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Amos Komensky

Comenius : Le labyrinthe du monde et le paradis coeur

BNF-Gallica

samedi 23 août 2008

AU LECTEUR

I

La créature dépourvue d’intelligence tend vers l’utile et l’agréable, le désire et s’y comptait.

Cette recherche est bien plus vive et plus passionnée dans l’homme ; la raison fortifie en lui la soif du bien et de l’utile qu’il poursuit avec empressement ; elle donne aux objets d’autant plus de prix qu’ils lui offrent plus d’avantages. Mais, parmi ces biens, quel est le bien suprême ? le « Summum bonum » ? Où le trouver ? Quand peut-on le considérer atteint ? Autrement dit, à quel moment l’homme est-il en droit de considérer son bonheur comme complet ? A quel moment peut-il et doit-il, n’ayant plus rien à désirer, s’arrêter dans sa recherche ?

II

Une première vérité saute aux yeux. Savants et ignorants, les hommes ont toujours cherché le bonheur, et tous, ou presque tous, ont voulu trouver la satisfaction de leurs aspirations et ta paix qui en découle, non pas en eux-mêmes mais hors d’eux-mêmes. Les uns ont désiré les biens et les richesses, les plaisirs des sens, la gloire, les honneurs. D’autres ta science, la joie on ta volupté... tous, ou presque tous,ont cherché des biens qui étaient es dehors d’eux-mêmes.

III

Salomon, le plus sage des hommes ; nous apprend que la n’est pas le bonheur. Lui aussi cherchait cotte paix de l’esprit, il avait parcouru le monde et l’avait étudié par l’expérience, et enfin il s’écrie : « La vie du monde m’est odieuse ; toutes sortes de maux s’accumulent sous le soleil, tout n’est mie vanité et affliction d’esprit. »

Et après avoir prolongé ses recherches, il déclare que le véritable repos de l’esprit consiste à renoncer au monde, à ne désirer que Dieu, à le craindre et respecter sa loi : c’est le devoir de l’homme, c’est aussi son bonheur.

David à son tour enseigne qu’être heureux c’est se détacher de la terre, mettre sa confiance dans le Seigneur, Le considérer comme le bien unique et Lui donner tout son cœur.

IV

Grâces soient rendues à Dieu ; Il a répandu sur moi sa lumière ! J’ai compris la vanité du monde et le mensonge qui recouvre sa musse splendeur, j’ai cherché ailleurs la paix et la certitude.

Ces recherches, en d’autres termes, ce voyage à travers le monde, j’ai voulu le décrire, pour mieux me pénétrer des vérités que j’y ai découvertes et les mettre sous les yeux des hommes. Sans aucune recherche, j’ai dépeint les horreurs que j’ai vues, et indiqué la source de cette pais inutilement cherchée dans le monde.

Dieu permette que mon ouvrage soit utile aux autres et à moi-même !!