles ne font que croître ou diminuer, alternant successivement entre le plus et le moins, en avançant aussi loin qu’ils peuvent aller. »

« D’après les lois naturelles, tout est successivement élevé, puis précipité en bas. Le jour et la nuit sont en mouvement à toute heure. » (26 ; II)

« Quand on scie du bois, l’un tire à soi, l’autre pousse. Les deux

scieurs font cependant la même chose.Les mouvements opposés sont nécessaires pour faire descendre la scie. Si les scieurs voulaient agir de force sans s’accorder, tout serait bouleversé. » (26 et 27 ; II)

« Il en est de même dans la nourriture de l’homme où tout est poussé alternativement en dedans, puis évacué au dehors. Mais s’il se faisait des violences à contretemps, tout se dérangerait. » (27 ; II)

« Le médecin doit prendre ses leçons dans la nature. »(31 ; II)

« Amener les contraires par gradation et, dans cette gradation, mettre des intermissions. » (Littré, 285 ; V)

Textes bibliques : « La terre était informe et vide, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux... Dieu dit : Que la lumière soit !... Dieu appela la lumière Jour et les ténèbres ténèbres Les ténèbres sont d’abord un concept ou une croyance religieuse qui désigne le néant, la mort, l’état de l’âme privée de Dieu, de la grâce, et qui signifie privation totale de lumière, obscurité. Le mot est attesté dès le XIIe siècle. Du latin tenebræ, ayant la même signification. Nuit. Et il y eut un soir et il y eut un matin. »

« Lorsque l’Eternel fit la terre et les cieux, il n’y avait encore sur la terre dans les champs aucun arbuste. Aucune herbe des champs n’y germait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir... Dieu forma l’homme de la poussière du sol et il souffla dans ses narines un souffle de vie (Genèse, II ; 5,7)

« Tuleur retires le souffle, ils expirent et retournent dans leur poussière. S’ils reçoivent de nouveau ton souffle, ils revivent. Et tu renouvelles la face de la terre. » (Ps. CIV ; 29,30)

V. — Loi d’évolution et d’adaptation ou de progrès. — Tout évolue et progresse par attraction divine, secours providentiel, adaptation naturelle et transmutation spirituelle.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude : « Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, a vecgrande industrie. » « De ceci sortiront d’innombrables adaptations dont le moyen est ici. » (En d’autres termes : La dématérialisation progressive et la spiritualisation progressive sont les caractéristiques de l’évolution par adaptations et transformations successives, pour apprendre et mériter le but de délivrance matérielle et de vie spirituelle unitive).

Autres textes hermétiques : « Dieu est le créateur de toutes choses... Le mouvement du monde fait naître des productions diverses,les unes souillées par le mal mal
kakos
Le mal est la "possibilité de l’impossible", sans laquelle l’Infini ne serait pas l’Infini. (Frithjof Schuon)
, les autres purifiées par le bien .. Comme un bon laboureur de la vie, le monde renouvelle ses productions en les transformant... Il met tout en ordre par la variété des espèces, la vie inépuisable, l’activité constante, la nécessité du mouvement,la combinaison des éléments et l’ordre des créations. » (Hermès, p. 51 et 52)

« Chacun des corps qui composent l’univers est multiple Vielfalt
Mannigfaltigkeit
multiplicité
multiplicidade
multiplicidad
multiple
multiplicity
dez mil
ten thousand
dix mille
 ; car les corps composés ayant en eux l’identité et se transformant les uns dans les autres conservent l’identité intacte. Dans tous les autres corps composés est le nombre de chacun,car sans le nombre il ne peut y avoir ni composition,ni combinaison, ni dissolution. Les unités engendrent les nombres et l’augmentent, et, en se séparant, rentrent en elles-mêmes. » (Hermès, p. 82)

« Il (Dieu) transforme les animaux qui habitent ces portions du monde, il les fait passer d’un genre à l’autre et d’une apparence à l’autre, équilibrant leurs mutuelles métamorphoses. » (Hermès, p. 268)

