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Jeanne Leade

Jeanne Leade : Le messager céleste de la paix universelle

Traduit par Sédir

jeudi 3 avril 2008

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE sur JEANNE LEADE

Les œuvres de cette illuminée, d’abord élève puis directrice du médecin John Pordage, et fondatrice de la Société des Philadelphes, comprennent exclusivement, non des traités hermétiques, mais des amplifications de mysticisme chrétien. Elle était voyante et, de même que Boehme, ne décrit que les tableaux intérieurs qui se sont déroulés devant elle.

Voici la liste de ses œuvres :

Le Puits du Jardin, journal de ses manifestations, dont la préface est un Discours sur la différence des révélations véritables et des révélations fausses (t. II, part. III, ch. xx, p. 519. de la traduction allemande).

La Nuée céleste ou l’Échelle de la Résurrection, 1682, in-40.

Révélation des Révélations, in-40, pages.

La Vie Henochienne ou le Cheminement avec Dieu, n 4. 1694, 38 pages.

Les Lois du Paradis, 1695. in-8. 69 pages.

Les Merveilles de la création divine, en huit mondes différents. 1695. in-8. 89 pages.

Messages pour la commune de Philadelphie, 1696, in-12, 108 pages.

L’Arbre de foi ou l’arbre de Vie qui croit dans le Paradis de Dieu. 1696. in-12, 122 pages.

LArbre de la foi. 1696. in-8. 33 pages.

Tous ces ouvrages ont été traduits en allemand à Amsterdam, 1696-1698. par un anonyme qui ne fut pas inconnu de Gichtel. On trouvera dans la Correspondance de Saint-Martin avec Kirchberger de Liebisdorff beaucoup de passages ayant trait à cette école de mystiques.

Voici à titre de renseignement quelques lignes de Saint Martin sur notre auteur :

« J’ai eu, dit-il, depuis ma dernière lettre, des ouvertures sur Jeanne Lade par un auteur contemporain, digne de foi, rempli de vraie lumière et grand admirateur de notre ami B., puisqu’il a dirigé l’édition de 1682 (C’est Gichtel). C’était, suivant lui. une femme pieuse, mais rétrécie dans une sphère bornée. Il trouve que ses manifestations ne sont qu’une production astrale ; qu’elles n’ont pas pris naissance dans le feu de l’anxiété ; que ce genre ne donne aucune force à l’homme intérieur ; etc. » (Lettre LIV). Quoique cette appréciation d’un homme aussi avancé et aussi puissant en œuvres que Gichtel puisse rabaisser le mérite de Jeanne Lade. on n’a pas cru devoir arrêter la présente vulgarisation. Voici pourquoi. Il ne faut pas se le dissimuler : à part quelques rares personnes, les mystiques de notre époque qui se rangent sous les svmboles des diverses fraternités occultes sont loin d’avoir acquis la même puissance que leurs aînés des XVII et XVIII siècles. Si la sphère mercurienne s’est développée en eux. la lune et le soleil sont restés bien en arrière : les leçons de Martinez de Pasquallis ont été trop peu écoutées, le travail philosophique trop emplové au détriment de la vraie méditation psychique ; beaucoup pourront parler savamment, sur les intelligences, sur les nombres, sur les pantacles. qui ne sauraient même soulager leur frère soulî’rant. ou lui communiquer un signe.— C’est pourquoi, ayant constaté cette inharmonie, et ayant vu qu’elle résidait principalement dans une vidité incomplète de scènes trop élevées, on a cru que ces pages simples et limpides seraient reçues avec profit par tous, par les Frères Martinistes, en particulier

Elaboré dans le sein d’une de leurs Loges, ce petit opuscule est augmenté de notes et d’indications bibliographiques.— On a cru devoir conserver au style la tournure archaïque et anxieuse, si l’on ose dire de l’original anglais, et de la traduction allemande.

Sédir.