« Mienne meurt, mais ce qui est composé se divise. Celte division n’est pas une mort, c’est l’analyse d’une combinaison ; mais le but de cette analyse n’est pas la destruction, c’est le renouvellement... La vie universelle est une transformation nécessaire. Dans son ensemble, le monde ne change pas, mon fils, mais toutes ses parties se transforment. Rien ne se détruit ou ne se perd, mais il y a une confusion dans les mots ; ce n’est pas la naissance •qui est la vie, c’est la sensation expérience
aisthesis
perception
aísthesis
sensation
D’un point de vue très théorique, une expérience est un engagement dans une situation de mise à l’épreuve d’un élément d’ordre spéculatif, souvent appelé hypothèse lorsqu’elle s’inscrit dans un système logique. Cette situation et cet engagement ne sont pas toujours recherchés, il arrive ainsi qu’on parle d’expérience mystique quand se produit une révélation d’ordre spirituel. Au contraire, dans les disciplines scientifiques, les expériences sont qualifiées de scientifiques parce qu’elles sont conduites en respectant des protocoles aussi rigoureux que possible, concernant aussi bien la planification et la mise-en-oeuvre concrète de la situation expérimentale, que le recueil des données (souvent au moyen d’instruments de mesure) ou l’interprétation théorique qu’il en est faite.
 ; ce n’est pas le changement qui est la mort, c’est l’oubli. « (Hermès, p. 83, 84)

« Les peuples appellent mort la transformation, parce que le corps se décompose et que la vie cesse d’être apparente... La révolution est un retour, la disparition un renouvellement. » (Hermès, p. 72)

« Devenez sobres et ouvrez les yeux de votre cœur coeur
kardia
cœur
coração
coración
heart
...car le fléau de l’ignorance ignorance
ignorância
ignorancia
inonde toute la terre, corrompt l’âme enfermée dans le corps et l’empêche d’entrer dans le port du salut...Avant tout, il faut déchirer cette robe que tu portes, ce vêtement d’ignorance, principe de la méchanceté, chaîne de corruption, enveloppe ténébreuse, mort vivante, cadavre sensible, tombeau que tu portes avec toi, voleur domestique, ennemi dans l’amour amour
eros
éros
amor
love
, jaloux dans la haine haine
mîsos
kótos
Les Pères distinguent la haine, en tant que passion, de la colère.
. Tel est le vêtement ennemi dont tu es revêtu ; il t’attire en bas vers lui de peur peur
frayeur
medo
miedo
fear
La peur est la résistance ou le rejet à ce qui EST.
que le spectacle de la vérité et du bien ne le lasse haïr sa méchanceté, découvrir les embûches qu’il te dresse, obscurcissant pour toi ce. qui nous semble clair, t’étouffant sous la matière, t’enivrant d’infâmes voluptés, afin que tu ne puisses entendre ce que tu dois entendre, voir ce que tu dois voir. » (Hermès, p. 44 et 45) (« On peut rapprocher ce morceau de l’épître de Saint Paul aux Romains, VII 23 24 : « Je vois une autre loi dans mes membres qui combat contre la loi « le mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché péché Péché est un mot utilisé dans les religions et certaines sectes pour désigner une transgression volontaire ou non de ce que celle-ci considère comme loi divine. Il est souvent défini comme une désobéissance, un refus, un obstacle au salut ou encore comme une cause de mort de l’âme. , laquelle est dans mes membres. Malheureux homme ! qui me délivrera de ce corps de mort ? »)

« Les plus justes parmi vous se rapprocheront du divin dans leurs transformations, elseront parmi les hommes des rois justes,de vrais philosophes, des fondateurs et des législateurs, des devins véridiques, des collecteurs de plantes salutaires, des musiciens habiles, des astronomes intelligents. » (Hermès, p. 176)

Textes d’Hippocrate : « Les hommes pensent que ce qui vient au jour et qui y croît sort de l’état de mort ; que ce qui disparaît périt. Pourtant il ne faut pas s’en rapporter aux apparences, mais à la raison dianoia
la raison
La raison est une faculté de l’esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d’erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée. Cette faculté a donc plusieurs emplois, scientifique, technique et éthique.
. Les êtres meurent sans doute, mais pour avoir le moyen de se renouveler. Naître et mourir ne sont (pie des modes différents de la même chose. Les hommes et les animaux sont tous emportés par un mouvement circulaire, tout en remplissant chacun leur rôle différent. »

« Les grands changements faits subitement en quoi que ce soit, nuisent bien plus que s’ils se font peu à peu. » (123 ; I)

Textes bibliques : « Jacob eut un songe : et voici, une échelle était posée sur la terre et son sommet touchait au ciel ; et voici, sur elle, des anges anjo
anjos
ange
anges
angel
angeles
arcanjo
arcanjos
archange
archanges
de Dieu montaient et descendaient, et en haut se tenait l’Eternel. » (Genèse, XXVIII ; 12)

« Il est probable, écrit Ste Thérèse (OEuvres, t. VI, p.202) à ce sujet sujet
objet
La notion du « sujet », loin de n’être que psychologique, est avant tout logique et principielle et ne saurait se restreindre par conséquent à aucun ordre particulier ; la subjectivité évidente des facultés de sensation prouve déjà que le couple sujet-objet n’appartient pas au seul domaine de la psychologie. [Frithjof Schuon]
, que ce patriarche comprit en cet instant d’autres secrets qu’il ne put déclarer. S’il n’avait vu qu’une échelle sur laquelle les anges descendaient et montaient,et qu’il n’eût pas reçu à ce sujet d’autre lumière, il n’eût pas eu l’intelligence de si grands mystères. »

« Or, comme je contemplais ces êtres vivants, je vis auprès d’eux une roue sur la terre, devant chacune de leurs quatre quatre
quaternité
Quand la quaternité est horizontale, elle se réfère aux qualités universelles ; quand elle est verticale, elle indique les degrés de l’Univers - l’enfoncement dans la relativité. [Frihtjof Schuon]
faces... Leurs circonférences étaient d’une hauteur effrayante et les circonférences des quatre roues étaient remplies d’yeux tout autour... Quand ils marchaient elles marchaient ; quand ils s’arrêtaient elles s’arrêtaient et quand ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit qui animait ces êtres était aussi dans les roues. » (Ezechiel, I ; 15 à 22)

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » (Jean, XII ; 24)

« Tu leur retires le souffle, ils expirent et retournent dans leur poussière. S’ils reçoivent de nouveau ton souffle, ils revivent. Et tu renouvelles la face de la terre . » (Ps. CIV ; 29, 30)

« Le corps est semé corps animal Tier
animal
zoon
Tierheit
animalidade
, il ressuscite corps spirituel... Ce n’est pas ce qui est. spirituel qui vient le premier ; c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite... Et comme nous avons porté l’image de celui qui est terrestre, nous porterons aussi l’image de celui qui est céleste. » (I Cor., XV, 44, 46, 49)

« Et, nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image.de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur. »(II Cor., III ; 18)

« Si notre homme extérieur se détruit, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (II Cor., IV ; 16)

« Alors, la gloire de l’Eternel apparaîtra. Toute chair chair
sarx
carne
carnal
carnalidade
carnalidad
carnality
charnel
sans exception la verra. » (Isaïe, XL ; 5)

Textes de St Thomas d’Aquin : « Si on parle de la fin dernière de l’homme, considérée en elle-même, tous les autres êtres ont la même fin que lui, parce qu’en ce sens Dieu est la fin dernière de l’homme et de tout ce qui existe. Mais si on parle de la fin dernière de l’homme relativement à la manière dont il y arrive, il n’y a rien de commun sous ce rapport entre lui et les créatures privées de raison. Car l’homme et tous les autres êtres raisonnables arrivent à leur fin dernière par la connaissance et l’amour de Dieu, ce qui n’a pas lieu Ort
lieu
lugar
location
locus
place
pour les autres créatures qui y parviennent selon qu’elles ressemblent à Dieu, par ce qu’elles ont en elles d’être, de vie, ou même de connaissance . » (Œuvres de St Thomas d’Aquin ; traduction de l’abbé Drioux ; T. II ; Question I ; article8)

VI. — Loi de synthèse hiérarchisée ou de solidarité. — La création est organisée en synthèse solidarisée et hiérarchisée que l’humanité doit imiter dans ses constitutions individuelles, familiales, nationales et internationales.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude. — « Le soleil est son père ; la lune est sa mère ; le vent l’a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice. » (En d’autres termes : Toute construction individuelle ou collective est constituée sur un mode quaternaire. Ce sont les quatre tempéraments

hiérarchisés dans l’homme et dans l’organisation sociale, représentés ici d’une façon symbol symbolon
symbolisme
symboles
symbole
Étymologie grecque : sym-balleîn = « jeter ensemble ». Correspondance naturelle de signifiant à signifié, chez les ésotéristes. (Pierre Riffard)
ique, agissant de concert, solidairement et en synthèse : Feu (soleil, mâle) ; Eau (lune, femelle) ; Air (vitalité atmosphérique et fécondité reproductrice) ; Terre (organisme matériel et nutrition).

Autres textes hermétiques : « La place, le nombre, la mesure ne pourraient se conserver sans un créateur. L’ordre ne peut se faire sans une place et une mesure, il faut donc un maître, ô mon fils. Le désordre en a besoin pour arriver à l’ordre ; il obéit à celui qui ne l’a pas encore ordonné. Si tu pouvais... voir la solidité de la terre, la fluidité de la mer, le cours des fleuves, la légèreté de l’air, la subtilité du feu, le cours des astres et le mouvement du ciel qui les enveloppe, comme tu verrais apparaître l’invisible dans l’ordre et la beauté beleza
belo
beauté
beau
beauty
belleza
du monde ! » (Hermès, p. 36)

« Dans l’unité multiple de la vie universelle, les espèces innombrables, distinguées par leurs différences, sont unies cependant de telle sorte que l’ensemble est un, et que tout procède de l’unité. » (Hermès, p. 105)

Textes d’Hippocrate : « Dans l’intérieur du corps, existe un agent inconnu qui travaille pour le tout et pour les parties, qui est à la fois un et multiple. » (104 ; I)

« Il n’y a dans l’économie qu’un but, qu’un effort, tout le corps y participe : c’est une sympathie universelle. Tout est subordonné à tout le corps, tout l’est aussi à chaque partie. » (104 ; I)

« Il y a un principe simple et multiplié dans ses effets, qui préside à toute l’économie du corps et quiy produit les contraires ; il fait la vie du tout et des parties. » (106 ; I)

« C’est l’harmonie du tout qui constitue la parfaite santé. » Textes bibliques : La synthèse de constitution quaternaire des quatre tempéraments dans l’homme :

« Ils avaient tous quatre une face humaine et une face de lion du côté droit ; tous quatre une face de bœuf du côté gauche gauche
esquerda
izquierda
left
et tous quatre une face d’aigle. Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; chacun avait deux ailes qui touchaient celles des autres et deux qui couvraient son corps. » (Ezéchiel, I ; 10, 11)

« Le premier animal ressemble à un lion ; le second ressemble à un taureau touro
taureau
bull
ox
Emblème de la Victoire Rédemptrice qui assura, par l’effusion de tout son sang, la purification de notre race et sa réconciliation avec la justice d’En-Haut.
 ; le troisième a le visage semblable à celui d’un homme ; et le quatrième ressemble à un aigle qui vole. Ces quatre animaux ont chacun six ailes et sont couverts d’yeux tout à l’entour et au-dedans ; et ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient I » (Apoc, IV ; 7,8) La synthèse familiale :

« Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Eglise... le mari doit aimer sa femme femme
mulher
woman
mujer
comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. En effet, jamais un homme n’a haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair. » Ce mystère est grand : je dis cela par rapport au Christ et à l’Eglise. » (Ephés., V ; 25 à 33)

La synthèse nationale chrétienne :

« Je vous exhorte, frères, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage et à n’avoir point de divisions parmi vous, mais à être bien unis dans une même pensée et dans un même sentiment. » (I Cor., I ; 10)

La synthèse internationale chrétienne :

« En effet, comme le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, bien qu’ils soient plusieurs ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Car nous avons tous été baptisés d’un même esprit, pour former un même corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit. Aussi bien le corps n’est-il pas composé d’un seul membre, mais de plusieurs. Quand même le pied dirait : Parce que je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps, il n’en ferait pas moins partie du corps. Et quand même l’oreille dirait : Parce que je ne suis pas l’œil, je ne suis pas du corps, elle n’en ferait pas moins partie du corps. Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était tout ouïe, où serait l’odorat ? Mais voici que Dieu a disposé les membres de notre corps en donnant à chacun d’eux la place qu’il a trouvé bon de lui assigner. S’ils n’étaient tous qu’un seul membre, où serait le corps ? il y a donc plusieurs membres, mais un seul corps. »

« ...Mais Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais que les membres aient un égal souci souci Le grec merimna, terme usité chex Pindare (Olymp., 2,60 ; Istmi., 7,13), les tragiques (Eschyle, Eum, 131 ; Sophocle, OR, 1460...), signifiait l’embarras, l’inquiétude profonde, voir l’anxiété en s’appliquant en mauvaise part à la pensée philosophique. D’où le néologisme ironique d’Aristophane dans Les Nuées (101) de merimnophrontizai, les « médito-penseurs » (P. Chatraine). La notion retrouvera dans le Nouvau Testament traduit par sollicitudo dans la Vulgate. Inquiétude mais aussi accès de la vérité. Hésichios d’Alexandrie, lexicographe de Ve siècle glosera, par son redoublment intensif : mermeros (lat. memor, mémoire), merimma par phrontidos axia : ce qui est digne de réflexion. La notion de souci se voit cernée par l’articulationet le désaccord entre rationalité du réel et son pendant, sa dynamique affective. Récemment capté par la phénoménologie heidéggérienne. (selon J.-M. Bai) les uns des autres. Aussi, lorsqu’un des membres souffre, tous les membres souffrent avec lui ; et lorsqu’un des membres est honoré, tous les membres s’en réjouissent avec lui. Or, vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Dieu a établi dans l’Eglise, premièrement des apôtres, secondement des prophètes, en troisième lieu des docteurs, ensuite ceux qui font des miracles, puis ceux qui ont le don de guérir, de secourir, d’administrer, de parler diverses langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils les dons de guérison ? Tous parlent-ils en langues inconnues ? Tous interprètent-ils ? » (I Cor., XII ; 12 à 21 et 24 à 32)

« Il n’y a plus ici ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni libre ; il n’y a plus ni homme, ni femme ; car tous, vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc « descendance » d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Gal. III ; 28, 29)

La synthèse mystique dans le Christ et dans son Eglise invisible :

« Le Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme flt Dieu est le chef du Christ. » (I Cor., XI ; 3)

« Il a donné le Christ pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. » (Ephés., I ; 22, 23)

« Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps dans le Christ ; et nous sommes tous membres les uns des autres. » (Rom., XII ; 5)

VII. —Loi de finalité. — Dieu, le commencement de tout, est le moyen providentiel et la fin de tout, que l’on doit atteindre par le sacrifice sacrifice Sacrifice, étymologiquement « fait de rendre sacré » (du latin sacrificium, de sacer facere). pour la vérité.

Texte hermétique de la Table d’Emeraude.

« C’est la force de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. » « Tu auras par ce moyen toute la gloire du monde et toute obscurité s’éloignera de toi. » « Ainsi le monde a été créé. » « Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli et parachevé. » (En d’autres termes : Dieu a créé le monde par acte d’Amour et de Sacrifice. Il est la Force spirituelle suprême qui finit par attirer, dominer et vaincre toutes les forces impondérables ou pondérables du monde matériel. Aussi, est-ce en se comportant à son image, en faisant le sacrifice éducateur et rédempteur des choses matérielles que l’on repoussera les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur et que l’on atteindra en vie unitive la gloire de la Vérité lumineuse).

Autres textes hermétiques :

« L’humanité se compose d’une partie divine et d’une partie mortelle, le corps. La règle de cet être double, qui est l’homme, est la religion religion Le contenu et la raison d’être des religions est le rapport entre Dieu et l’homme ; entre l’Être nécessaire et l’existence contingente. C’est ce rapport qui donne aux religions toute leur puissance et toute leur légitimité ; c’est au contraire leur revendication confessionnelle d’absoluité qui constitue leur relativité. (Frithjof Schuon) , qui a pour conséquence la bonté. La perfection est atteinte quand la vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
de l’homme le préserve des désirs et lui fait mépriser tout ce qui lui est étranger. Car les choses terrestres, dont le corps désire la possession, sont étrangères à toutes les parties de la divine pensée. » (Hermès, p. 119)

« Dans l’ordre divin, tout est réglé par la providence providence
providência
pronoia
et la nécessité... Par les énergies qu’il tient de la nature, l’homme est soumis à la destinée ; parles fautes de sa vie, à la justice. « (Hermès, p. 220)

« La vérité n’est pas sur la terre, ô Tatios, et elle n’y peut pas être, mais elle peut être comprise par quelques hommes auxquels Dieu donne une vision divine. » (Hermès, p. 232)

« Dédaignant toutes les choses corporelles et incorporelles, il aspire vers l’Un et le Seul. Tel est, ô Tat, la science de l’intelligence : contempler les choses divines et comprendre Dieu. » (Hermès, p. 31)

« Dieu est le père et le bien... il a son but en lui-même et il est le but de tout le reste. Le propre du bien est d’être connu ; voilà le bien. » (Hermès, p. 55)

« Puissions-nous, délivrés de la prison du corps et de nos chaînes mortelles, être rendus, purs et sanctifiés, à la partie divine de notre nature. » (Hermès, p. 120)

« Il n’y a rien qui ne vienne d’en haut et qui n’y retourne. » (Hermès, p. 201)

Texte d’Hippocrate :

« Chaque chose tend vers le Tout. » (25 et 26 ; II) Textes bibliques :

« Je suis l’Alpha et l’Oméga (le commencement et la fin), dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant ! » (Apoc, I ; 8)

« Dieu a enfermé tous les hommes dans la rébellion, pour faire miséricorde à tous. « (Rom., XI ; 32)

« C’est de lui, et par lui, et pour lui, que sont toutes choses. A lui soit la gloire, dans tous les siècles ! Amen. Je vous exhorte donc, mes frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est le culte spirituel que vous lui devez. Et ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous parle renouvellement de votre esprit, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce quilui est agréable, ce qui est parfait. » (Rom., XI, 36 ;XII ; 1)

« Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, et ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour la condamnation. » (Jean, V ; 29)

« Ce i qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. » (Jean, XII ; 25)

« Nous, nous sommes citoyens des cieux ; et c’est de là que nous attendons notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps misérable pour le rendre semblable à son corps glorifié. » (Phil., III ; 20)

« Jésus lui dit : m Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean, XIV ,6)

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. » (Jean, VI ; 44)

« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme ses enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et qui s’est donné lui-même à Dieu, pour nous, en offrande et en sacrifice. » (Eph., V ; I, 2)

Ces sept lois, banales en apparence, renferment des richesses Occultes. — Des lecteurs diront peut-être, c’est cela l’occultisme ? Et reprenant l’habituelle confusion de la magie Magie Pourquoi ce « Magie », ce M majuscule ? peut-être pour ne pas confondre avec la magie au sens de prestidigitation[2], peut-être pour agrandir, magnifier l’aspect aventureux d’une entreprise souvent ridiculisée ou jugée inquiétante par les pouvoirs en place.

Dans de nombreuses cultures, les moyens mis en œuvre par la magie en tant que science occulte s’opposent, en effet, aux raisonnements scientifiques, ainsi qu’aux religions établies.
noire avec la-science occulte, ils vont s’écrier : il n’est pas question là-dedans de tarot, d’évocations, de médium, d’esprits frappeurs, de satanisme ! Effectivement, dans ce chapitre d’exposition des lois essentielles de création, d’évolution et de but de la vie, il ne saurait être question des déformations malsaines qui ont été vulgarisées.

On pourrait objecter encore : Mais ces principes occultistes ne semblent être que des découvertes très modernes. Principe de causalité, monothéisme, évolution darwinienne, désagrégation atomique, unité, transformation et circulation de l’Energie, toutes ces notions sont des acquisitions religieuses ou philosophiques ou scientifiques modernes,qui n’ont rien d’occulte .

En réalité, bon nombre de découvertes modernes n’ont été que des répétitions d’antiques révélations que des données expérimentales matérielles sont venues rajeunir et étayer. Mais, ces découvertes récentes faites trop souvent par des esprits sans envergure et sans initiation Initiation [...] les aptitudes ou possibilités incluses dans la nature individuelle ne sont tout d’abord, en elles-mêmes, qu’une matiera prima, c’est-à-dire une pure potentialité, où il n’est rien de développé ou de différencié ; c’est alors l’état chaotique et ténébreux, que le symbolisme initiatique fait précisément correspondre au monde profane, et dans lequel se trouve l’être qui n’est pas encore parvenu à la seconde naissance. Pour que ce chaos puisse commencer à prendre forme et à s’organiser, il faut qu’une vibration initiale lui soit communiquée par les puissances spirituelles, que la Genèse hébraïque désigne comme les Elohim ; cette vibration, c’est le Fiat Lux qui illumine le chaos, et qui est le point de départ nécessaire de tous les développements ultérieurs ; et, au point de vue initiatique, cette illumination est précisément constituée par la transmission de l’influence spirituelle [...] (Aperçus sur l’initiation, pp. 33–34) ont érigé en divinité un des modes de connaissance, la science de la matière et du cadavre, et elles ont donné naissance à un enténèbrement spirituel dont on commence à voir les affreuses conséquences d’athéisme, d’irréligion, d’immoralité, de désordre, d’égalitarisme primaire qui sont destructeurs de la vie familiale et sociale.

Certaines vérités désoccultées, mal comprises et en même temps décadrées de l’ensemble des lois universelles deviennent ainsi infiniment dangereuses. Aussi l’exposition de la vérité synthétique, telle qu’elle ressort de la connaissance intégrale des sept lois de la science occulte est-elle devenue une nécessité impérieuse pour fournir les clefs de vérité qui permettront de ramener l’ordre dans la conduite de la vie individuelle et collective et surtout dans ce qui nous intéresse le plus particulièrement, la médecine. C’est pourquoi, nous allons présenterons les chapitres suivants, une étude plus approfondie de chacune de ces lois et exposer certaines déductions pratiques en ce qui concerne la conduite spirituelle, intellectu intellect
noûs
L’Intellect est l ’« oeil du coeur » ou l’organe de la connaissance directe. Il se projette dans l’âme individuelle en se limitant et se polarisant ; il se manifeste sous un triple aspect, ou si l’on préfère, il se scinde en trois modes : l’intelligence, la volonté et le sentiment. [Frithjof Schuon]
elle, morale, hygiénique et médicale.